Où va le Président Nicolas Sarkozy ?

Sarkozy réagit devant nos yeux ébahis comme un amant éconduit en quête de sa rédemption ; identique au fond à tous ces leaders de droite qui font désormais la queue devant les émissions people de gauche et d’extrême gauche : la Galerie des Apparences étant en effet supposée être à jamais de ce côté désormais, de même que la mode, le sexappeal, et la culture (Art contemporain compris), autant dans ce cas faire preuve de realpolitik et préférer la fuite en avant dans la tactique politicienne du débauchage des maillons faibles de la partie adverse, -(dernier en date, DSK au FMI alors que Madelin s’est porté candidat depuis des années à ce poste), que de tenter, un tant soit peu, de prendre à bras le corps les problèmes urgents du pays comme l’écrit Philippe Robert dans nos colonnes.


C
e constat peut cependant paraître sévère. Et surtout hâtif à deux mois des élections présidentielles et après le si beau discours de Politique Générale de François Fillon….


I
l n’empêche : les solutions esquissées en matière économique et sociale restent dans la droite ligne d’un social étatisme imprégné de social nationalisme cocorico (à l’encontre de la BCE) ; rien de nouveau sous le soleil dogmatique qui refuse toute autre solution que l’austérité, le rognement des prestations, et le compromis mièvre.

Pourtant, il aurait été fort loisible d’en appeler à la réflexion, à l’expérimentation, en matière de protection sociale, de retraites, de réformes de l’Etat, d’Europe, de négociations à l’OMC. Pourquoi ne pas le faire ? Comment se fait-il qu’il n’y ait pas de commissions ad hoc édifiées permettant à ce que des experts puissent énoncer leurs analyses au lieu de voir ces éternelles rencontres avec des « partenaires » sociaux convaincus par avance qu’il est urgent de ne rien faire ?

Il est curieux que rien ne soit demandé en matière de proposition de réformes aux principaux services de l’Etat (ne serait-ce que ne pas creuser trois fois le même trou en matière d’équipement : téléphone, gaz, électricité) aux compagnies d’assurances, aux principaux fonds de pension, en matière de protection sociale, de retraites.

Sarkozy, en pragmatique, paralyse l’adversaire, en attendant mieux, sans doute la croissance, qui se raffermit déjà aux USA (contrairement aux prévisions); ce qui permettrait qu’elle fasse en effet le reste, comme mettre un peu de beurre dans les épinards, ce qui cacherait un peu les trous de la SS (puisque les charges rentreraient mieux avec l’augmentation du taux de croissance).

Mais ceci est un pis aller parce que la mondialisation continue, et comme le poids des charges, de la dette, et de la non réforme de l’Etat, ne s’en trouve pas allégé, les délocalisations et l’aggravation des gaspillages risquent de s’accélérer.

Où va le président Sarkozy ? Le sait-il lui-même ?

Le compte à rebours a pourtant déjà commencé…

Iris Canderson 8/7/2007

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