La naïveté d’Obama honorée à Oslo

Barack Hussein Obama, 48 ans, premier président noir des Etats-Unis qui se veut l'héritier de l'apôtre des Droits civiques Martin Luther King et du président John Kennedy, recevra son Prix Nobel jeudi .

Le président américain s'envolera ce mercredi  matin pour Oslo et recevra le jour suivant le prix qui lui a été décerné en octobre. Le choix de M. Obama avait créé la surprise générale, n'étant au pouvoir que depuis moins d'un an, n'ayant enregistré que de maigres résultats en politique étrangère.

Le Président Obama, qui a fait de la « réconciliation avec le monde musulman » l’un des objectifs de son mandat, n’a pas réussi à recueillir sa relation particulière avec l’islam  pour contenir les dangers de l’islamisme et rendre le monde plus sûr à long terme.

L'Afghanistan et le Pakistan sont aujourd’hui sur la sellette. Les rebelles talibans parlent d'utiliser les armes nucléaires récupérées contre les Etats-Unis. Au Pakistan , le gouvernement a levé les restrictions imposées au "père" du programme nucléaire pakistanais, Abdul Qadeer Khan, considéré comme le "père" de la bombe atomique pakistanaise. Abdul Qadeer Khan était jusqu'à présent placé en résidence surveillée après avoir reconnu sa participation directe à des activités de prolifération au profit de trois dictatures : l’Iran, la Corée du Nord et la Libye.

En Afghanistan, le théâtre des opérations des talibans et d'Al-Qaïda s'est agrandi et fortifié,  jusqu'au Pakistan et jusqu'en Inde. M. Obama a annoncé le 1er décembre l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires pour tenter de stabiliser l'Afghanistan, portant le total de militaires américains dans le pays à quelque 100.000. Sous sa présidence, le contingent américain dans le pays aura quasiment triplé.

M. Obama évoquera "évidemment la coïncidence entre la remise du prix Nobel de la paix et la décision d'envoyer des renforts en Afghanistan", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs.

Avec l’Iran, le titulaire du Nobel de la Paix privilégie le verbe au détriment de l’action. Sa naïveté devant un  régime islamo fasciste, qui construit sa bombe atomique et menace Israël, est devenue flagrante. Sa politique de la main tendue est plus qu’un échec. L'administration Obama a marqué un record alarmant, naïf et dangereux en ce qui concerne sa maîtrise du dossier iranien. L’Amérique d’Obama accepte d’ores et déjà le fait accompli et pense pouvoir vivre avec un Iran nucléarisé à l’instar de la guerre froide. Face à ces courbettes américaines, l’Iran fait la fine bouche. L’Etat perse continue à défier le monde et s’apprête à construire  dix nouvelles usines d'enrichissement d'uranium et se disant déterminé à poursuivre ses activités d'enrichissement d'uranium, malgré un rapport critique de l'AIEA.

L’Iran a répondu aussi par la négative à l'essentiel des propositions formulées à Vienne par les six grandes puissances, sous l'égide de l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA), et notamment de transférer 75% de son uranium à la Russie et à la France. Et c'est bien là le mauvais fruit de l'irresponsable politique Barack Hussein Obama, de surcoût  désigné Prix Nobel de la Paix 2009.
Avec l’arrivée au pouvoir d’Obama, la politique américaine au Moyen-Orient a aussi montré sa défaillance. Plusieurs incidents soulèvent des inquiétudes quant à la politique de la Maison Blanche vis-à-vis d'Israël et du Moyen-Orient. L'administration américaine a laissé les ennemis d'Israël se servir de la question des implantations comme excuse pour ne pas faire de pas en avant vers la paix. Le seul objectif possible d’Obama est de matraquer Israël pour l’amener à des concessions aux Palestiniens qui ne sont pas intéressés par la paix.

En Israël, le diktat d'Obama a suscité et suscite  encore un élan populaire massif de rejet de ce dernier. La réponse palestinienne a même été encore plus virulente . Clairement enhardi, l’assemblée générale du Fatah  en Août 2009 a montré du mépris pour toute initiative qui pourrait faire avancer le processus de paix.

Hussein Obama a toujours démontré dans son accession à la présidence qu'il était l'homme capable d’avancer sur la question Proche orientale .Mais en réalité,  il a placé Israël en ligne de mire comme bouc émissaire de l’échec de sa politique de négociation avec l’Iran.

Obama, qui recevra son Prix Nobel jeudi, n’a plus de chance de résoudre le conflit israélo-palestinien que ses prédécesseurs  à la Maison-Blanche, Bill Clinton ou George W. Bush. Toute la volonté de Barak Obama n’y fait rien : les efforts du président américain – pour mettre fin au conflit du Proche-Orient paraissent s’enliser inexorablement. Il n’a presque rien obtenu jusqu’à présent. L’impasse semble à priori complète sur le terrain.

Les bonnes intentions ne suffisent pas au Moyen-Orient… Le gouvernement Obama continue de faire de grosses erreurs qui ont un effet dévastateur sur ses propres intérêts et objectif. La politique actuelle des USA a détruit toute chance non seulement de progrès sur le front israélo-palestinien, mais même de tenir des pourparlers.

La presse obamanique va certainement couvrir avec enthousiasme la cérémonie du Prix décerné à Hussein Obama. Néanmoins,  plusieurs  personnes avertis  à travers le monde  pensent qu’il ne mérite pas le Prix Nobel de la Paix. D’ailleurs  plus de 2.000 policiers norvégiens, y compris des tireurs d'élite et des équipes cynophiles, vont être mobilisés pour la remise du prix Nobel ce jeudi. Le gouvernement norvégien a débloqué un budget exceptionnel de 92 millions de couronnes (10,9 millions d'euros) pour les forces de sécurité déployées lors de la venue de M. Obama, soit 11 fois la somme remise au lauréat avec la médaille et le diplôme Nobel.

Tunis

 

 

 

 

 

 

Ftouh Souhail 9/12/2009

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