Les paradoxes du social nationalisme ou les limites du pragmatisme

Ce qui a comme conséquence de réduire l’offre de crédit (à moins de fabriquer de l’inflation) donc de renchérir à terme les taux d’intérêts, empêchant les moyennes entreprises d’emprunter, ce qui attire encore plus vers elles les fonds de pension étrangers qui, pour compenser leurs investissements, incitent à encore plus de délocalisations, soit précisément ce que les sociaux-nationalistes, de gauche et de droite, veulent soit disant éviter…
Nous nageons ainsi en plein paradoxe qui ne peut guère être contrecarré par la seule recherche de compromis boiteux ou par l’austérité puisque ce genre de pis aller ne fait que donner de l’eau au moulin à ceux que l’on cherche pourtant à contenter en édulcorant les réformes promises (comme l’autonomie des universités, la SS, etc) dont l’absence creuse encore plus les déficits et donc fragilise l’assise de l’Etat, c’est-à-dire le Service Public…

Ainsi ses soit disant défenseurs en sont les plus grands pourfendeurs puisqu’en rendant les choses de plus en plus irréformables ils aggravent de plus en plus une situation qu’ils pensent améliorer en prenant des décisions qui vont précisément dans le sens opposé.

Nous nageons dans l’absurde et naviguons de plus en plus à vue malgré les effets de manche et les coups de menton qui font office de discours de politique générale.

La rentrée risque d’être nerveuse…

Michel Leubel 5/7/2007

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