La gaute tout d’abord “pense” toujours qu’il faut panser d’abord les plaies de “l’héritage” dont “l’accumulation” ourdie permettrait la formation du “Capital” lui-même issu d’une “exploitation de l’homme par l’homme” (le socialisme étant le contraire rétorquent les mauvaises langues) or tout est faux ou presque : le bénéfice net d’une entreprise donnée ne provient pas d’un “meilleur” héritage (accumulation, exploitation) mais d’une capacité optimum à produire et offrir au mieux ce que demande/intéresse “le” marché.
Les histoires (storytelling) de Marx (T.1 du Capital) sur une “plus-value” (ou “surtravail”) qui serait faite avant toute vente est une fable au sens où le travailleur verrait doubler ce qu’il doit produire sans équivalent en salaire, ce qui relèverait en effet d’une injustice, rendue uniquement possible cependant si le travailleur en question se trouve en situation économicopolitique défavorable au sens où il est obligé d’accepter ces conditions du fait d’un chômage exacerbé, d’une absence de syndicat indépendant, d’un propriétaire tyrannique alors que dans une situation “normale” il pourrait changer d’entreprise, refuser le doublement de travail, d’autant qu’en définitive le bénéfice réel ne proviendrait même pas de cette spoliation puisque l’objet ou le service ainsi produit doit tout de même se vendre pour que ce propriétaire indélicat puisse au moins rentrer dans ses frais…
Or sur cette question pourtant cruciale (sans vente ou à moindre quantité pas ou peu de bénéfice net) Marx botte, obstinément, en touche, éludant renvoyant au fait (T.2) que le capital émigre dans ce cas vers les secteurs les plus rentables, mais que à terme (T.3) il sera vaincu par la “baisse tendancielle du taux de profit” lorsque les machines remplacent des travailleurs qui sont les uniques porteurs de la “valeur” précisément sous payée afin de créer le bénéfice ; tout un raisonnement qui s’est avéré faux : le capital s’est développé avec l’émergence de l’usine structurant la division technique du travail ; tandis que la paupérisation tant attendue ne s’est pas produite ou à la marge (surproduction, inadéquation entre offre et demande sur le marché du travail) ; Marx, par honnêteté, n’a d’ailleurs pas publié de son vivant les T 2 et 3 du Capital ; Engels les confiant à Kautsky qui avec Berstein a alors fondé le pendant allemand du saint-simonisme comtien et durkheimien et catholicisme social français : la social-démocratie ou la cogestion (ancêtre de la capitalisation salariale) que Lénine refusa avec véhémence (jusqu’à la NEP qui lui créa cependant une hémorragie cérébrale…)
Un refus repris ensuite par Staline et ses émules français jusqu’au Gourou actuel croyant qu’en effaçant la dette (à renouveler tous les quatre à cinq ans dans ce cas) l’on peut créer du misérable à crédit afin d’être élu par lui au lieu de laisser libre non pas le renard dans le poulailler mais coqs et poules qui sauront avec l’aide des autres animaux chasser les prédateurs…
Quant à la droiche, au-delà de ses diverses tendances, elle est toujours forgée par le vieux fond méprisant d’une aristocratie hors sol (qui n’a pas encore compris le pourquoi du 4 août 1789) regardant de haut le monde du travail au lieu de contrecarrer le léninisme par la participation que les gaullistes permirent cependant mais bien trop tard (l’élection de l’ex-vichyste Mitterrand en sera l’effet) ; toute une parcimonie en tout cas reprise par la gaute actuelle préférant continuer le jacobinisme teinté de léninisme par d’autres moyens comme instrumentaliser toutes les institutions et services dits “publics” grâce aux taxes Rapetou et la dette Danaïde forçant les salariés dans certains secteurs (médias, éducation…) à faire de la propagande, à refuser tout pluralisme, à surpayer des bureaucraties mexicaines et sous-payer des contractuels et vacataires, à fabriquer en un mot de l’électeur à coups d’assistanats payés par la dette qui roule et que l’on promet effaçable…
La droiche, elle, a préféré au mieux “colbertiser” plutôt que “turgotiser” c’est-à-dire mercantiliser par des “coups” diplomatiques encore en cours (tant d’achats de “rafales” etc., mais guère de centrales nucléaires dont le savoir s’est perdu faute d’avoir été préservé, sans parler d’un Concorde abandonné et ce non pas “à cause” du kérozène…) ou étatistes (plan Bull, Minitel, aujourd’hui éoliennes…) au lieu de faire confiance à l’ingéniosité d’un peuple français qui a toujours été à la pointe de l’innovation (voyez la fin du 19ème siècle, sans parler de la carte à puces des années 80…).
Bref, gaute et droiche fonctionnent encore en France sur un logiciel dépassé, au sens propre également, à la grande joie des cyberpirates…
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