La question de la torture en période de guerre

Sauf qu’il existe une différence majeure entre la torture d’innocents (et leur mise à mort systématique ultérieure) comme l’a effectué le régime de Saddam, et l’interrogation musclée effectuée non pas sur des suspects présumés mais sur des combattants dénoncés par leurs « amis » mis sous pression et préparant les carnages futurs d’innocents, y compris au moment des funérailles ou à l’entrée des hôpitaux lorsque les ambulances arrivent avec leurs blessés.Ne confondons pas ces interrogations effectuées par la Coalition (qui se terminent rarement par la mise à mort) et en effet certaines exactions réalisées par les milices infiltrées dans les nouvelles forces irakiennes.

Par ailleurs ces insurgés n’ont aucune autre légitimité que celles qu’ils se donnent, (puisqu’ils refusent de participer au processus démocratique), et que leur octroient certaines de ces belles âmes dont la mobilisation actuelle alimentent en réalité cette fausse impression d’avoir à faire au cas traditionnel d’une révolte contre « l’occupant ». Or, ce n’est, très strictement, pas le cas.

Il est dommage de le préciser. Deux élections démocratiques ont eu lieu, et les prochaines, celles du 15 décembre, verront nombre de partis dits « sunnites » y participer, malgré les menaces opérées contre eux par cette pseudo « résistance » magma de partisans de l’ancien régime, de djihadistes, et d’idiots utiles pensant se battre pour leur pays alors qu’ils sont utilisés contre lui, faisant croire alors aux journalistes béats qu’il existe une « lutte » contre l’oppression occidentale, alors que si la majorité irakienne pouvait parler ouvertement sans avoir peur des représailles, elle ne dirait pas que la situation est pire que sous Saddam, même si des politiciens comme Allawi (l’ex-premier ministre irakien) ont prononcé une telle phrase, visant seulement cependant les torturés retrouvés dans les locaux du Ministère de l’intérieur.

Il est dommage que les belles âmes soucieuses d’agiter les principes lorsqu’elles entendent les mots « Bush » et « Blair », s’assoient dessus lorsqu’il est question de tortures d’innocents, n’ayant aucune mort sur la conscience, en Afrique du Nord, en Chine, en Russie, et ce parce qu’ils ont voulu précisément défendre ces dits principes que nos belles âmes leur dénient en réalité, comme on le voit en Irak lorsqu’elles soutiennent des assassins.

Ces belles âmes préférent s’enfoncer dans le formalisme juridiste qui fait par exemple passer Saddam pour un innocent, un accusé « présumé », allant jusqu’à refuser qu’il soit jugé en Irak, pensant sans doute que le peuple irakien, peuple de ce « Sud » mythique (génétiquement bon), n’est pas encore assez « mûr » pour manier « la » Justice, celle que le Nord serait seule à posséder, à pouvoir manier si bien (comme on l’a vu récemment en France, à Outreau ?…).

Il est incroyable qu’un tel déni de réalité puisse faire passer ces dangereux totalitaires islamistes et baathistes pour d’innoncents agneaux, victimes, paraît-il, du capitalisme mondial représenté par Bush (et Sharon?), obligés dit-on de se réfugier dans les versions les plus obscurs de leur tradition, alors que ces agneaux refusent en réalité d’enlever leur masque, de dévoiler leur vrai visage visant à revenir à une époque où ils dominaient par la force pure au bout du sabre, appliquant en permanence pillage et prise d’otages, même s’il y avait des moments d’éclaircies (comme dans l’ancienne Bagdad et en Andalousie) que les nouveaux islamistes dénient d’ailleurs ne retenant seulement que la conquête, mettant sur le dos de l’ouverture à la pensée des Grecs des Juifs et des Chrétiens, la cause de la décadence ultérieure.

Mais, par une opération qui dure depuis quelques dizaines d’années, vous n’en saurez évidemment rien, vous, l’opinion, nourrie de canigou recyclé via les décharges idéologiques des théories mortes cherchant à renaître à reprendre corps (tels des fantômes) vampires, zombis, manipulant la part indispensable de vrai se nichant au creux de tout évènement pour donner l’impression de dire des choses, de faire oeuvre pour l’Humanité, alors qu’elles l’enfoncent et (sur)vivent les crocs accrochés à sa gorge.

Lucien SA Oulahbib 25/2/2007

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