La vérité sur le Proche-Orient

Or, une vision déformée mène à des opinions aussi fausses que dangereuses car le poids de l’opinion publique existe bel et bien. D’ailleurs dirigeants, leaders d’opinion et hommes politiques sont victimes, eux aussi, de la même désinformation.
Un état de choses qui résulte de plusieurs facteurs. Un journaliste peut être de très bonne foi et se fier à des dépêches d’agences. Ou être sur place. Dans un cas comme dans l’autre il peut être lui-même désinformé. Car la liberté de mouvement au Proche-Orient est toujours conditionnée. Rares sont les journalistes qui vont aller chercher l’information seuls et seront en mesure de le faire. Ils dépendent donc, pour la quasi totalité d’entre eux, d’assistants. Pour qui il est aisé de les manipuler…

Un exemple flagrant est l’affaire Al-Dura, cet enfant palestinien tué lors d’un échange de tirs entre soldats israéliens et Palestiniens armés en septembre 2000. Une partie de la scène est filmée par un cameraman palestinien. Il envoie les images au journaliste de France 2 qui n’était pas sur place en lui annonçant que l’enfant a été tué par le soldats israéliens. Commentaire repris par le journaliste qui ne vérifie rien. Ces images insoutenables de la mort d’un enfant en direct seront diffusées par la chaîne française encore et encore. Et elles feront le tour du monde car France 2 a décidé d’offrir ces images gratuitement à qui veut les diffuser.

Voici donc le monde entier et, notamment le monde arabo-musulman, convaincu de tenir la « preuve » de ce qui serait un acte de barbarie israélienne : des soldats s’acharnent sur un enfant innocent et totalement impuissant. Ces images seront l’un des facteurs du déclenchement de la seconde Intifada. Ou plutôt l’un des prétextes utilisés, cette Intifada ayant été décidée par Yasser Arafat au sortir de Camp David, alors que le Premier ministre israélien de l’époque, Ehoud Barak, avait proposé à Yasser Arafat tout ce que les Palestiniens réclamaient. Element très peu connu car la vox populi, habilement manipulée, a préféré croire que le facteur déclenchant aurait été une visite d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple / Esplanade des Mosquées à Jérusalem. Visite qui avait pourtant été organisée avec l’accord des autorités palestiniennes, ce qu’ignorent la plupart des gens.

Quant à l’affaire al-Dura, Arlette Chabot, alors directrice de l’information de France 2, a reconnu récemment que l’on ne pouvait accuser ainsi l’armée israélienne. Reconnaissance bien tardive alors que le mal est fait et que la légende a pris…

C ‘est en voyant ces images diffusées sur France 2 que le cinéaste Pierre Rehov s’est rendu compte de l’ampleur de la désinformation dont était victime Israël. Et a décidé d’enquêter sur place pour dire la vérité de la situation. Enquêtes dont il nous livre la teneur dans quatre films disponibles en mai
en grandes surfaces, à la FNAC ou chez Virgin.
Des films essentiels pour comprendre les enjeux réels au Proche-Orient, loin de toute désinformation et de tout manichéisme. Il y mêle interviews réalisées sur place, analyses d’experts et de responsables politiques qui ont été ou sont partie-prenante, images d’archives inédites, apportant une information vraie et incontournable.

Chrétiens en Péril, révèle quel sort méconnu est réservé à la minorité chrétienne palestinienne. Qui se réduit chaque jour car les conditions sont telles qu’un grand nombre de chrétiens ont quitté ou quittent les Territoires palestiniens. Le film est bâti autour de l ‘exemple frappant des mensonges de la propagande palestinienne qu’est l’affaire de l’Eglise de la Nativité à Bethlehem. Lieu de culte chrétien particulièrement symbolique qui fut occupé par des terroristes palestiniens qui y terrorisèrent les religieux pris en otage, cassèrent, pillèrent, volèrent. Alors que l’Autorité Palestinienne tentait de faire croire que l’Eglise était assiégée par une armée israélienne diabolisée. Et y parvenait trop souvent, hélas. On voit aussi dans ce film des exemples de responsables religieux chrétiens pas très « catholiques »…


La Route de Jénine, démontre que ce que les Palestiniens et les associations palestiniennes ont tenté de faire passer pour « le massacre de Jénine » au cours de l’Opération Rempart, menée dans la foulée d’une série d’attentats sanglants perpétrés contre des civils israéliens, culminant dans l’attentat du Seder au Park Hotel de Netanya, n’avait été qu’une opération militaire menée contre des terroristes retranchés dans cette ville. Une cinquantaine d’hommes armés y ont trouvé la mort et on est loin des gros titres annonçant des centaines de victimes ! On apprend également, entre autres, dans ce film que pour éviter la mort de civils palestinien, l’armée israélienne avait décidé de ne pas utiliser son aviation mais son armée de terre. Ce qui s’était traduit par la mort de soldats israéliens tués dans les combats qui aurait été évités avec des frappes aériennes.

Ce film, tourné sur place en grande partie, démonte maint mensonges palestiniens, entre autres ceux propagés par le film Jénine, Jénine, largement utilisé par la propagande palestinienne y compris en France. Grâce au film de Pierre Rehov, son réalisateur, Mohamed Bakri, a d’ailleurs dû reconnaître officiellement qu’il avait menti.
On assiste également à une scène d’anthologie où l’on voit des guides palestiniens, justement, organiser une scène fausse à propos de l’accouchement d’une Palestinienne. Le tout filmé par hasard par le réalisateur… qui ne découvrit la vérité qu’en faisant traduire les échanges entre les protagonistes.


Les Réfugiés du Silence et Les Otages de la Haine abordent les deux faces de la question des réfugiés au Proche-Orient. Question qui se trouvera au coeur de toute négociation finale entre Palestiniens et Israéliens. En effet, la plupart des Arabes, y compris dans leurs plans de paix, réclament « le retour des réfugiés palestiniens chez eux. » Or, les descendants des réfugiés de 48 et 67 sont si nombreux que leur retour signifierait la fin d’Israël. Car, fait unique dans l’histoire, chez les Palestiniens on est « réfugié » de père en fils et une agence spéciale a été créée au sein de l’ONU pour eux.
Des « réfugiés » qui bénéficient de l’aide la plus importante per capita au monde. Avec toutes les dérives que cela implique et que montre Pierre Rehov : pléthore d’employés de l’UNWRA, voitures de fonction luxueuses, etc. . Il démonte également tous les mythes qui entourent l’existence de ces « réfugiés, » et montre en quoi ils sont devenus de véritables « Otages de la Haine ». Quant aux réfugiés juifs de pays arabes, soit près d’un million de personnes, Pierre Rehov raconte leur histoire, histoire méconnue, tragique et trop souvent passée sous silence, d’où ce titre de Réfugiés du Silence de ce volet d’un double DVD. Ou comment les pays arabes sont devenus pratiquement « Judenrein »…


Qui a tué Mohamed al Dura ?
est un film enquête réalisé par une journaliste allemande, Esther Shapira, et que diffuse Pierre Rehov. On y voit à quel point les accusations lancées contre les soldats israéliens présents en cet endroit par le journaliste de France 2 et son cameraman avaient été infondées. Cette enquête, réalisée sur place, doit être vue. Pour que soient rétablis les faits mais aussi pour comprendre de quelle manière l’information peut être faite et devenir parfois une désinformation gravissime dont les résultats peuvent être terribles.

Hélène Keller-Lind 27/4/2006

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