9 décembre 2022

Enyo

 Dans la mythologie grecque, Enyo est la déesse des batailles. C’est aujourd’hui le pseudo utilisé par une éminente responsable du renseignement au sein d’un organisme international basé à Bruxelles pour la publication, en mars 2009, d’un ouvrage* basé sur les affres d’un Occident en proie au réveil d’un islamisme revanchard et exterminateur.
 
    Pour l’auteure, l’Europe et l’Amérique, coeur de cible des attaques sans merci menées par les tenants d’un islam à la pureté retrouvée, n’ont absolument pas compris la nature de l’ennemi commun dont l’action n’a qu’un seul but: la conquête du monde réputé encore libre pour que règne par toute la planète le Dar al-Islam, domaine de la soumission à Dieu !
 
   “Les Américains et nombre d’Occidentaux se considèrent attaqués pour ce qu’ils sont, et non pour ce qu’ils font. Et ils se trompent. Ils ne sont attaqués ni pour les valeurs qu’ils incarnent ni pour leur politique vis-à-vis des pays islamiques (…) Mais les Occidentaux sont avant tout attaqués “parce que la mondialisation et l’Internet donnent pour la première fois à l’islam la possibilité historique de reprendre l’offensive”, occasion perdue au XVIIIe siècle et retrouvée à la fin du XXe”.
 
    Rien n’a donc fondamentalement changé depuis l’impitoyable épopée de Mahomet entreprise au nom de Dieu au VIIe siècle et qui fait que nous assistons, dans notre 21ème siècle naissant, à la reprise pure et simple d’une expansion aux visées universelles lancée il y a plus de 1.300 ans et dont le “jihâd”, dans son acception la plus débridée, est le véritable moteur.
 
    L’expression “aller faire le jihâd” qui est communément attachée aux jeunes gens qui, après s’être convertis à l’islam, s’enrôlent par centaines dans les rangs combattants de l’organisation de l’Etat islamique ou autre, montre bien qu’il ne s’agit pas seulement, de  la part des néo-fondamentalistes, de lutter contre un ennemi physiquement désigné mais encore et surtout de faire avancer l’idéologie qui sous-tend ce combat.
 
    Une idéologie fortement récusée par ceux-là mêmes qui en subissent les effets pernicieux, en l’occurrence les élites pusillanimes qui, par peur de déplaire, excluent par principe la responsabilité première de l’islam dans la froide volonté qui anime ces gens d’abolir tout ce qui est susceptible de s’opposer, d’une façon ou d’une autre, à leurs visées.
 
    Le 13 avril dernier, le député néerlandais et fondateur du PVV (Parti pour la Liberté) Geert Wilders, que d’aucuns dans l’armée des bien-pensants qui croient encore au Père Noël islamique s’empressent de clouer au pilori, s’adressait à Dresde, en Allemagne, aux militants de Pegida en ces termes :
 
    “La plupart de nos politiciens détournent le regard. Mais nous ne resterons pas silencieux. Parce que nous sommes le peuple – le peuple qui refuse d’être réduit en esclavage ! Chers amis, ces temps difficiles ont besoin d’un peuple courageux, comme vous (…) C’est pourquoi je suis optimiste (…) Nos dirigeants politiques peuvent abandonner nos pays, pas nous (…) L’Allemagne est l’épine dorsale de l’Europe. Gardez-la libre et démocratique. Laissez briller la lumière et la liberté ! Ne vous soumettez jamais à la barbarie !”.
 
    Peu avant la transcription ci-dessus du discours prononcé par Geert Wilders, ce dernier avait aussi exhorté les musulmans, qu’il ne rejette pas en bloc, à rejoindre die Wende (le Tournant) qui est en train de se constituer avec Pegida : “Chers amis, j’en appelle aussi aux musulmans : rejoignez dis Wende ! Libérez-vous des entraves de l’islam ! Rejetez cette plaisanterie. Abandonnez l’islam et choisissez la liberté et la dignité !”.
 
    “Je suis optimiste”, a donc déclaré Geert Wilders qui fait confiance au peuple quand, au vu et au su de tous, des dirigeants démocratiquement élus font défaut sans se soucier le moins du monde du danger majeur qu’ils font ainsi courir à tous ceux qui, dans un suicidaire accès de candeur, ont eu le tort immense de leur faire confiance ! Oui, plus que jamais : “Wir sind das Volk !”… 
 
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* ENYO : “Anatomie d’un désastre – L’Occident, l’islam et la guerre au XXIe siècle” (Denoël, mars 2009).

Librement !
Philippe S. Robert
http://sully1.typepad.com
02400 FRANCE

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