20 octobre 2021

La police politique du néo-fascisme français

Il existe tout de même une différence entre le fait de dire "bâtards" dans une conversation, privée, entre Sarkozy et son avocat, et le fait de confectionner un "mur des cons" dans un local syndical : la conversation privée ne peut pas tomber en tant que telle sous le coup de la loi ; elle peut certes indiquer qu'il y aurait matière à un "surcroit  d'information" dans le cadre d'une enquête diligentée, mais sans plus ; par contre, un local syndical n'est pas tout à fait un local "privé", en tout cas de même nature, en ce sens qu'il relève d'un espace institutionnel qui mérite une certaine retenue, bien plus que dans une conversation privée.

Aussi quand l'ex/post commissaire politique trotskiste, aujourd'hui dirigeant une officine médiatico-politique bien connue prétend traquer tout aussi bien les comptes en banque frauduleux que les versements indus et les trafics d'influence, mais, pour ce faire, s'appuie sur la violation du secret d'instruction et ce "au nom de la démocratie", il y a plutôt volonté opiniâtre de violer les libertés fondamentales comme la liberté d'expression et la liberté de voir son espace juridique de citoyen préservé, le tout au nom d'une conception totalitaire du Droit en réalité. Or, la fin ne justifie pas les moyens. Du moins en République réellement démocratique.

Mais comment un tel commissaire politique peut-il comprendre cette subtilité? Surtout au vu de son passé et surtout de son non reniement à purifier la société…

En fait, toute société totalitaire, même le régime nazi, avait un droit positif, des juges, des avocats, des journaux (on jouait aussi au théâtre et à l'Opéra, en France aussi sous l'Occupation d'ailleurs) et tout le monde inscrivait chaque action dans un espace juridique très quadrillé. Idem pour la société soviétique que défendait naguère l'ex/post commissaire politique commandant l'officine politico-médiatique, y compris d'ailleurs lorsque son mentor, Trotski, fut arrêté puis exilé, tout cela s'est fait au nom de la loi.

Aussi venir expliquer que tout cela, les affaires, se fait "au nom de la loi" fait sourire tant celle-ci, en régime totalitaire, est à la botte du Pouvoir.

Les "révélations" actuelles, et surtout leurs divulgations, loin de dévoiler la solidité d'une démocratie, démontrent au contraire que la société politique française est de plus en plus transparente dans un sens négatif, celui de la collusion entre un État de plus en plus policier et une nomenklatura de plus en plus inquisitrice, compensant son incurie en matière économique et sociale par un surcroit de purification idéologique qui s'opère désormais partout, pratiquement "jusque dans les chiottes", à l'identique de ce qui se passe dans l'État Chinois ou Russe, montrant par là que la Force prime sur le Droit, tout en formulant le contraire bien entendu…Rien de nouveau sous le soleil.

Bonjour chez vous.

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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