7 février 2023

Pacifistes ou boutefeux ?

Par Raphaël DRAÏ (Professeur de sciences politiques Faculté d'Aix en Provence) :

" S’il est une région du monde où le simplisme des analyses  a pour effet direct d’y faire régresser l’idée de paix c’est bien le Moyen Orient avec au cœur de celui-ci le conflit israélo-palestinien.
Un tel simplisme qui incite à ne reconnaître les "pacifistes" que d’un seul côté et rejeter les "faucons" ou les "colons" de l’autre, présente deux autres inconvénients collatéraux : il freine le projet d’Union pour la Méditerranée que la France co–préside avec l’ Egypte et surtout il importe le conflit en cause sur le territoire français avec les conséquences que l’on sait depuis le meurtre d’Ilan Halimi. Or c’est ce même simplisme, dégénérant en pur manichéisme, comme on va le voir, qui est à l’œuvre dans les mises en causes globales et aveugles de la politique du gouvernement actuel de l’Etat d’Israël quand ce n’est pas du peuple israélien lui même lorsqu’il lui est imputé de participer à rien de moins qu’une politique d’"apartheid" vis à vis des Palestiniens, considérés eux, moralement et politiquement, comme des extra- terrestres s’agissant de la violence marquant la trop longue durée du conflit en cours.

Le premier exemple se trouve dans une récente tribune libre de Dominique Moïsi publiée par Le Figaro et intitulée "Pourquoi il faut proclamer un Etat palestinien" (1). A découvrir cette prise de position ce n’est pas le verbe "proclamer" qui rend compte de la véritable pensée du conseiller spécial de l’IFRI mais bien le verbe "imposer" puisque celui-ci préconise en réalité une proclamation unilatérale du dit Etat. Il ne le fait pas sans précautions. Spécialiste estimable de la noble discipline des Relations Internationales, Dominique Moïsi est bien placé pour savoir que les solutions imposées ne résolvent rien, surtout lorsqu’elles ne sont pas, en effet, conformes au droit international des frontières et s’avèrent pire que le "mal" qu’elles prétendent traiter. Une pareille diplomatie qu’un Legendre qualifierait de "diplomatie bouchère" laisse d’ailleurs sans réponse une question préjudicielle : cette solution imposée qui sera chargé de la mettre en oeuvre pratiquement ? Dominique Moïsi qui connaît son Europe, composite et aboulique, s’en remet aussitôt aux Etats-Unis. Mais est-il sûr que les Etats-Unis l’entendent de cette oreille ? Barack Obama commence à réaliser que ses pétitions de principe purement idéologiques énoncées lors de son entrée à la Maison Blanche, eussent-elles été inspirées par un pacifisme louable, ont aussitôt radicalisé l’irrédentisme palestinien et braqué sans tarder la partie israélienne ; que par suite les négociation israélo-palestiniennes sont vraiment au point mort depuis près de dix-huit mois. Le conseiller spécial de l’IFRI tente alors de soutenir sa suggestion quelque peu datée – nous ne sommes plus à l’ère wilsonienne – par une référence – molle – au "droit d’ingérence" kouchnérien. Chemin faisant, ne disjoint-il pas cette référence humanitaire de son contexte juridique et géopolitique ? L’Etat d’ Israël n’est ni la Yougoslavie de Milosevic ni le Rwanda des années 90. Toute ingérence intrusive, quels qu’en soient les motifs apparents, n’aurait pour conséquence que de souder le peuple israélien comme au temps de la lutte pour l’Indépendance contre l’armée britannique. Il faut vivre fort loin du théâtre des opérations pour sous-estimer la conscience intensément nationale de ce peuple qui par ailleurs ne s’épargne aucune diatribe ni aucune mise en cause lorsqu’elles lui paraissent justifiées. Une solution véritable au conflit israélo- palestinien n’aura de chances d’aboutir qu’à deux conditions au moins : que les deux parties concernées y trouvent leur intérêt et que l’on ne s’adresse à aucune d’elles le mépris à la bouche. Il n’est pas sûr que Dominique Moïsi ait parfaitement intégré le sens de ces deux conditions. A force de taper à grands coups de marteau sur le même clou : l’indépendance unilatérale, le manche risque de lui en rester dans la main. Car préconiser, sinon "imposer" l’existence de deux Etats, l’un à coté de l’autre comme il l’écrit, satisfait sans doute à une vision irénique de la situation. Cependant il n’est pas sûr que l’équité se réduise à l’égalité et l’égalité à la symétrie surtout lorsque celle-ci est fausse. Car que signifie exactement "à côté" ? La mitoyenneté géo-politique n’a de sens que si les entités concernées sont homologues du point de vue juridique et géo-stratégique. La question n’est pas de savoir si un Etat palestinien doit jouxter l’ Etat d’ Israël mais quel Etat palestinien serait en mesure de le faire en coexistence pacifique. Déjà au milieu des années 20, le philosophe Alain remettait en question la formule toute faite du "droit à l’auto-détermination" en rappelant contre la démagogie ambiante qu’un peuple n’est fondé à s’auto-déterminer qu’à raison "du droit qui est en lui". Par suite de quel Etat palestinien parle t-on ? Celui qui procèderait de l’Autorité palestinienne, relégué en Cisjordanie ? Ou bien de son ennemi juré, le Hamas qui l’a bouté manu militari hors de Gaza et qui ne rêve à présent que de noyer Israël au fond de la Méditerranée, si l'Iran atomique ne l’a pas auparavant rayé de la carte selon les proclamations réitérées d’Ahmadinedjad – menaces dont il faut bien comprendre qu’elles constituent d’ores et déjà un casus belli explicite. Certes, il est expédient de récuser cette difficulté qui n’est pas vénielle en imputant une nouvelle fois à Israël la responsabilité primordiale de la naissance même du Hamas, du Hezbollah et d’El Quaïda réunis. Selon cette manière de voir, l’on ne devrait pas rester en si bon chemin et l’on devrait lui imputer également l’effet de serre, la défaite de la France à Azincourt et celle de Napoléon à Waterloo.

Quant à l’autre condition, terminologique, il n’est pas sûr que Dominique Moïsi y satisfasse non plus lorsque, sortant du ton d’ordinaire mesuré employé à l’IFRI et d’une certaine économie dans l’usage de concepts outranciers, il présente Israël comme un pays "pris en otage par les ultra-orthodoxes", en proie à une "dérive droitière", et affamé d’expansion territoriale au point de "perdre son âme". Une fois de plus il sait faire preuve de prudence en s’abritant, au moins pour la première salve, derrière une déclaration à l’emporte-pièce de Tsipi Livni alors en pleine campagne électorale mais rien ne justifie que l’on défigure à ce point l’opinion d’une partie importante de la société israélienne que Dominique Moïsi ne semble dévisager qu’à travers des lunettes disons ethnographiques. Car que sait-il vraiment de cette collectivité humaine ? La fréquente t-il ? Est-il en mesure de lire les écrits et d’étudier la pensée qui en émane ? S’il vise l’électorat du Shass ignore t-il que cet électorat provient en grande partie de populations juives expulsées des pays où elles se trouvaient bien avant les conquêtes territoriales d’un Islam qui dès le VIIème siècle, débordant les frontières de l’ Arabie, a voulu réduire à sa croyance tout le monde habité ? Pourquoi en outre user de ce langage fleurant bon son PCF des années 60 et fustiger la "dérive droitière" d’un peuple qui est encore libre de ses choix et qui, sauf rarissimes exceptions, n’a toujours été dirigé que par des gouvernements de coalition au point parfois d’en devenir ingérable ? "Dérive" t-on vers la Droite lorsque dans un pays quelconque la Gauche n’est plus que l’ombre d’elle même ?  Et surtout pourquoi plonger les mains dans la mythologie la plus équivoque en laissant entendre qu’au bout du compte la politique israélienne ne serait déterminée que par une incoercible pulsion d’emprise, une propension congénitale à l’expansion au point – excuser du peu – d’y "perdre son âme" ?  Dominique Moïsi ne ferait-il que promouvoir, à sa manière, la fameuse "politique arabe de la France" inaugurée par la volte-face du général De Gaulle à la veille de la guerre dite des six-jours en 1967 ? En ce point l’analyse géopolitique le cède trop au prêche, un prêche allant à l’encontre des objectifs annoncés dans l’exorde. Dans le conflit israélo-palestinien aucune solution ne saurait être imposée ni par violence physique ni par violence symbolique ou par tentative de disqualification juridique ou morale d’un Etat qui est bien placé pour savoir que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Au Moyen Orient la politique de la France est structurellement soumise à une sorte de "double bind". Elle doit ménager ses amitiés et ses intérêts dans le monde arabe mais sans s’aliéner l’ Etat d’Israël qui n’aime pas trop qu’on veuille lui tordre le bras lorsque l’on se dit "son ami". D’où cette diplomatie de la symétrie verbale dont il faudrait se demander si elle a fait avancer la paix d’un seul millimètre. Une diplomatie qui, d’un côté, proteste d’une amitié indéfectible vis à vis de l’Etat d’Israël et qui de l’autre valide le rapport Goldstone dans les instances onusiennes. Ce rapport calamiteux que le Congrès américain pour sa part vient de déjuger à une écrasante majorité à cause de son inadmissible partialité et de ses énormes carences proprement juridiques (2). Le comble pour un acte d’accusation qui promet à Israël la seule destination qui lui serait naturelle : la Cour Pénale internationale. Ce qui rappelle le début du Livre de Ruth : "C’était le temps où les juges méritaient d’être jugés … " Après quoi l’on voudrait que le peuple israélien vote pour un autre parti que le Likoud …
Si les prises de positions de Dominique Moïsi procèdent d’une bonne conscience certaine elles sont néanmoins dénuées de malveillance à proprement parler. Il n’en va pas de même d’autres mises en cause de l’ Etat d’ Israël qu’il faut examiner, comme on l’a dit, à la fois pour leur incidence au Moyen-Orient et pour leur impact en France. Il n’est pas de jour où, à l’instigation de diverses organisations et institutions dans lesquelles le PCF et parfois le PS sont parties prenantes, avec l’appoint d’universitaires israéliens, l’Etat d’Israël ne soit présenté comme un Etat raciste, criminel de guerre, quand le mot "nazi" n’est pas employé. Ces outrances sont déjà condamnables en soi. Elle le sont encore plus lorsque leur intention n’est pas dissimulée : disqualifier l’Etat d’Israël pour tenter de le mettre au ban des nations et ensuite, par ces incriminations extrêmes, lui ôter tout droit spécifique à la légitime défense et à l’existence. Ainsi en va t-il du dernier numéro de la revue "La pensée de Midi" (3). Son dossier principal est consacré à un débat sur le concept bioéthique d’humain mais il comporte également par un abusif mélange des genres l’interview particulièrement violente de l’universitaire israélien Shlomo Sand, laquelle se termine par l’accusation réitérée d’apartheid dont se rendrait coupable l’Etat d’Israël à l’encontre des palestiniens. Shlomo Sand s’est fait connaître dans le milieu des historiens français par ses travaux sur Sorel et à un public plus large par un livre qui se voudrait méthodologiquement et intellectuellement accablant contre la "mythomanie" présumée de l’Etat d’Israël et du peuple juif. Selon cet historien qualifié de "nouveau" aucune des bases sur lesquelles reposerait l’existence de l’un et de l’autre ne serait historiquement avérée. Ce livre a obtenu un prix de renom alors que les erreurs qui l’émaillent et que les parti-pris qui l’entachent eussent dû l’en écarter (4). Au point que l’on se demande s’il n’a pas été primé précisément en raison de ces parti- pris. Pourtant, ce n’est pas la thèse proprement dite de l’historien auto-qualifié de "nouveau" et de "non-sioniste", au sens de la plus brutale des dénégations – comme si la qualité d’historien avait besoin d’adjuvants et le sionisme être considéré telle une maladie honteuse – qui heurte le lecteur quelque peu averti des réalités de cette région du monde. Ce qui le heurte est bien l’interview du militant qui proclame à la fois le communisme de ses années de formation et son activisme pro – palestinien. Ce qui reste son droit dès lors que l’on définit l’objectivité de façon strictement anarchique. Toutefois, ses propos changent de nature, deviennent inacceptables et condamnables lorsqu’il passe du terrain historique, ou prétendu tel, aux concepts juridiques. Car l’imputation d’apartheid, inconciliable avec le corpus des Droits de l’Homme, est bien de caractère juridique. Ce vocable fustige une politique de discrimination systématique menée pour des causes raciales ou ethniques en se prévalant de la supériorité présumée congénitale d’un groupe humain au détriment d’un autre qui n’aurait pas les moyens d’y résister. Tel a été le régime intolérable de l’Afrique du Sud avant sa mutation.

Ce terme est-il loyalement applicable à l’Etat d’Israël ? Il faut y prendre garde si l’on entend préserver le droit de ses dénaturations polémiques par lesquelles l’invocation de la Loi et du Droit ne seraient rien d’autre que la continuation de la guerre par d’autres moyens. L’Etat d’Israël est une démocratie parlementaire dont la Cour Suprême examine en permanence tous les recours qui sont portés devant elle. Elle ne tolère aucune forme de discrimination, y compris sexuelle. Bien sûr l’on pourra ici aussi présenter cette Cour comme une simple façade néo-colonialiste. Dans ce cas, il faut  vérifier le titre auquel on s’autorise de pareilles agressions verbales. Défend-on un parti-pris idéologique, cède t-on au désir incoercible de diffamer ou bien procède t-on à l’examen objectif des institutions judiciaires et de la jurisprudence en cause ? L’imputation d’apartheid a été forgée pour mettre en cause l’édification d’une barrière de sécurité entre les populations israélienne et palestinienne parce que c’est de cette dernière que provenaient les auteurs des attentats-suicides, d’intentionnalité génocidaire, qui visaient la population civile israélienne, prise pour cible globale. Faut-il rappeler que l’attentat commis en 2002 contre la pizzeria Sbarro dans Jérusalem-ouest a déchiqueté, mutilé et coûté la vie, entre autres, à toute une famille rescapée d’Auschwitz ? Il n’en demeure pas moins que le tracé de la dite barrière et que son édification s’opèrent sous le contrôle constant de la Cour suprême qui fait droit à deux exigences de force égale mais parfois, en effet, de sens contraire : ne pas porter atteinte aux droits des palestiniens par un tracé intentionnellement spoliateur ou expropriant ; ne pas porter atteinte non plus à la sécurité vitale de la population israélienne dans sa vie quotidienne, y compris en deçà de la fameuse ligne verte. Si de tels dilemmes n’étaient pas recevables l’on ne comprendrait pas pourquoi à Orly, à Roissy, et dans tous les aéroports du monde tous les voyageurs, sans exceptions, sont fouillés à corps, doivent ôter leurs chaussures, leur ceinture, et accepter de voir ouvrir jusqu’à leur trousse de toilette. On peut toujours estimer que c’est Israël qui est à l’origine de cette situation intolérable. On peut penser aussi qu’au moyen Âge les Juifs étaient la cause réelle de la peste noire et qu’il aurait suffi de les exterminer pour que ce fléau disparaisse définitivement. Ajoutons que si un tel apartheid était le moins du monde pratiqué l’on devrait filmer d’interminables files d’attente de citoyens israéliens musulmans et chrétiens à l’aéroport Ben Gourion, fuyant cette Géhenne, comme on a vu les juifs fuir en masse les pays arabes où un sort peu enviable leur était réservé. Peu d’arabes quittent ce pays et s’ils émigrent ils le font à l’instar des citoyens juifs qui choisissent également de vivre ailleurs. Qui plus est, actuellement des chrétiens fuyant à leur tour les pays arabes en proie au fanatisme islamique s’installent dans cet Israël honni. Il est vrai que "La pensée de Midi" peut arguer qu’une telle incrimination n’est pas de son cru mais du fait d’un citoyen israélien. L’argument ne suffit pas à disqualifier le procédé. Imaginons qu’une revue israélienne  propose une analyse de la situation de la France à ses lecteurs de bonne foi par une interview unique – et où toutes les questions soient "téléphonées" – de Besançenot, si ce n’est de Dieudonné … Car l’interview de Shlomo Sand est bien de cette encre là. Elle caricature un Etat d’ Israël et un peuple juif dont toutes les pensées ne consisteraient du matin au jusqu’au soir à forger des mythes jupitériens afin de spolier les autres peuples de leur identité et les dépouiller de leur territoire. Une vision aussi paranoïde peut elle se prévaloir de Michelet , de Braudel ou de Furet , pour ne citer qu’eux ? Ne s’explique t-elle pas surtout par les engagements extrémistes d’un idéologue qui décèle de la mythomanie partout sauf dans son propre univers ?  Un idéologue manifestement en proie à ce sentiment étrange que l’on ne peut qualifier autrement que d’auto-xénophobie tant, au-delà de ses prétentions à la lucidité critique, il assimile son pays à l’Empire du Mal et une Palestine rêvée au jardin d’ Eden.

Ces thèses et prises de positions alimentent à gros bouillons l’importation du conflit moyen oriental en terre de France. Elles servent d’alibi à toutes les tentatives de boycott politique, commercial et universitaire qui visent obsessionnellement l’Etat  d’Israël. C’est cet Etat auquel l’on voudrait imposer un apartheid effectif cette fois. Une entreprise insensée qui ne trouve au fond ses points d’appui que dans cet élément crucial du champ de forces internationales : il n’existe au monde qu’un seul Etat qui se réclame des valeurs du judaïsme. Les entreprises qui cherchent à l’abattre auraient moins d’échos s’il y en avait autant que d’ Etats membres de la Ligue Arabe ou d’Etats membres de l’ Union européenne. C’est pourquoi les thèses de Shlomo Sand n’ont pas eu d’écho dans la communauté juive française qui en a entendu et vu bien d’autres depuis le tournant de 1967. Réprobation qui lui vaut d’ailleurs la réaction acrimonieuse et la vindicte du chasseur de mythes lequel, franchissant toutes les bornes, n’hésite pas à proclamer dans cette même interview que l’Etat d’Israël est "la résidence secondaire" des Juifs de France. A le suivre, les juifs de France participeraient ainsi à rien de moins qu’à l’apartheid qui serait imposé au citoyens arabes d’Israël et aux palestiniens. Il y a quelques années pour avoir soutenu une thèse analogue Edgar Morin, Danielle Sallenave et Sami Naïr ont été amené à s’en expliquer en justice parce que de tels arguments incitent à l’affrontement entre citoyens de la République française et constituent dans l’état actuel des ressentiments importés ici une véritable mise en danger de la vie d’autrui. Aussi importe t-il vraiment de distinguer les "pacifistes" à ce point bellicistes de ceux qui recherchent patiemment une vraie paix entre deux peuples qui n’ont jamais eu autant besoin de médiateurs efficients, c’est à dire impartiaux et surtout désintéressés".

(1) Le Figaro, 9 mars 2009
(2) Revue Controverses, Gaza, une critique du rapport Goldstone, mars 2010
(3) La pensée de midi, Editions Actes Sud, mars 2010
(4) Cf l’analyse du Pr. Mireille Hadas-Lebel dans Commentaire , hiver 2009

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