Un peu à la façon des bergers dont les brebis sont égorgés par les loups que des néo-animistes réintègrent fanatiquement obsessionnellement dans nos campagnes et qui sont indemnisés (sur le tard et pas entièrement) ; le futur ex-Président promet ainsi comme seule “empathie” un “care” minimaliste (art contemporain oblige) à des victimes ayant subi l’assaut non pas de “sauvageons” ou de “désaffiliés” mais de monstres, des orques, ceux du Seigneur des Anneaux, sans autre foi ni loi que leur dernier “selfie”.
Fascination envers la force brute, que l’on domestique paradoxalement dans le civil en pourchassant toute “violence symbolique” ne serait-ce qu’un sourire dans la rue, tenir une porte, se défendre légitimement contre une agression (d’un extrême à l’autre donc)mais que l’on admire et pardonne chez l’autrui “racisé” (le 11 septembre, le 7 octobre, les dancings d’Alger, le Bataclan…) jusqu’à le consommer secrètement passionnément également (l’amour platonique ayant ses limites)dans des pentes Virginie (“campagne punk”) en alcôves et sous chemsex.
Car lorsque l’on apprend plus pragmatiquement, et ce de la bouche du maire de Marseille, que celui-ci n’avait comme protection policière qu’une compagnie de 80 CRS alors que la moindre grosse huile (sans parler du Pape) en déplace des milliers… Et lorsque l’on entend également, à l’instar de ce qui s’est passé au Bataclan, qu’il y avait selon Thierry Mariani, des “réserves” de policiers qui n’ont pourtant pas été “engagées”, l’on devine alors qu’en plus de cette production quasi industrielle de monstres ayant par ailleurs remplacé le drapeau français voire même le drapeau rouge par le drapeau djihadiste, qu’existe aussi sur le terrain une gabegie inouïe en matière même plus de “maintien” mais de “rétablissement” de “l’ordre républicain” ; laissant dans ce cas jusqu’à de simples franchises Franprix (tenues pourtant par des gens de “la” diversité) se faire piller jusqu’à la dernière canette…
Ce qui fait que ce chaos et ses cahots ne peuvent qu’être voulus ; ou alors sont-ils devenus incontrôlables à force de glisser sur la pente du Nihilisme ? Ou encore les deux mon Général ? Or, attaquer des mairies, les brûler, expriment bien par ailleurs cette double fourchette entre un laisser faire calculé susceptible de créer un “en même temps” cette situation intenable pour la succession et une perte totale du principe de réalité du genre “après moi le déluge” ; ce qui implique alors qu’en effet et ce au plus haut de (feu) l’appareil d’Etat cette absence de mesure au sens propre comme au sens figuré serait devenu “systémique”…
Et puis parler pour ne rien dire comme Emmanuel Macron sait excellement le réaliser (en cinémascope et sous I.A : était-ce d’ailleurs réellement “lui” et pas plutôt une image de synthèse ?) signifie surtout que l’on parle pour dire le rien l’incarnant même l’exprimant lui-même, en son non, d’où émerge ainsi, et, enfin, “la Bête de l’évènement”…
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