Global cooling


Article du 28 avril 1975, (Newsweek)


Par Peter Gwynne


 » I
l y a des signes probants montrant que les paramètres du climat ont commencé à changer dramatiquement, et certains de ces changements peuvent drastiquement porter atteinte à l’agriculture, ce qui aura pour conséquences de sérieux problèmes politiques et ce pour chaque nation. La baisse de la production agricole pourrait s’amorcer assez tôt, sans doute dans dix ans. Les parties du monde qui seraient touchées par ce phénomène concernent les régions du Canada et
au Nord de l’URSS connues pour être des terres à blé. Certaines autres contrées, en particulier tropicales, et généralement auto-suffisantes, seraient également touchées, vraisembablement en Inde, au pakistan, au Bangladesh, en Indochine et en Indonésie, autant de pays dans lesquels la saison des moissons reste dépendante de la pluie amenée par la mousson.

Les preuves qui coroborrent ces prédictions commencent à être assemblées de façon si significative que les météorologistes suivent avec attention et anxiété le développement d’un tel phénomène. En Angleterre, les fermiers ont vu leur saison d’été perdre environ deux semaines depuis 1950, ce qui a déjà comme résultat une perte sêche en production de grains qui se monte d’ores et déjà à 100 000 tonnes par an. Durant cette période la température moyenne a augmenté à l’Equateur d’un dixième de degré, -ce qui peut avoir dans certaines contrées des conséquences non négligeables en terme de sécheresse et de désertification. Avril dernier fut une saisons d’ouragans aux dévastations jamais enregistrées auparavant, 148 tornades tuèrent plus de 300 personnes et ont causé 500 000 dollars de dommages dans trente états américains.

Selon les scientifiques ces divers évènements, apparemment distincts, représentent les signes avant coureurs d’un changement profond du climat terrestre. Alors que durant trois quarts de siècle nous avons connu les conditions extraordinaires d’un climat tempéré le fait majeur aujourd’hui semble indiquer que nous allons vers un refroidissement généralisé. Les climatologues sont cependant en désaccord concernant à la fois la cause et la durée de cette tendance au refroidissement et à la fois son impact sur les conditions locales du climat. Mais ils sont presque tous d’accord sur le fait que cette tendance va réduire la productivité agricole jusqu’à la fin du siècle. Et si le climat se met à changer aussi durablement que le prévoit les plus pessimistes d’entre eux, les conséquences, en terme de famine, deviendront catastrophiques.

 » Un changement climatique majeur peut obliger des ajustements économiques et sociaux au niveau mondial« , prévient un récent rapport de l’Académie des Sciences, « car les principaux paramètres qui influencent la production agricole et la démographie sont dépendants par certains biais de l’évolution climatique « .

Une étude achevée l’année dernière par le Docteur Murray Mitchell de l’Administration Nationale s’occupant de l’océan et de la pression atmosphérique ( NOAA ) a révélé l’existence d’une chute d’un demi degré en moyenne des températures prises au sol dans l’hémisphère nord et ce entre 1945 et 1968. Et selon Georges Kukla de l’Université de Columbia, les photos satellites indiquent une soudaine et profonde augmentation de la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord durant l’hiver 1971-1972. Un rapport, rendu public le mois dernier par deux scientifiques du NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) ont observé que la part d’ensoleillement du sol américain a diminué de 1,3% entre 1964 et 1972.

Selon certains vulgarisateurs, les petits changements actuels en matière de température et d’ensoleillement peuvent être mal interprétés. Reid Bryson, de l’Université du Wisconsin, souligne que la température terrestre moyenne était durant le grand Age Glaciaire de 7° en deçà seulement des contrées les plus chaudes, et que la présente chute des températures planétaires représente en moyenne un sixième de cette glaciation. D’autres observent ce refroidissement comme le retour vers les conditions du « petit âge glaciaire » avec ces hivers rigoureux qui ont glacé l’Europe et le nord américain entre 1600 et 1900, à une époque où la Tamise était si solidement gelée que les londoniens faisaient des barbecue sur la glace et que les bateaux briseurs de glace naviguant sur la rivière Huston allaient jusqu’à New York.

Les causes régissant ces divers âges glaciaires restent un mystère.  » Notre connaissance de la transformation des mécanismes climatiques reste aussi fragmentaire que notre capacité à la mesurer  » concède le rapport de l’Académie des ciences cité ci-dessus.  » Non seulement les questions scientifiques élémentaires restent largement sans réponse, mais également, et sous maints aspects, nous ne sommes pas même de poser les questions clées« .

Les météorologistes pensent qu’ils peuvent prévoir, en fonction des résultats actuels, un retour vers les conditions ayant existé au 19ème siècle. Ils commencent par souligner que la légère chute de la température globale a déjà de larges répercussions dans la haute atmosphère. Ce qui interrompt la douceur des flux de vent d’ouest dans les régions tempérées. Par ailleurs une telle pression atmosphérique aggrave les conditions locales du climat par des sécheresses prolongées, des inondations,de longues gelées, des moussons tardives et même l’élévation des températures ici et là, tout un ensemble qui a un direct impact sur la production agricole.

 » Le système mondial de la production agricole « , prévient Docteur James D. McQuigg de la NOAA « est bien plus affecté par les variations climatiques qu’il y a cinq ans « . Plus encore, la croissance de la population mondiale et l’existence de frontières nationales plus hermétiques rend impossible pour les populations affamées de migrer des pays dévastés, comme elles le faisaient naguère en période de famine.

Les climatologues sont pessimistes quant à la volonté des leaders politiques de prendre des décisions permettant de contrebalancer les changements climatiques, voire d’en ralentir les effets. Ils admettent néanmoins que l’une des plus audacieuses solutions proposées, telle que faire fondre la calotte glavière en la recouvrant de suie noire ou encore détourner les fleuves de l’Artique; peuvent créer de bien plus grands problèmes.
Mais les scientifiques remarquent que bien peu d’indices indiquent une quelconque préparation des gouvernants à prendre des mesures élémentaires comme le stockage des denrées de base ou la prise en compte des variables climatiques au sein des prévisions économiques modélisant le futur de la production agricole. Or, plus les planificateurs retarderont la prise de décision
face au changement climatique, plus les difficultés s’ aggraveront et deviendront une réalité peu reluisante  » .

Conclusion : pour ne plus se faire mener en bateau, à la façon de cet article, allez sur le site climat-sceptique.com

et lisez le dossier préparé par resiliencetv : A propos du réchauffement climatique

Voir également les divers articles à ce propos dans la Une de Intégrisme

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Jennifer Sochez 14/2/2007

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