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La fuite en avant de l’apocalypse écologiste

A l’instar d’AGATHOCLE de Syracuse débarquant à Carthage, Nicolas SAKOZY a brûlé ses vaisseaux à la tribune de la 64ème assemblée générale de l’ONU. En clair, il s’interdit désormais toute retraite pour s’être beaucoup trop avancé… en territoire ennemi. En effet, après avoir attentivement écouté (puis relu) le discours prononcé, ce 23 septembre, à New York par le président français, je suis saisi par sa détermination sans faille à imposer au monde subjugué sa propre conception de l’urgence climatique.
 
    Les mots pour le dire sonnent d’ailleurs comme des tirs de barrage dont on peut raisonnablement penser, tant ils sont concentrés sur leur cible, qu’ils feront quelques dégâts à chaque salve bien ajustée :
 
    "Aujourd’hui, nous avons 87 jours pour réussir ou pour échouer. Grâce au constat des savants unanimes, nous savons que le réchauffement climatique est une réalité. Personne ne peut contester cette réalité.
 
    "Nous savons que nous devons le limiter à 2° et que si nous ne réussissons pas, ce sera la catastrophe. Ce point ne supporte plus aucun débat (…).
 
    "En résumé, nous avons le choix de la catastrophe ou de la solution. Nous décidons pour la planète tout entière et ce que nous ne déciderons pas, ceux qui nous suivront ne pourront plus le faire. Rarement un choix a été si crucial pour l’avenir de l’humanité".
 
    Ce langage est tenu, ne l’oublions jamais, par un chef d’Etat sous influence, puisque Nicolas SARKOZY a cru de son devoir (sans nul doute pour augmenter ses chances d’être élu en 2007) de signer le Pacte écologique du chantre français de la décroissance Nicolas HULOT.
 
    A l’inverse de M. SARKOZY, pour qui tout est désormais joué sans aucune discussion possible (ni d’ailleurs aucune vraie réflexion politique préalable), je voudrais faire ici entendre un autre son de cloche issu, lui, d’une réelle recherche de la vérité scientifique sans, pour autant, vouloir l’imposer par force aux autres.
 
    "André LEGENDRE* n’est pas un climatologue, ni un expert du C02, mais un ingénieur qui se pose ces questions depuis de longues années; en "honnête homme", sans a priori mais avec toute la rigueur et la curiosité scientifique qui l’anime, il décortique ces questions brûlantes et tente d’expliquer, au-delà des idées toutes faites et des dogmes majeurs, ces phénomènes qui concernent le devenir de tous ses concitoyens".
 
    J’ai retrouvé, quasiment mot pour mot, la lettre et l’esprit de cette courte biographie de M. LEGENDRE en quatrième de couverture de son livre : "L’Homme est-il responsable du réchauffement climatique ?" (Editions EDP sciences, mars 2009). Quel bonheur de pouvoir s’en remettre à quelqu’un dont le seul souci, fécondé par le doute scientifique, consiste visiblement à vous ouvrir l’esprit !
 
    Je cite André LEGENDRE :
 
    "Sur les bases exposées par le GIEC, le non-spécialiste aura, avant même de connaître les réponses aux questions qu’il se pose, le sentiment que l’augmentation anthropique du CO2 dans l’atmosphère pourrait bien être la cause de l’augmentation de température depuis la fin du petit âge glaciaire (…)
 
    (…) J’ai d’abord été convaincu que l’homme était responsable du réchauffement climatique et que ce dernier, s’il se poursuivait, pouvait constituer une menace pour l’humanité et la diversité des espèces (…) J’ai ensuite eu la curiosité, naturelle de par ma formation scientifique, de chercher les réponses (…) et, notamment, de rechercher comment "l’évidence qualitative" pouvait se quantifier (…).
 
(…) J’aurais pu raconter la progression pas à pas de ma quête personnelle, avec son lot d’hésitations, d’incertitudes, puis de convictions (…) Si le CO2 n’a qu’une incidence minime sur le climat et si les retroactions positives sont mises en doute, alors comment peut-on expliquer la montée de température depuis le milieu du XIXème siècle ?".
 
    Après en avoir délibéré pendant 284 pages éblouissantes d’intelligence scientifique et de sens humaniste – que je ne saurais trop conseiller, pour 17€ TTC, de lire intégralement – M. LEGENDRE prend alors clairement position :
 
    "Ce n’est pas la peur paralysante d’une catastrophe annoncée, au reste parfaitement hypothétique, qui soutiendra la recherche de l’équilibre écologique nécessaire. Ce n’est pas plus un sentiment de culpabilité et le repentir des avancées passées du progrès. Ce n’est pas non plus l’application sans discernement d’un principe de précaution qui ne serait qu’un renoncement à la créativité, à l’expérimentation, au progrès. Ou pire, qui ne serait qu’une excuse du pouvoir politique pour ne pas prendre ses responsabilités, en alléguant la recherche d’un hypothétique et illusoire risque zéro".
 
    Mais revenons à Nicolas SARKOZY lorsque celui-ci vient à la rescousse du prochain sommet de Copenhague, dont la réussite, d’ailleurs, semble de plus en plus tenir à un fil et c’est tant mieux, en déclinant les principes qui, selon lui, doivent présider à son succès :
 
    "Nous savons parfaitement quels sont les quatre principes qui feront le succès de Copenhague :
 
    – Réduction de 50% des émissions mondiales d’ici à 2050.
    – Pour les pays développés, ce n’est pas une réduction de 50% qu’il faut, c’est une réduction d’au moins 80% d’ici 2050.
    – Pour les pays émergents, il faut réduire la croissance de leurs émissions avec l’aide financière et technologique des pays développés. J’y reviendrai.
    – Et enfin, d’une façon ou d’une autre, il faudra payer pour les pays les plus vulnérables, ceux d’Afrique et les petits Etats insulaires, il n’y a pas d’autre choix.
    Qu’est-ce qui manque ? Il manque aujourd’hui deux choses : la volonté et la confiance".
 
    Pour ma part, je ne vois qu’une seule et unique obsession dans cette litanie d’indulgences dispensée devant un parterre ravi de tant d’altruisme à la française : un pillage systématique et très bien ciblé, pour de fausses bonnes raisons, des richesses inventées, produites et accumulées par l’Occident à l’aune de son génie forgé par la miraculeuse alliance d’Athènes, Rome et Jérusalem.
 
    En forme de réponse du berger à la bergère, que l’on me permette de citer l’extrait suivant tiré d’un article, paru le 17 septembre dernier dans Le Journal de Montréal ainsi que dans Le Journal de Québec, dont l’auteur est Nathalie ELGRABLY-LEVY, économiste senior à l’Institut économique de Montréal :
 
    "Mais avant de faire de l’écologie un principe supérieur auquel nous devons respect et obéissance inconditionnels, les sectateurs de la religion verte pourraient-ils répondre au préalable à quelques questions :
 
    1) Si l’être humain est responsable du réchauffement climatique, comment expliquer que la planète Mars se réchauffe alors qu’elle est inhabitée ?
    2) Si l’activité solaire est responsable de l’augmentation de la température sur Mars, pourquoi ne serait-elle pas également la cause des phénomènes observés sur Terre ?
    3) Comment expliquer les cycles de réchauffement et de refroidissement enregistrés bien avant l’avènement du moteur à combustion ?
    4) Comment expliquer que le niveau de CO2 était 8 fois plus élevé à l’époque des dinosaures qu’il ne l’est aujourd’hui ?
    5) Pourquoi les données des Nations-Unies ne révèlent-elles aucun réchauffement  depuis 1995 ?
    6) Que penser des scientifiques qui sont nombreux à annoncer un refroidissement de la planète ?
    7) Pourquoi persister à dire que le débat est clos alors que des centaines de scientifiques contestent la thèse du réchauffement ?
 
    Poser de telles questions, ce n’est pas attaquer l’écologie. Au contraire, c’est vouloir séparer le grain de l’ivraie, et éviter les dérives idéologiques qui engendrent des réglementations inutiles, absurdes et coûteuses. Et puis, n’est-ce pas au questionnement que nous devons l’avancement des connaissances ? En revanche, invoquer un pseudo-consensus pour étouffer les voix discordantes, c’est assassiner la science pour entretenir une croyance. C’est mépriser la vérité au profit d’une écolocratie déterminée à imposer l’idéologie de la décroissance. Notre niveau de confort actuel est le résultat de milliers d’années de travail et d’efforts. Allon-nous vraiment y renoncer sans réel débat ?".
 
    Lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, une théorie de prix Nobel et de scientifiques de haut niveau avait déjà lancé, le 14 avril de la même année, le fameux Appel d’Heidelberg qui, dix-sept ans après, n’a toujours pas pris la moindre ride ! Aurait-on volontairement oublié, dans les sphères de l’Etat saturées d’énarques, la teneur hautement morale, politique et scientifique mais, il est vrai, terriblement dérangeante d’un tel texte aux signatures prestigieuses ?
 
    Je pourrais multiplier les exemples de gens de bonne foi, provenant de tous les horizons de la société civile, qui ont pris le temps et les moyens de se forger une opinion sur cette question fondamentale du réchauffement climatique.
 
    Aussi, serait-ce donc trop demander au président de la République de faire en sorte que les élites politiques françaises, dont en premier lieu lui-même, ne se laissent pas aussi facilement circonvenir par un soi-disant consensus scientifique qui, dans les faits, apparaît de plus en plus comme une imposture planétaire ?
 
Librement !
Philippe (Sully) ROBERT
Membre du Parti libéral démocrate
http://sully1.typepad.com & http://cozop.com/sully1/
02400 FRANCE
 
 

Philippe Robert 24/9/2009

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