L’étouffe-réalité

Quand il en sera ainsi, alors l’atmosphère de catastrophe qui précède toujours les macro évènements apparaîtra dans toute son ampleur. Un peu comme le 11 septembre. Puissance mille.

Mais rien n’est encore joué. Les forces du Mal se conjuguent certes pour forcer le destin en préparant les effondrements avant gardistes qui, toujours, sont le fait au départ de minorités effaçant d’emblée la statistique rassurante des moyennes pondérées.

En 1917, les léninistes étaient minoritaires, donc insignifiants du point de vue de la sociologie descriptive. Idem pour le fascisme mussolinien ou le nazisme hitlérien : de vulgaires groupuscules qui ont pu néamoins émerger quand la conjonction de diverses séries de faits ont formé congruence et par là ont pesé pour faire ensuite boule de neige et enfin avalanche.

Il suffirait qu’une attaque simultanée d’Israël et une série bien ciblée d’attentats se conjuguent dans le maelström de grèves larvées et d’émeutes ethnico-sociales, pour que se casse la croissance mondiale, s’accroisse les tensions internes, fasse enfin basculer des pans entiers de populations dans ce camp du Mal qui a de plus en plus le visage du Bien malgré ses carnages et sa soif de sang, ce qui est là sa force, sa plus belle réussite : même le communisme, avec son visage d’ange, n’a pu cacher qu’il se nommait Dorian Gray, ses crimes sont apparus en autant de rides qui font rapetisser les têtes à la taille de pommes rabougries que l’on donne l’hiver au groin rigolard des cochons.

Pour le moment l’alterislamisme se porte bien et arrive même à se faire interviewer sans souci pour déverser sa haine, tel cet indonésien avouant au micro de CNN que l’occidental en tant que tel est une « target », sans que le mot racisme ne soit une seule fois prononcé en réaction, le journaliste écoutant cela pieusement, comme si haïr l’occidental était naturel. Puisqu’il est devenu ce juif moderne source de tous les maux, peu importe le temps, peu importe si soi-même l’on n’est pas si pur, peu importe puisque toute une atmosphère ambiante somme à la soumission à la dissipation masturbatoire plutôt qu’à l’érection d’une volonté, ce qui est ringard, vieillot, pour un occidental qui préfère, comble du vice, le laisser à son assassin qui s’apprête pourtant à l’occire.

Mais rien n’est sûr.

Surtout si l’on arrive à faire confiance à de nouvelles forces qui sont prêtes pour agir parce qu’elles ont diagnostiqué les failles depuis longtemps, mais ont besoin d’être équipées, entraînées, conseillées. Le chemin est long et, peut-être, qu’il n’est pas encore trop tard.


Lucien SA Oulahbib 25/6/2007

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