28 janvier 2023

Comment fabriquer un monde de cauchemar avec les ingrédients d’un monde ordinaire ? (En 3 parties)

 

L’écologie tyrannique : des illusions au cauchemar

 

Première partie

Dès qu’il s’agit de défendre « l’écologie » qui a souvent un chapeau trop large, alors le soutien aveugle, la défense hargneuse, et les mensonges sont de rigueur. Toute critique sape la cause écologiste. Elle devient une trahison, un crime de lèse-écologie.

 

Le dogme écologiste

Il ne faut pas déranger le dogme écologiste. La certitude béate de « l’écologiste » pur et dur se moque bien des faits. Il veut des slogans et de beaux discours. Il ne veut qu’applaudir des idoles…

Les Verts manifestent une forme d’allergie à la pensée divergente. Un discours prémâché et idéologiquement orienté leur sert de viatique.

 

Expliquer la réalité sur le nucléaire, l’éolien, le photovoltaïque, la géothermie, les bio-carburants…, ne peut être que suspect et provenir d’un suppôt des lobbyes pétroliers et nucléaires. Tenter d’introduire de l’intelligence et de la mesure, c’est être payé par le « camp adverse », c’est vouloir saper la cause écologiste qui ne doit pas être confrontée à la réalité !

S’égarer à tenter une analyse froide et factuelle des véritables solutions écologiques pour le futur, dont l’énergie nucléaire, soulève l’indignation des fanatiques de Mère Nature, nourris d’aigreur et de ressentiment. Le but du contradicteur, de l’empêcheur de tourner en rond, serait de doucher les espoirs du bon peuple ! Ce trublion serait-il à inscrire sur la liste des tondus de la future grande révolution écologiste ?

Le mauvais esprit et la mise à mal du dogme écologiste ne sauraient être tolérés par les vaillants défenseurs de la Planète. Il faudrait que le peuple suive inconditionnellement, comme un seul homme, ces adorateurs de la nouvelle Jeanne d’Arc écologique qu’est Greta Thunberg et les nouveaux gourous verts au risque de verser dans le cauchemar de la tyrannie par ignorance et lâcheté.

 

« Partout et toujours, c’est une lâcheté de faire ce que la raison condamne » (Etienne Pivert de Senancour).

Les peuples, comme les individus, ont donné le spectacle de lâchetés séculaires. Fonctionnaires domestiqués et assemblées dociles se sont souvent inclinés sans combattre devant les arrêts du despotisme (Hitler, Pétain,…)

La lâcheté favorise les tyrans et renforce les institutions d’écrasement. La passivité assure leur triomphe. Sans elle, les dictatures s’effriteraient.

Des illusions au cauchemar

Ce militantisme borné et hystérisé, allergique à l’analyse évolue avec aisance dans l’écume médiatique flattant leur ego et entretenant leurs illusions à ne surtout pas confronter au réel.

Il ne s’agit nullement « d’attaquer » l’écologie en général, sympathique à bien des égards s’il s’agit d’aimer les oiseaux, la nature, et de détester le gaspillage. Mais il ne devrait pas être interdit de s’interroger sur l’efficacité des actions au bénéfice de l’humanité.

 

L’eusses-tu crû

sans l’avoir vu,

l’aspect pervers

du côté vert ?

 

L’écologie est devenue une religion pour une nouvelle génération et ceux qui s’y opposent sont des hérétiques. De nombreux scientifiques sont trop effrayés pour oser l’affronter.

Pourtant, ce n’est pas qu’une querelle d’experts, c’est avant tout une question de fond, un choix de civilisation.

Hitler eut été bien inoffensif sans des exécutants zélés, parfois aiguillonnés par la peur.

Au procès dit « de Nuremberg » en 1946, les journalistes s’attendaient à trouver des monstres sadiques et fanatiques. Ils ont surtout découvert des fonctionnaires acharnés à mener consciencieusement à bien les missions confiées par leur gouvernement et par leurs chefs, des hommes normaux employés par une grande organisation.

Au bout de la chaîne, l’application disciplinée d’ordres et de quelques directives débouche sur des souffrances incommensurables et des millions de morts…

L’écologie politique est un non-sens qui conduit au désastre et in fine à la question fatidique : « comment a-t-on pu en arriver là ? ».

Voilà la grande question, le grand mystère : comment un monde de cauchemar peut-il se mettre en place avec les ingrédients d’un monde ordinaire ?

L’une des réponses réside dans la proximité entre l’ordinaire et le monstrueux, dans l’ambiguïté entre le bien et le mal.

 

Ecologie politique

L’écologie politique veut imposer sa volonté pour accomplir la mission qu’elle s’est elle-même donnée de sauver la planète, y compris au détriment des hommes.

Et elle est devenue une absurdité, un univers ubuesque créé par des idéologues utopistes animés d’une intention diffuse de destruction de l’industrie, sans objectifs précis assignés à l’avance, exceptés peut-être l’éradication de l’énergie nucléaire.

Ce n’est pas une progression cohérente et maîtrisée. C’est un processus aveugle avec des logiques contradictoires mûries par quelques idéologues soutenus par de puissants relais médiatiques et financiers.

Ainsi, une dilution des responsabilités, même au plus haut niveau et l’exécution servile de décisions intermédiaires sans direction définie conduiront peut-être un jour à une apocalypse « verte ».

La paix verte des cimetières

Greenpeace (« la paix verte »… des cimetières ?), soutenue par une frange écologiste antisociale, est une organisation paramilitaire formant des « guerriers » qui se nomment eux-mêmes des « Warriors ». Ils s’imaginent représenter le fer de lance du combat grandiose pour « la planète » dont ils se sont déclarés les chevaliers blancs pour effondrer la société industrielle et mener les populations dans une impasse mortifère. Cette écologie militante cherche à fasciner des jeunes en mal d’aventures et à susciter la crainte pour les politiques souvent frileux, notamment vis-à-vis du nucléaire.

Un endoctrinement vert leur fait abdiquer leur propre personnalité. Ils se soumettent aux mantras de l’organisation en croyant participer à l’avènement d’un monde meilleur pour lequel les générations futures devraient leur vouer une reconnaissance éternelle, comme l’imaginaient aussi les SS en leur temps.

Selon Zion Lights, ancienne activiste d’Extinction Rebellion (XR), « L’idéologie de certaines ONG les rend aveugles à la raison (…) Chez XR, lorsque j’ai exprimé mon point de vue sur le nucléaire, j’ai été sévèrement attaquée. Le débat sur certains sujets n’était tout simplement pas autorisé. S’y essayer, c’était s’exposer à des brimades et au risque d’exclusion ».

 

Le programme « d’éducation » des verts, dont une part importante possède une bonne formation scolaire et universitaire, déshumanise leurs membres au profit de la nouvelle déesse Nature Gaïa.

« L’humanité disparaîtra, bon débarras » clame un des leaders écologistes Yves Paccalet !

La radicalisation

Le mécanisme de l’engrenage vers la radicalisation repose aussi sur leurs certitudes affichées qui les aident à refouler leurs doutes « coupables ».

C’est en vertu de considérations morales que des militants écologistes enfreignent sciemment la loi (pénétration dans l’enceinte de centrales nucléaires) ou agressent des policiers dans des manifestations. Ils refoulent leurs doutes et leur culpabilité devant la honte du sentiment de faiblesse s’ils venaient à se dérober à leur obligation morale de défendre la planète pour leurs enfants.

Comme l’a montré le procès de Eichmann en Israël, ce même processus se déroulait chez les SS pour défendre leurs idéaux.

Rien de plus dangereux que des esprits étroits qui se sentent investis d’une mission, y compris celle de sauver la planète, surtout quand s’y mêlent l’orgueil, l’ambition, le prestige, les intérêts financiers, et même parfois une forme de croyance quasi-religieuse.

Incapables de penser par eux-mêmes, ils se réfèrent aux stéréotypes diffusés par leur organisation ou leur groupe d’appartenance. Leur soumission puise ses racines dans l’abdication de leur pensée.

Tous ces ingrédients sont à l’origine des SS et de la Gestapo.

C’est le concept paradoxal de « la banalité du mal » développé par Hannah Arendt après le procès du SS Eichmann responsable de la déportation et de l’extermination de millions de personnes, notamment juives.

La propagande, l’influence exercée par un groupe et la peur, sont autant de raisons qui peuvent conduire un individu à oublier les principes fondamentaux de l’humanité et de la liberté en sacrifiant ses propres valeurs, et en se soumettant à une autorité. Il n’est alors plus un Homme libre, responsable et autonome. La « banalité du mal » montre l’urgente nécessité de rester vigilants aussi au 21 ième siècle.

Mais la soumission à l’autorité suffit-elle pour transformer un homme ordinaire en bourreau incapable d’assumer ses actes ?

Oui, selon l’histoire récente et la célèbre expérience de Milgram réalisée entre 1960 et 1963.

L’expérience de Milgram

Stanley Milgram dans son livre « La Soumission à l’autorité » décrit la difficulté pour un sujet ordinaire et paisible de désobéir aux ordres dès qu’il a commencé à accepter ceux précédemment donnés :

« Pour échapper au processus dans lequel il a été progressivement pris, il lui faut reconnaître que tout ce qu’il a fait précédemment était critiquable, alors que continuer à obéir lui permet au contraire de croire au bien-fondé de ses conduites antérieures. Une telle prise de conscience exige une rupture, un rejet de ce passé comme inacceptable, et équivaut à un véritable traumatisme ; elle est comparable à une conversion et introduit une discontinuité radicale dans la vie de l’individu. De là l’importance décisive du refus d’obéir dès le début, de ne pas céder à la moindre exigence. Seul ce refus inaugural, permet de préserver l’intégrité morale et psychologique de l’individu en même temps que sa liberté. À défaut, le processus d’asservissement a toutes les chances de se poursuivre inexorablement ».

Ils furent des milliers d’Allemands (et aussi de Français, d’Espagnols, d’Italiens…) à s’être retrouvés ainsi piégés. Grâce à la manipulation, les dictatures parviennent donc peu à peu à obtenir l’obéissance et la soumission des citoyens capables des violences les plus horribles.

Rares sont ceux capables de reconnaître le mauvais chemin dès le début, et encore plus rares sont ceux capables de faire demi-tour et d’affronter l’autorité absolue des régimes totalitaires.

Les rouages de l’immense machinerie écologiste s’emballent parfois par un effet de surenchères suscitées par des rivalités internes. « Les chaînes de l’humanité torturée sont en papier de ministère » (Kafka).

« Les hommes normaux ne savent pas que tout est possible » (David Rousset, témoignage sur l’univers concentrationnaire de Nazis).

Comment l’écologie a-t-elle réussi à entraîner des millions de personnes ? Intérêts personnels et financiers, inconscience, carrière, opportunité, recherche d’aventure, de notoriété et d’honneur font probablement partie des ressorts banals qui animent ces personnes.

L’écologie politique déploie un moralisme souvent néfaste, pour ne pas dire criminel. Elle est infestée de raisonnements irrationnels fondés sur des fantasmes, des convictions irrationnelles, des mensonges et la désinformation conduisant à de regrettables dérives handicapantes pour l’avenir.

Aujourd’hui, elle sombre dans les excès et la surenchère entraînés par la fougue des passions militantes, politiques et journalistiques.

Hélas, la position de certains scientifiques (ou pseudo-scientifiques) les conforte dans leurs positions fermes et leurs déclarations péremptoires étouffant toute contestation, pour afficher une unanimité de façade.

Les médias évoquent quotidiennement la question du changement climatique et de la responsabilité de l’Homme dans celui-ci, au point de susciter de dangereux phénomènes dits « d’éco-anxiété ». La jeune génération est gavée depuis la maternelle d’une véritable propagande propice au retour en force de la démesure et des idéologies les plus barbares.

Nourris d’illusions, ces pseudo-écologistes peuvent conduire des nations vers un monde cauchemardesque.

 

(à suivre)

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