29 juillet 2021

Benyamin Netanyahou ovationné lors de la réception organisée pour lui par le CRIF et l’Ambassade d’Israël en France

C’est très satisfait de sa rencontre avec le Président Sarkozy que Benyamin Netanyahou a été reçu par personnalités, amis d’Israël et nombre de membres de la communauté juive à Paris le 24 juin 2009
Acclamé dès son arrivée, le Premier ministre israélien, a fait d’emblée l’éloge de « la force de l’identité juive et de l’unité, » indiquant qu’elle était représentée sur la tribune où étaient installés un représentant du Likud, Guilad Erdan, ministre israélien de l’Environnement et le député travailliste d’Avoda, Daniel Bensimon. Caractéristiques qui sont « le fondement de notre héritage, » ajoutait-il avant de citer le credo du sage Hillel qui s’avère être particulièrement pertinent actuellement et au cœur de toute réflexion et qui fit le leitmotiv de son intervention :
1.    « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?
2.    Si pas maintenant, quand ? »
En effet, « personne ne défendra les Juifs si les Juifs n’arrivent pas à se défendre eux-mêmes. Et il ne s’agit pas uniquement de défense physique mais aussi de défendre nos droits. Nous parlons de l’Etat d’Israël, de l’Etat-nation du peuple juif dans la Terre d’Israël, qui est le fondement de notre existence…La voie vers la paix passe par la reconnaissance du peuple juif dans sa terre historique..la reconnaissance de l’Etat juif….de l’identité juive. » Avec, bien sûr la nécessité de « la sécurité » de l’Etat juif. Aspect capital bien sûr évoqué jute auparavant avec le Président de la République et l’un des points mentionnés dans le communiqué de l’Elysée ayant fait suite à leur rencontre « le Président de la République a rappelé, avec la même force que lors de son discours devant la Knesset, le 23 juin 2008, que la France ne transigera jamais sur la sécurité d’Israël. Cet engagement est au cœur de la relation d’amitié et de confiance qui unit nos deux pays. »
« Mais être seuls ne signifie rien, nous voulons aussi nous occuper des autres, développer notre vision, assurer la réussite de tous nos voisins, y compris palestiniens et donc accélérer le processus économique….avec l’Europe dont la France, les Etats-Unis et des investisseurs dans le monde arabe… » Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il mentionne ce projet de développement économique commun dans la région. Il saluait au passage les réalisations d’investisseurs arabes dans le Golfe persique.
Quant à la seconde maxime citée, elle concerne « avant tout le problème iranien, » précisait-il. Ajoutant « quand y aura-t-il des sanctions contre l’Iran, quand la communauté internationale fera-t-elle tomber ce régime ? Le vrai visage de l’Iran a été dévoilé. Avant ces derniers événements beaucoup soutenaient ce pays…. » Il saluait ensuite « le grand courage du peuple iranien, » se disant persuadé que finalement « la liberté va gagner et la liberté est en adéquation avec la paix…. »
Le Premier ministre israélien citait alors son « ami Nicolas Sarkozy, » qui lui a redit  « qu’un Iran nucléaire est inacceptable. » Benyamin Netanyahou ajoutait que « c’est maintenant qu’il faut mettre la pression sur l’Iran qui essaie de développer l’arme nucléaire et nous devons agir sur tous les fronts pour arrêter et détruire ce régime. »
Il rapportait que lorsqu’on lui demande si « le peuple palestinien a doit à un Etat, » il répond, « qu’il leur demande de reconnaître le droit du peuple juif sur une terre juive, de repousser les extrémistes, soutenir les modérés et lutter pour la paix, une paix qui nous permette de nous défendre. »
Son dernier point concernait Jérusalem qualifiée de « notre capitale qui doit être sous souveraineté israélienne, et où nous laissons la possibilité à toutes les religions d’y être pratiquées. »
Il saluait enfin le soutien et le sionisme de la communauté juive de France et remettait un cadeau à Claude Goasguen, Président du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée Nationale, député-maire et Conseiller de Paris, ancien ministre, qui œuvre de longue date pour de bonnes relations entre les deux pays. Le Vice-Président du Groupe et Maire de St Mandé a également assisté à cette rencontre particulièrement chaleureuse au cours de la quelle le Premier ministre a très souvent été applaudi. 
Le Président du CRIF, Richard Prasquier, accueillait pour sa part à Benyamin Netanyahou par un rappel historique des plus significatifs, en ce moment surtout,  : «il…monte en moi le souvenir de mon père. Pendant mon enfance il me parlait de l’homme qui avait enthousiasmé sa jeunesse dans la Pologne d’avant guerre depuis qu’il était venu dans la petite ville où mon père vivait. Il me disait que c’était le plus grand des orateurs de son époque. Cet homme était Vladimir Jabotinsky. Je sais ce qu’il a représenté pour vous,votre famille et votre père en particulier. Il avait dit aux Juifs de Pologne en 1938,  je dis bien en 1938, "Partez, partez alors qu’il en est encore temps. Car il sera bientôt trop tard: aujourd’hui c’est la 11e heure; si vous ne liquidez pas la diaspora, c’est la diaspora qui va vous liquider…". Mon père devait partir en octobre 1939, la guerre a commencé en septembre, il a survécu mais ce fut le seul de sa famille. Et me revient le souvenir des paroles du représentant israélien à Auschwitz au cinquantième anniversaire de la libération du camp: "cinquante ans plus tard, cinquante ans trop tard!…".
Rappel historique des plus significatifs, en ce moment surtout, car, comme le soulignait Richard Prasquier : « il n’est pas de démocratie où par ses décisions le Premier ministre puisse influencer autant, et aussi vite, le destin de son peuple. Votre fonction est exceptionnellement difficile, l’une des plus difficiles qu’il y ait sur cette planète, car elle est vraiment existentielle. » Et, ayant souligné les qualités du Premier ministre israélien, il exprimait ce vœu « Que la lucidité, cette lucidité qui pour les Juifs depuis si longtemps fait la différence entre le chemin de la vie et le chemin de la mort, continue de vous inspirer tout au long de votre mandat! »
Il évoquait ensuite un soutien sans faille d’une communauté nombreuse et diverse. Représentée par Ariel Goldman, Vice-Président du CRIF et du FSJU, s’exprimant à ce titre pour son Président, Pierre Besnainou, retenu en Israël. Pour lui, « la reconnaissance d’Israël comme Etat juif paraît être une évidence, » et il rappelait « le caractère central de Jérusalem et de l’Etat d’Israël pour le peuple juif. » Représentée aussi Joël Mergui, Président des Consistoires Central et de Paris, qui soulignait que « toutes les communautés juives de France sont solidaires d’Israël qui restera un Etat juif, » ou encore le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim. Les mots « soutien, » « solidarité » furent d’ailleurs souvent entendus lors de la soirée.
Dany Shek, Ambassadeur d’Israël en France, co-organisateur de la rencontre était à la tribune comme le Grand rabbin de Paris, David Messas. Dans la salle comble nombre de personnalités comme l’Ambassadeur de France en Israël, Jean-Michel Casa, le général Yossi Ben Hanan, héros de la Guerre du Kippour,Gilles-William Goldnadel, Président de l’Association France-Israël, l’Amiral Darmon, son Président d’Honneur, Shimon Samuels du Centre Simon Wiesenthal, de nombreux élus.
Meyer Habib, proche de Benyamin Netanyaou et Vice-Président du CRIF, a présenté la soirée, assurant une brève partie musicale, chanta notamment la Hatikva et le chanteur d’opéra David Serero terminait le rencontre avec une vibrante Marseillaise.

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