Quatre exigences minimales pour la paix

Lundi dix-huit mai, le Président us et le Premier ministre israélien vont enfin se rencontrer. Le public sera donc informé de la politique de la nouvelle administration américaine à l’égard du Proche-Orient et celle que le gouvernement israélien est prêt à mettre en œuvre en faveur de la Paix. Dans cette attente, plusieurs pays appellent ouvertement à la solution de deux états. Certains, tels Kouchner et Blair, voient même le risque de la « fermeture de cette fenêtre d’opportunité ». D’autres, tel le roi Abdallah II, probablement lassé de l’indépendance d’Israël, exige (pas moins) que ce pays agrée cette solution et entérine le plan de la ligue arabe, tout en oubliant de rappeler qu’il gouverne le foyer arabe de Palestine, dénommé Transjordanie et crée par la Société Des Nations en 1923 !
 
Ces appels pourraient être considérés comme comiques si n’était que, tôt ou tard, ces ‘’conseilleurs’’ devront se confronter à la réalité du terrain et résoudre quelques interrogations quant à l’avenir d’Israël sur la terre ancestrale et permettre, seulement ainsi, la création d’un nouvel état.
 
Ainsi, qui, de ceux là entres autres, exige des ‘’Palestiniens’’, ou de la communauté internationale musulmane, la reconnaissance de la qualité d’état juif à Israël pour court-circuiter toute renaissance ultérieure du conflit ?
Qui en appelle à la fin totale de la terreur et de la violence proche ou lointaine à l’égard d’Israël pour lui permettre de croire à un avenir meilleur et accéder à la requête internationale ?
Qui engage les ‘’Palestiniens’’ et la Oumma à mettre une fin à la diffusion et l’enseignement de la haine et de l’antisémitisme dans les mosquées, les écoles ou les médias à l’égard du peuple israélien, quand ce n’est pas envers le peuple juif dans sa totalité ?
Qui somme les belligérants d’Israël d’oublier définitivement l’exigence d’un « droit de retour des réfugiés », utile, certes, pour modifier la destination du refuge juif en « état de tous ses citoyens » (musulmans évidemment), mais surtout pour faire avaliser  par la communauté politique la faute originelle du renouveau d’Israël quant à la naissance du conflit ?
 
Quatre revendications israéliennes primordiales qui permettront à la « paix juste et durable » de s’installer et de faire de cette région une terre prospère. Quatre demandes que les puissances internationales sont incapables de satisfaire pour causes de mercantilisme, de pétrole mais aussi de banlieues islamisées. Quatre exigences israéliennes minimales et incontournables, sauf à prétendre au suicide du seul état démocratique de cette région !
 
Ces points, mais aussi celui de Jérusalem, capitale indivisible de l’état d’Israël, devront trouver une réponse avant toute création d’un  nouveau foyer arabe de Palestine. Au final, peu importe les positions des puissances internationales si l’on sait que ces nécessités ne seront pas résolues d’ici peu.
 
Si Benjamin Netanyahou veut réellement progresser vers cette Paix si attendue des israéliens, il devra dresser une liste de ces exigences et la rendre publique afin que le débat s’engage.
 
Ce qui aura pour effet premier de réduire la pression sur Israël, bouc émissaire bimillénaire de tous les fléaux qui frappent cette planète.
 
Victor PEREZ ©
 

Victor Perez 15/5/2009

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