VOUS ÊTES ARABES PUISQUE JE VOUS LE DIS !

Un siècle après l'effondrement de l'Empire ottoman et l'émergence de l'actuel système d'État, l'Occident ne cesse de voir le Proche-Orient à travers le prisme monoculturel et les préjugés du nationalisme arabe. Or, cette vision défectueuse, bien que flatteuse vis-à-vis des engagements des nationalistes arabes et de leurs sympathisants occidentaux, met à l'écart d'importants récits historiques et de légitimes revendications nationales prônés par des dizaines de millions de minorités non arabes marginalisées. Du coup, cet oubli, ou plutôt ce rejet du récit minoritaire, a conduit à une lecture tendancieuse et imparfaite de l'histoire du Proche-Orient et de ses peuplades bafouées. Cela a par conséquent contribué à une époque moderne turbulente dans cette région, ainsi qu'à des rapports tumultueux et confus entre ce Proche-Orient, estimé à défaut monoculturel, et ses partenaires étrangers. Cette étude espère jeter de la lumière sur la question des minorités non arabes du Proche-Orient, tente de remettre en examen les propensions négatrices du récit historique dominant des arabisants et propose un traitement plus impartial d'une région du monde qui est remarquablement riche et diverse dans son histoire, ses cultures, ses langues, ses ethnies, ses croyances et ses mémoires collectives.
Le titre de cette étude tire ses origines du discours nationaliste de Sati’ al-Housri, prophète du nationalisme intégral arabe des années 1930 et guide spirituel de Michel Aflak, idéologue-en-chef et fondateur du fameux parti Baas. Quoique moqueur en apparence, ce titre mérite bien d’être mis en examen, surtout à la lumière de l’arabisme forcé qu’il prescrit. Cette remise en question est d’autant plus pertinente compte tenu des bouleversements phénoménaux survenus au cours des quelques dernières années, non seulement dans les divers pays du Proche-Orient, mais aussi dans nos idées reçues et nos perceptions, en tant qu’Occidentaux, vis-à-vis de cette région du monde.
De surcroît, le titre de cet essai préconise une vision restrictive d’un Proche-Orient prétendu homogène, uniculturel, arabe, tel que l’avait revendiqué al-Housri. En bref, un monde issu d’une idéologie qui veut que toute personne « arabophone », en dépit de ses références culturelles et de ses accrétions historiques, se déclare arabe, sans équivoques ni réserves. Or cette conception arbitraire, voire violente, qui veut que l’on soit arabe malgré soi, pour la simple raison que l’on fait usage de la langue arabe, qui n’est d’ailleurs pas une langue parlée, est chose nouvelle dans le Moyen-Orient. Elle date du début des années 1930, de la montée de l’extrême droite, du fascisme patriotard et du pangermanisme intégral de l’Europe nazie–idéologies et engouements desquels s’étaient imprégnés Sati’ al-Housri, Michel Aflak et tous leurs compagnons de route arabisants.
Or cette conception fermée de l’identité ne représentait aucunement les revendications de la mosaïque culturelle, ethnique, religieuse et linguistique qu’a toujours été le Moyen-Orient, depuis la nuit des temps. Néanmoins, les élites intellectuelles « arabophones » du début du siècle dernier, qui cherchaient à se défaire de l’emprise d’un Empire ottoman en déroute–ainsi que les puissances mandataires (France et Royaume Uni) qui faisaient cause commune avec ces nationalistes autochtones­­ont trouvé dans le nationalisme arabe une explication pratique et facile à ce paradoxe multiethnique que demeure le Proche-Orient de nos jours. D’où l’option simpliste arabisante.
Cela n’a pour autant pas contribué à un meilleur pronostique, ni même à une solution équitable aux conflits politiques et culturels qui sévissent encore au Proche-Orient. Les massacres et l’arabisation forcée des Kurdes en Irak,­­­­ et leur répression en Turquie et en Syrie, la persécution continue des minorités coptes en Égypte, l’abus et le harcèlement des Chrétiens du Liban, les représailles violentes contre les Assyriens et les Chaldéens de l’Irak, l’isolement forcé de l’État hébreu dans un environnement hostile, et le recours à bien d’autres tactiques de violence, d’intimidation et de négation culturelle à l’encontre de toute minorité qui refuse de se conformer aux exigences de l’arabisme, tout cela n’est que confirmation de l’exclusivisme et du chauvinisme agressif arabisant, mais aussi de la diversité ethnique qui, malgré tout, demeure une réalité assez résiliente au Moyen-Orient.
En effet, si l’actuel débattement trouble des États-Unis en Irak a pu produire un quelconque résultat positif, hormis le déclenchement timide de quelques démocraties néophytes, c’est justement le dévoilement d’un Proche-Orient culturel et ethnique d’une extrême diversité, un univers nouveau­­, ­­vieux de plusieurs millénaires, qui sombrait depuis déjà un siècle sous le joug d’un arabisme étroit et d’un dirigisme culturel restrictif et négateur, mis une fois de plus à la lumière.
PROCHE-ORIENT PLURIEL OU MONDE ARABE RESTRICTIF ?
L’Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellect ait élaboré. Ses propriétés sont bien connues. Il fait rêver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exagère leurs réflexes, entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, les conduit au délire des grandeurs ou à celui de la persécution, et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines. […] L’Histoire justifie ce que l’on veut. Elle n’enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout, et donne des exemples de tout.[2]
Dans cet âpre passage de son Regards sur le Monde Actuel, Paul Valéry semblait, à coup sûr, viser l’irrédentisme brutal de l’Allemagne nazie sévissant dans l’Europe des années 1940. Mais, de nos jours, il existe peu de mots aussi pertinents qui pourraient aussi véridiquement dépeindre les réflexes vaniteux et la répression culturelle pratiqués par les adeptes de l’arabisme et du nationalisme arabe. Les chimères d’une unité linguistique, la prétendue harmonie nationale, la mémoire collective, les tourments, les injures, les « vielles plaies » et les souvenirs de grandeur, dégoisés à jets continus par le récit national arabe, ne détiennent ni plus ni moins de vérités ou de légitimité que les émotions exprimées par ceux qui refusent de se fondre dans ce leitmotiv arabisant. En effet, cette intransigeance et ce refus de reconnaître tout discours prêtant légitimité ou dignité aux peuples non arabes du Moyen-Orient, ont transformé ces nobles Arabes–du moins aux yeux de leurs minorités opprimées–en insupportables bastonneurs, odieux, arrogants et négateurs.
Considérons pour un moment la langue arabe, la pierre angulaire du nationalisme arabe tel que l’ont conçu al-Housri et ses collaborateurs. L’arabe n’est pas une langue parlée uniforme, mais plusieurs parlés génériques, qui sont souvent mutuellement incompréhensibles. La langue proprement dite « arabe », c’est plutôt un arcane binaire,  une langue savante spécialisée d’un côté, et de l’autre, un mélange de dialectes et de patois se rapprochant de la situation du latin de l’Europe médiévale et de ses correspondants « dialectes » français, italien, espagnol et portugais. En effet, tout comme le latin médiéval, l’arabe proprement dit reste le domaine de l’enseignement et des médias, et non pas des parlés quotidiens. Entre eux, les « Arabes » parlent une multiplicité d’idiomes, souvent dévalorisés au niveau de « simples dialectes », mais des idiomes qui, selon un linguiste de Harvard, le professeur Wheeler Thackston, « se ressemblent entre eux et ressemblent à l’arabe [proprement dit] autant que le latin médiéval ressemble à l’anglais [de nos jours] »[3]. Or, malgré sa situation archaïque et bien qu’elle ne soit la langue parlée de personne, cette langue arabe continue d’être considérée par al-Housri et ses partisans comme le ciment de la nationalité arabe et l’instrument par lequel ils s’acharnent à nier les revendications culturelles des minorités ethniques du Moyen-Orient.
En outre, pour bon nombre « d’arabophones », tels que les Coptes d’Égypte, les Maronites du Liban, les Assyriens et les Chaldéens d’Irak, ­­ainsi que pour bien d’autres–Kurdes, Arméniens et Turcomans–une unité arabe et une identité cohésive arabe fondées sur une prétendue unité linguistique seraient un raisonnement aussi cohérent et aussi persuasif qu’un nationalisme français conçu et établi sur une unité linguistique française, et qui serait inclusif des Belges, des Québécois, des Luxembourgeois et des Suisses.  De même, une identité anglaise renfermant anglophones irlandais, écossais, gallois et américains dans une même appartenance nationale, n’aurait pas de sens dans le monde d’aujourd’hui. Pourtant, c’est dans ce sens là que les arabisants ont oeuvré, depuis bientôt un siècle, à mettre tout le Moyen-Orient dans un même sac.
QU'EST-CE QU'UN ARABE ?
Ce n’est pas pour autant qu’il faut refuser la légitimité de l’identité arabe. Les peuples qui se désignent ou se définissent comme arabes aujourd’hui ne sont pas une illusion. L’histoire et la culture dont ils se vantent, romancées et embellies comme c’est souvent le cas, ne sont pas une invention. Par la même occasion, le concept de nationalisme arabe, de l’identité arabe et de la culture arabe est devenu une référence pratique impérieuse et compréhensive, à la mode, mais qui inclut de force toute personne venant du Moyen-Orient, qu’elle soit arabe ou pas. Sati’ al-Housri a été inconditionnel, sans réserve et à la limite brutal à cet égard. Il affirma que les nationalistes arabes :
ne devraient en aucun cas dire « tant qu’un [arabophone] ne souhaite pas être arabe, et tant qu’il est dédaigneux de son arabité, il n’est donc pas arabe ». Il est arabe, qu’il le veuille ou non ! Qu’il soit ignorant, indifférent, peu consciencieux ou déloyal à son arabité, il est [et demeurera] arabe, mais un Arabe sans sentiments et sans conscience nationale, et peut-être même sans conscience, tout court, mais arabe tout de même.[4]
Michel Aflak fit même appel à la violence et à la cruauté contre les minorités chrétiennes et juives du Moyen-Orient qui s’entêtaient à refuser de se soumettre à l’identité arabe telle qu’il la concevait. Ainsi, il a prêché que les nationalistes arabes devaient être :
impitoyables envers eux-mêmes et impitoyables envers les autres [… et] imprégnés de haine […] jusqu’à la mort, envers toute personne qui incarnait une idée contraire à l’idée du nationalisme arabe. […] Une théorie contraire [à la nôtre] ne part pas de rien : elle incarne des individus qui, eux-mêmes, devraient être anéantis afin que l’idée même [l’idée contraire à la nôtre] puisse être anéantie à son tour.[5] 
Voilà donc les idées clés desquelles dépendent l’équilibre et le raisonnement foncier du nationalisme arabe : l’intolérance, la violence, l’hostilité, le rejet, la négation, voire l’anéantissement, de l’autre, mais surtout l’incapacité de comprendre et d’accepter qu’il peut exister d’autres peuples dans le Moyen-Orient, que d’autres peuvent manier ses vocables, voire vénérer et embellir ses langages, sans pour autant renier ou oublier leurs souches, sans pour autant avoir à se soumettre à ses insécurités et à ses caprices nationaux. Comme l’a si habilement exprimé l’intellectuel franco-algérien Tewfik Allal, « on peut s’appeler Mohamed ou Fatima sans être croyant ni même musulman »[6]. Il va de soit que l’on peut aussi avoir un nom arabe et faire usage de la langue des Arabes sans devenir a fortiori arabe.
En 1870, répondant au professeur Théodor Mommsen, qui maintenait que l’Alsace-Lorraine était de nationalité allemande compte tenu de son langage « allemand », l’historien français Fustel de Coulanges rétorqua que les hommes devenaient membres d’une même nation seulement lorsqu’ils prenaient conscience de leur « communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances », sans tenir compte de leurs langues. Ce n’est ni la race ni la langue qui fait la nation, disait-il, c’est la volonté. « Si l’Alsace est et reste française, continuait Fustel de Coulanges, c’est uniquement parce qu’elle veut l’être. Vous ne la ferez allemande que si elle avait un jour quelques raisons pour vouloir être allemande »[7]. Or, ces vérités, qu’Ernest Renan reproduit deux ans plus tard à la Sorbonne dans son célèbre manifeste Qu’est-ce qu’une Nation ?, restent d’une actualité et d’une universalité remarquables de nos jours, surtout en ce qui concerne l’arabisme forcené. Si seulement les arabisants pouvaient en tenir compte.
LE PROCHE-ORIENT TEL QU'IL EST
Certes, une langue commune peut être un facteur d’unité puissant qui pourrait rapprocher les membres disparates d’une nation proposée. Par contre, il n’est pas très difficile de faire partie d’une même nation et de parler des langues différentes. La Suisse, la Belgique, le Canada et les États-Unis renferment des exemples qui confirment ce point de vue[8]. Al-Jahiz, écrivain et théologien arabe du 9ème siècle, en a déjà fait la remarque dans son célèbre axiome « les langues des peuples peuvent différer sans que cela ne les transforme, tout comme leur langue peut être une sans qu’ils ne soient d’une même souche »[9].
En effet, il est des peuples qui parlent une même langue mais qui restent mutuellement indifférents, aussi bien que distincts et différents les uns des autres. Les exemples surabondent sur ce point, mais les cas de l’Irlande, de l’Écosse, du pays de Galles et de l’Angleterre sont ceux qui nous viennent en premier à l’esprit. Or, hormis leur communauté linguistique, leur remarquable contiguïté géographique et peut-être même leurs affinités culturelles, historiques et ethnographiques, il est difficile, voire inadmissible, de confondre Anglais, Écossais, Gallois et Irlandais dans une même nation anglaise. C’est surtout leur volonté de demeurer distincts qui fait que ces anglophones se refusent de professer une identité anglaise. L’adoption des idiomes de ses conquérants ne saurait altérer le caractère et la personnalité d’un peuple, pas plus que l’adoption d’un dialecte latin n’a pu empêché nos contemporains français de demeurer de directs descendants des Celtes gaulois[10].
La nation donc, comme l’avait prôné Ernest Renan, est une solidarité fondée sur une volonté commune d’être « un », de faire partie l’un de l’autre, de rêver ensemble, d’espérer ensemble, d’inventer des mythes et des souvenirs ensemble et de faire preuve d’un désir de vivre ensemble. C’est donc ni la langue ni la race qui fait la nation ; c’est avant tout la volonté. Comment alors continuer à justifier de nos jours un nationalisme arabe obstiné, résolu à inféoder de force Arabes et non Arabes ? Surtout qu’après près d’un siècle de querelles, d’invitations à l’unité et de forçage national, il existe, à l’heure actuelle, peu de « nations » aussi décousues et aussi fratricides que celle des Arabes. Les arabisants tireraient sûrement plus de profit en augmentant le nombre de leurs sympathisants qui les rejoindraient plutôt volontairement­­, au lieu de contraindre à contrecoeur davantage de vassaux et de feudataires à s’arabiser de force.
En fin de compte, les identités proche-orientales sont la somme de cultures, de peuples, de civilisations, d’histoires et de nations, qui ont laissé leurs traces bien avant l’apparition des Arabes et de l’arabisme politique du 20ème siècle. « Le passé ne meurt jamais complètement pour l’homme »[11], écrivait Fustel de Coulanges il y a bientôt 150 ans dans l’introduction de La cité antique. « L’homme peut bien […] oublier [son passé], mais il le garde toujours en lui. Car, tel qu’il est lui-même à chaque époque, il est le produit et le résumé de toutes les époques antérieures »[12]. Il va donc de soit que les peuples du Moyen-Orient, tous les peuples du Moyen-Orient, se doivent de se permettre d’accepter, et même de se vanter, d’une ascendance remontant beaucoup plus haut que l’arabisme leur a arbitrairement prescrit.
CONCLUSION
Soixante ans déjà depuis que le penseur libanais Michel Chiha, parlant du paradoxe libanais qui, par sa diversité culturelle, ressemblerait un peu au Proche-Orient actuel, fit la réflexion suivante :
Les conquérants et leurs conquêtes ont disparu et nous demeurons. Nous sommes le lieu où les hommes s’acclimatent d’où qu’ils viennent, où les civilisations se visitent, où les croyances, les langues et les liturgies se font de graves révérences ; un pays méditerranéen avant tout mais, comme la Méditerranée elle-même, sensible à la poésie universelle.[13]
Voici donc le Proche-Orient, tel que le voit encore une grande partie de ses enfants, tel que le voient ses « minorités » silencieuses, toujours averties à refuser de s’arabiser de force. Voici donc le Proche-Orient tel qu’il est, non tel que tient à le préconiser et le dépeindre depuis bientôt un siècle une idéologie restrictive. Voici donc un Proche-Orient pluriel, plusieurs fois millénaire, où les peuples et les âges se touchent et se mélangent, se complètent et se fondent, sans pour autant se confondre.
Les Coptes d’Égypte, les Assyriens d’Irak, les Maronites du Liban et les Juifs d’un peu partout dans le « monde arabe », qui baragouinent des « dialectes » estimés arabes, ne sont pas plus arabes que ne sont allemands les Alsaciens et les Suisses ; ils ne sont pas plus arabes que ne sont français les Wallons de Belgique, les Québécois ou les Monégasques ; ils ne sont pas plus arabes que ne sont anglais les Gallois, les Écossais, les Irlandais ou les Américains.
Une langue commune est un mode de communication, un élément de rapports et d’entente entre les Hommes. Une langue commune ne crée ni ne modifie une nation. Il est grand temps que les Arabes et les arabisants de ce monde, ainsi que leurs sympathisants forcenés, viennent à reconnaître et consentir à cette vérité. Il est grand temps que les « forces morales » de la terre, que les « puissances » garantes des droits de l’Homme et que les intellectuels du monde s’accordent, sincèrement, à se tenir garants d’un Proche-Orient­, « réserve internationale », où pourraient vivre dans la paix, la dignité et la liberté de conscience, les quelques spécimens rares qui nous restent encore des vieilles civilisations humaines, dans ce premier foyer de l’histoire humaine. C’est seulement ainsi que nous parviendrons un jour, peut-être, à nous rapprocher d’une entente modique et d’une paix durable, dans ce Proche-Orient pluriel ; sans quoi, c’est de nouveau, et à l’infini, abyssus abyssum invocat[14].
* Franck Salameh, historien de formation, est maître de conférences adjoint au département des langues slaves et orientales à Boston College. Cet article est inspiré du mémoire qu’il a présenté et soutenu en 2004 pour son doctorat d’études proche- orientales et judaïques à Brandeis University, près de Boston. Il est l’auteur de plusieurs articles consacrés à l’histoire des minorités et du nationalisme linguistique au Proche-Orient, dont deux qui paraîtront dans le Middle East Quarterly et dans Rocznik Orientalistyczny en été 2006.

NOTES
[1] Abu Khaldun Sati’ al-Housri, Abhaath Mukhtaara fii al-Qawmiyya al-Arabiyya [Écrits choisis au sujet du nationalisme arabe], Centre de Recherche sur l’Union Arabe, Beyrouth, 1985, p. 80.
[2] Paul Valéry, Regards sur le monde actuel et autres essais, Flammarion, Paris, 1945, p. 35.
[3] Samar Farah, « So you’d like to learn Arabic. Got a decade or so? » [« Vous voulez apprendre l’arabe. Avez-vous une dizaine d’années devant vous ? »], The Christian Science Monitor, 17 janvier 2002.
[4] Al-Housri, op. cit.
[5] Michel Aflaq, Fii Sabiili l-Baathi [Pour la renaissance arabe], Dar at-Talii’a, Beyrouth, 1963, pp. 161-162. Voir aussi Kanan Makiya, Republic of Fear: The Politics of Modern Iraq [République de la peur : La politique de l’Irak moderne], University of California Press, Berkeley, 1998, p. 206.
[6] Voir « Brigitte et Tewfik Allal à contre-Coran », Le Monde, 28 février 2006,
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-745640,0.html.
[7] Voir Les dimensions du nationalisme libanais, Université Saint-Esprit de Kaslik, Liban, 1970, p. 15.
[8] Il n’existe pas de langues officielles aux États-Unis. L’anglais est certes la langue dominante, ou « la langue de la réussite » comme disent les américains, mais elle n’est certainement pas la langue officielle, ni même la langue nationale.
[9] Henri Lammens, « L’évolution historique de la nationalité syrienne », La Revue Phénicienne, décembre 1919, Beyrouth, p. 206.
[10] Cf. supra
[11] Fustel de Coulanges, La cité antique, Flammarion, Paris, 1984, p. 4.
[12] Cf. supra,pp. 4-5.
[13] Michel Chiha, Visage et présence du Liban, 2ème édition, Le Cénacle libanais, Beyrouth, 1984, p. 49.
[14] « L’abîme appelle l’abîme », Psaume de David, XLII, 8.

Équipe du Journal MERIADirecteur de publication et rédacteur en chef : Prof. Barry Rubin
Rédactrices en chef adjointes : Déborah Touboul, Yéru Aharoni
Le Journal MERIA est un projet du Centre GLORIA (Centre de recherches
mondiales en affaires internationales), Centre Interdisciplinaire.
Site Internet : http://meria.idc.ac.il/journal_fr – Email : meria@idc.ac.il

*Lu dans tout le Moyen-Orient et dans une centaine de pays*
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Sacha Horowitz 6/10/2010

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  • Jean-Luc LUMEN dit :

    Je vous invite à visionner cette vidéo
    http://www.youtube.com/watch?v=yNvUZrEsvPk
    Vous m’en direz des nouvelles

    les martiens …sont musulmans…si,si…selon cette vidéo………….

    Maintenant à la question les Mosellans et Alsaciens ne parlent pas l’Allemand…ils parlent le Francique.
    Après 14-18 puis en 45 la Moselle et l’Alsace voulaient être indépendante, cette « vilenie » fut noyée dans le sang…
    Elles voulaient être indépendante comme le Luxembourg… pour la seule et unique raison qu’ils en avaient marre d’être occupé par l’un ou l’autre…encore de nos jours le parisianisme montre son côté occupant