6 février 2023

“Il faut jeter les manifestants dans les fours d’Hitler”

Alors que les incidents violents se poursuivent entre les forces de sécurité et les manifestants au Caire, un général égyptien a fait une déclaration qui provoque quelques remous en Egypte. "Il faut jeter ces manifestants criminels dans les fours d'Hitler", a déclaré cet officier supérieur.

Les affrontements qui ont fait 14 morts et des centaines de blessés au Caire embarrassaient le pouvoir militaire, accusé dans le monde de brutalité envers les manifestants, en particulier pour l'utilisation de balles et le traitement des femmes.

 

L’ONU s'est dite  "très inquiète" des violences commises dans des manifestations en Egypte contre des femmes, et a appelé les autorités égyptiennes à respecter leurs droits. Plusieurs journaux avaient publié la photo d'une manifestante voilée, dont les soldats découvraient le soutien-gorge et le ventre, en la violentant et la traînant sur la chaussée. L'image a été diffusée sur les réseaux sociaux et a provoqué l'indignation en Egypte.

 

 

Des membres de la presse, plusieurs députés et la communauté internationale dénoncent l'usage de la force par les militaires égyptiens à l'encontre des manifestants de la place Tahrir. Le pouvoir militaire est de plus en plus critiqué pour son usage brutal de la force contre les jeunes  manifestants.

 


Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige l'Egypte depuis la chute en février du président Hosni Moubarak, a exprimé ses "profonds regrets pour les atteintes" aux femmes lors de heurts avec des manifestants au Caire.

 

 

Selon le ministère égyptien de la Santé 14 personnes ont été tuées et près de 500 blessées en une semaine  des heurts entre forces de l'ordre et manifestants. Les deux camps échangeant des accusations de brutalité et de vandalisme.

 


Ces violences durent depuis une semaine maintenant. Les forces de l'ordre égyptiennes ont barré avec un mur en béton une rue du Caire où s'étaient concentrés les affrontements avec les manifestants anti-armée, après des heurts entre les forces de sécurité et les manifestants de la place Tahrir. Le calme est revenu dans depuis jeudi.

 


Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a condamné ''le recours excessif à la force'' par les forces de sécurité égyptiennes, lors des affrontements avec les manifestants au Caire. Il a appelé le gouvernement de transition égyptien à faire preuve de retenue et à respecter les droits de l'homme, dont le droit à manifester.

 


Des policiers et soldats égyptiens armés de matraques ont éloigné les manifestants de la place Tahrir la  nuit derniére ont indiqué des témoins. Des opposants au régime, ayant riposté par des jets de pierres, ont été aperçus s'enfuyant des principaux centres de protestation, dont du secteur du Parlement et du ministère de l'Intérieur.

 


Les forces de sécurité égyptiennes ont dispersé les manifestants réunis place Tahrir, au 6e jour de la reprise des contestations. Des centaines de policiers et de soldats affrontent les manifestants en ayant recours au gaz lacrymogène, aux matraques et aux armes à feu.

 


Au moins quatre personnes ont été blessées jeudi matin dans le centre du Caire, où de nouveaux affrontements ont opposé peu avant l'aube forces de l'ordre et manifestants hostiles au pouvoir militaire, selon des sources officielles et des témoins. Un responsable du ministère de la Santé a annoncé à la télévision d'Etat un bilan de quatre blessés.

 


Les militaires égyptiens accusés d'implication dans des affrontements violents et d'atteintes aux droits de l'homme aux dépens de manifestants seront traduits devant des tribunaux militaires, a annoncé un responsable mardi.

 


Les armées des pays arabes ont montré toute la cruauté et la barbarie du monde bien que les oppossants  sont sans armes. Les gens résistent dans ces pays à mains nues pour défendre la liberté. Les arabes sont en train de prouver qu’ils sont capables du pire entre eux.

Des milliers de manifestants yéménites ont marché  jeudi vers la capitale Sanaa pour réclamer le jugement du président Ali Abdallah Saleh pour la mort de manifestants tués lors de la répression des manifestations anti-gouvernementales. Plusieurs dizaines de Yéménites sont morts depuis le début du mouvement de contestation fin janvier 2011 contre le régime du président Saleh.

 

Ce genre de permis de tuer est  largement délivré à l’armée  du dictateur syrien Bachar el-Assad.Une organisation des droits de l'homme siégeant en Grande-Bretagne a indiqué que 6.237 Syriens ont été tués depuis mars dernier. L'organisme Awaz affirme qu'au moins 400 enfants ont été tués et 617 personnes torturées à mort depuis le début des émeutes pro-démocratiques. Les premiers observateurs de la Ligue arabe sont arrivés jeudi  en Syrie pour établir les conditions dans lesquelles leur mission pourra mettre fin aux violences qui ensanglantent le pays depuis neuf mois. Mohammed Ahmed Dabi, ancien chef de services secrets soudanais, devra dire si la Syrie se conforme aux exigences du plan de paix arabe. La crédibilité de la mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie repose donc sur les épaules d'un général soudanais, ancien chef des services secrets, vétéran du Darfour et de la lutte contre les séparatistes du Sud.

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