Gabizon et le complot juif (I et II)

La haine antijuive s’est répandue au point de rendre courants les passages à l’acte, de l’agression physique jusqu’à la séquestration et torture. Des enfants juifs étaient chassés de leurs écoles, et les agresseurs y revenaient triomphants (2).

Après des dénégations horrifiées d’organismes très engagés dans le propalestinisme actif et très orientés dans un combat contre certains racismes, ces courants finirent par reconnaître du bout des lèvres, et avec de grandes circonvolutions et ronds de jambe oratoires, l’origine de ces actes et de ce nouvel antisémitisme.

On se souvient, après la première apparition massive du slogan « Mort aux Juifs » dans une manifestation co-organisée par le Mrap, de la réaction de ce dernier : « il ne faut pas stigmatiser les jeunes de banlieue devenus boucs émissaires » (3).

Mieux l’accusation de racisme était retournée contre ceux qui dénonçaient ces faits racistes indéniables.

Dans son rapport fourre-tout censé démontrer un vaste complot juif et d’extrême droite, le Mrap se mit à taper sur tous ceux qui dénonçaient ces actes antisémites, sur tous ceux qui, relatant ce qu’ils avaient vu, ne pouvaient qu’indiquer d’où venaient ces actes.

Tout le monde y passa, du CRIF à l’Ingénieur Général Darmon, du Général Gallois à Finkielkraut, de Del Valle à Millière, d’Oriana Fallaci à Jean-Paul Huchon : tous islamophobes, ou d’extrême droite, ou « entre les mains du lobby juif ».(4)

Proces en "mal pensance"


Plus récemment, le Mrap, enrageant de ne pouvoir atteindre ses cibles, se mit à les élargir, et tous devinrent suspects d’infiltration par l’extrême droite (5) avec un comique de répétition quasi dieudonnesque. L’UFAL, Respublica, les Maghrébins Laiques, le CRIF, Finkielkraut, Taguieff, tous infiltrés par l’extrême droite.

Bénéficiant encore de complaisances actives, les accusations dérisoires étaient parfois reprises par Le Monde (6), sans bien sûr la moindre vérification. Le Mrap s’était couvert de ridicule dans un communiqué vite ôté qui parlait d’ « OPA de l’extrême droite sur le CRIF (7) ».

Par un étrange hasard, le livre de Gabizon est intitulé « OPA sur les Juifs de France » et reprend exactement les mêmes théories du complot et les mêmes méthodes d’attaques personnelles. Le Mrap n’avait-il pas titré, en réaction aux rapports irréfutables qui l’accablaient, « Qui tire les ficelles ? ». C’est exactement la même démarche adoptée aujourd’hui par Gabizon.

Ces faits et les méthodes dérisoires de tronquage de citation, de falsifications, de bidonnages de statistiques, d’allusions salissantes des deux rapports du Mrap sont analysés avec minutie dans deux rapports sur le Mrap (8) n’ayant eu que peu d’échos dans les médias.

Le Mrap a tenté de nazifier les auteurs, de se lancer dans des attaques personnelles, a annoncé un procès, mais n’a jamais répondu sur le fond. Ce fond, outre le démontage des méthodes de désinformation et de propagande totalitaire de ce mouvement, en révélait des liens islamistes et même, révisionnistes.

Nier la réalité


Examinons aujourd’hui, avec le recul de trois années, ce que le Mrap dans son rapport reprochait à Goldnadel « Mais aujourd’hui, le danger le plus implacable, la violence la plus radicale, la plus évidente, la plus incontestable à l’égard des Juifs de France comme de l’État Juif ne viennent pas de l’extrême droite, ils viennent de l’islamisme comme d’une extrême gauche d’autant plus dangereuse qu’elle est largement au pouvoir dans les médias. » (Chronique de Goldnadel sur RadioJ et rapporté sur le site de la communauté juive de Toulouse)

Qui aujourd’hui pourrait nier cette réalité ? Seule, Gabizon semble, avec trois ans de retard, continuer à voir un complot juif et extrême droite pour accuser à tort ces pauvres islamistes.

De même le Mrap reprochait à Del Valle « C’est là une constante de l’intéressé, elle consiste à établir un lien permanent entre le Pakistan ou l’Afghanistan et les banlieues de nos villes. » Faut-il rappeler au Mrap et à Gabizon, au moment du procès Moussaoui, le nombre de djihadistes produits dans les banlieues françaises et retrouvés aux quatre coins du monde de la Bosnie à l’Irak, de l’Afghanistan, du Pakistan ?

On ne peut plus nier les faits, ni dissimuler leurs auteurs ? On les excuse !


Cela commença à faire du bruit, y compris au sein du Mrap, où même les plus aveugles rechignèrent à voir leur patron faire tribune et cause commune avec Ramadan, manifester bras dessus dessous avec l’UOIF, et continuer à orienter l’essentiel de l’activité internationale en communiqués et actions hostiles à Israël.

Or, tous les indicateurs soulignent justement ce lien entre le conflit du Moyen Orient et l’accroissement de l’antisémitisme dans les banlieues. Le thème, jugé mobilisateur, est agité à chaque occasion envers des jeunes qui, la plupart du temps sans la moindre connaissance historique ou même géographique, sauteront sur l’occasion pour affirmer une identité et défouler leurs rancoeurs. Islamistes et gauchistes ont fort bien saisi que la manœuvre payait à chaque fois.

Ainsi, des professeurs ne pouvaient plus faire allusion à la Shoah, une rencontre avec d’anciens déportés s’est transformée en gigantesque chahut aux invectives ignoblement racistes. Les actes antisémites et leur banalisation amenèrent de fait un certain nombre de Juifs de France à envisager l’alya, quitter la France et s’installer en Israël. Dieudonné multipliait les provocations et s’en tirait avec les honneurs de la magistrature.

La nébuleuse islamogauchiste développait des thèmes, semait les graines de la haine, non seulement d’Israël mais aussi de la France, et les émeutiers de banlieue s’en emparaient.

Racisme anti-blanc


Tu jusque là malgré des années de calvaire de bien des Français de souche dans les cités, le racisme antiblanc finit par passer le barrage de la censure médiatique. Il avait fallu pour cela qu’il se produise sous les caméras et que des commandos racistes afro-maghrébins revendiquent haut et fort leur racisme en frappant et en volant les lycéens blancs venus « lutter contre les inégalités » (9).

L’épouvantail de l’extrême droite ne suffisait plus à dissimuler l’origine des actes. Les agressions racistes étaient bel et bien, tout comme la délinquance et criminalité, très majoritairement l’œuvre de jeunes issus de l’immigration. Les théories du complot juif étaient devenues extrêmement marginales à l’extrême droite, tandis que le protocole des sages de Sion, les cassettes d’Iquouissen, et Mein Kampf se vendaient fort bien en librairies islamiques.

Mieux, les militants stipendiés du Mrap avaient tenté de pondre un nouveau complot juif d’extrême droite.

La presse à de rares exceptions près minimisait les actes ou en dissimulaient les auteurs et l’orientation. Ainsi lorsque les émeutiers scandaient « Allah ou akbar » « Sarkozy sale Juif » (10), Canal + jugea opportun de placer les sous-titres « Sarkozy fasciste » pour dissimuler le slogan « Sarkozy sale Juif » et une réalité qui semblaient gêner.

Quand les négations de la réalité devinrent impossibles à tenir, on passa aussitôt à la politique de l’excuse.

Les grands théoriciens de la nébuleuse islamo-gauchiste


Là, la nébuleuse islamogauchiste avait, pour légitimer son bras armé, les théoriciens qu’il fallait et les relais fidèles dans les médias. Tous les états major de l’ancienne extrême gauche étaient justement recasés aux postes de pouvoir, du syndicat de la magistrature aux instances dirigeantes des sphères de l’éducation et de l’intégration, des organismes sociaux aux chaires de sociologie et d’Histoire. Les Mucchielli et les La Cour Grandmaison, les Kerforn et les Tirreau, les Boniface, les Ternisien et les Monzat, les Geisser, Tevanian et Bouamama.

Immanquablement, à chaque révélation d’actes antisémites ou même de racisme antiblanc, les théoriciens de la nébuleuse sont appelés à témoigner, à expliquer, voire à intervenir dans les médias en qualité d’experts.

Le Mrap, après de nombreuses manipulations internes et scissions, devenu groupusculaire, est pourtant systématiquement interviewé et ses communiqués sont repris comme versets du Coran par l’ensemble des médias, sans la moindre vérification.

Ses deux rapports de 2003, malgré le tapage médiatique bienveillant qui les a accueilli, ont fait chou blanc. La tentative de muselage de tous ceux qui s’opposaient à l’antisémitisme et au racisme antiblanc, qui relataient la réalité de bien des cités de banlieue aux mains de barbares et d’islamistes avait échoué.

Les Français voyaient, et les Juifs en première loge, que la réalité décrite ne correspondait pas à celle qu’ils subissaient tous les jours.

La grande théorie initiée par le Mrap d’un complot islamophobe était devenue à sa place, celle des contes et légendes pour enfants. Les grands enquêteurs du Mrap qui avaient vu l’homme qui avait vu celui qui avait vu l’Ours, et découvert un vaste complot entre l’extrême droite, même nazie, et des mouvements juifs, avait été relégué assez vite dans la bibliothèque de science-fiction, aux côtés du protocole des sages de Sion ou des cassettes d’Iquouissen (11).

Tenter de faire passer « l’islamophobie », terme inventé par les propagandistes islamistes iraniens, pour du racisme, avait échoué, notamment grâce au remarquable travail de Caroline Fourest (12) qui en révélait la source.

D’autant que le racisme des émeutiers et des agresseurs du quotidien, tout comme celui des islamistes, devenait visible et connu.

On avait tenté d’autres subterfuges, avec de grandes campagnes, « les Indigènes de la République », le génocide de la colonisation», et le seul esclavage méritant d’être dénoncé, la traite transatlantique (les traites inter négrières et l’esclavage musulman, c'est-à-dire les cas majoritaires, furent mis de côté avec devoir d’oubli). Les outrances et falsifications des théoriciens de la nébuleuse islamogauchiste et tiers-mondistes amenèrent l’échec de la tentative.

L’islamisation : le nouveau thème à censurer


L’islamisation de la France devenait, après que la barbarie quotidienne (rebaptisée « insécurité » à des fins de minimisation) soit passée au second plan, un thème essentiel de préoccupation des Français.

Elle lui volait, pour ainsi dire la vedette, et parfois même lui était associée, car la haine prêchée débouchait sur des actes de haine de plus en plus fréquents.

Certains à la mémoire courte oubliaient que cette négation ou minimisation de la barbarie, « l’insécurité », avaient coûté sa place à la gauche au deuxième tour Ils recommençaient de même avec l’islamisation de la France. Cela n’existait pas, les risques étaient inexistants, les faits minimes et marginaux, bref, circulez, il n’y a rien à voir.

Mieux, on tentait de poursuivre ceux qui en parlaient. Ainsi Philippe de Villiers se vit l’objet de plainte du Mrap, fut agressé lors de la marche à la mémoire d’Ilan Halimi par des hommes de main de l’extrême gauche. L’article de Marianne dit « par le service d’ordre » sans qu’on sache de qui, et certainement pas du CRIF en tous cas !

Feu de tout bois


Des maghrébins laïques et des apostats de l’islam se voient menacés, harcelés, les jeunes filles qui tentent de s’opposer à la dictature islamique des grands frères se voient agressées, parfois lapidées ou immolées et la moindre caricature ou phrase critique à l’encontre de Mahomet ou de son idéologie deviennent à haut risque.

Le professeur Louis Chagnon se vit accuser, avec faux et usage de faux par le Mrap et des parents d’élèves musulmans (non élèves du professeur) pour avoir dit ce que le Coran révélait lui-même de la vue de Mahomet. Là encore, on ne l’accusa pas, et pour cause d’avoir inventé que Mahomet s’était transformé en voleur et en assassin, car aucun historien sérieux ne pourrait le nier, mais….de l’avoir dit.

Or, sondages et manifestations de soutien indiquaient bien que de plus en plus de Français, et là encore, les Juifs aux premières loges, avaient pleinement conscience, malgré le lavage de cerveau médiatique du politiquement correct, de cette réalité et de sa gravité.

Les boucliers maladroitement bricolés par le Mrap et la nébuleuse islamogauchiste pour assurer l’impunité et l’anonymat de la barbarie, puis écarter les obstacles à l’islamisation, tombaient en ruine, en putréfaction.

On était passé à d’autres méthodes, celles des menaces, des émeutes, des scènes de guerre civile, rebaptisées avec démagogie « mouvement social » par un Villepin tentant de ménager la chèvre et le chou, la démocratie et la barbarie, l’islamisme et la laïcité, les agresseurs et les agressés.

Les islamistes et leurs ouailles émeutières, avec ou sans lien structurel entre eux mais avec une influence idéologique certaine, avaient brûlé les étapes en même temps que les voitures. Ils avaient commis l’erreur de se dévoiler trop tôt et de croire la victoire rapide et acquise.

L’écho rencontré par les déclarations de Villiers sur l’islamisation de la France démontrait qu’ils avaient encore de la résistance à vaincre pour imposer leurs volontés. La fable lancée par les islamogauchistes d’un nouveau complot juif, cette fois allié à l’extrême droite, n’avait pas fait recette, malgré les bienveillances étatiques et médiatiques dont elle avait fait l’objet.

L’arrière garde tente une dernière manœuvre


Dans cette nébuleuse islamogauchiste, il existe des théoriciens, ex trotskystes ou maos passés d’un totalitarisme à l’autre, des écologistes passés d’un vert chlorophylle au vert islamophile, avec quelques tâches de vert de gris (Skandrani, Thion, Garaudy), des notables, des représentants officiels financés, choyés, médiatisés, quelques militants (pour le Mrap, plus de mains pour compter les sous que pour tenir les banderoles, plus d’actes de greffier que de tracts et plus de télés que de meetings).

Cela n’empêche pas l’insidieux article de Marianne de d’ironiser « le crif, ce sont 2 permanents et 2 secrétaires ». Pourtant quand le CRIF mobilise, il semblerait que des dizaines de milliers de personne répondent présent.

En revanche, le Mrap lors de sa dernière manifestation nationale, avec ses associés de l’UOIF, malgré un grand tapage médiatique…n’avait que 30 personnes, dont barbus et voilées, sous sa banderole…

Marianne a peut-être des journalistes et des secrétaires, mais visiblement pas de comptable !

Bref le groupuscule sous perfusion commençait à voir le discrédit à son encontre se généraliser, à gauche comme à droite. Furieux d’avoir été écarté du rêve de sa carrière, d’être vice-président du conseil d’Ile de France, il avait réagi, après avoir accusé Huchon d’être « aux mains du lobby juif », en vidéo sur le site islamiste radical oumma.com en déclarant que « maintenant, seul le rapport de forces compterait ».

En gros, les salades propagandistes et l’arsenal de justifications fumeuses n’ayant pas été fructueux, on allait voir ce qu’on allait voir !

Gabizon et le complot juif (II)

On comprend aisément la bienveillance et la compréhension dont le Mrap a fait preuve lors de émeutes de décembre, puis, ses tergiversations quant au racisme dans le meurtre d’Ilan Halimi et enfin son silence sur les nouvelles attaques racistes antiblanc lors des manifestations contre le CPE.

Le rapport de forces passerait donc par le pouvoir de la rue, la terreur des émeutiers et l’agression physique. Le Mrap ne les télécommandait pas, mais « oubliait » d’en dénoncer le caractère raciste et le degré de barbarie. Bref, il excusait ces nouveaux éléments du rapport de forces…

Des alliés qui surgissent des bois

Les idéologues et journalistes dont la nébuleuse islamogauchiste avait su s’entourer dès le départ pour constituer le rideau de fumée masquant la volonté islamique de conquête finissaient par être répertoriés.

Reconnus comme inconditionnels voire comme convertis, la plupart des journalistes commençait à se lasser de devoir reprendre ces communiqués propagandistes, en langue de bois de potence iranienne, de groupuscules qui auraient disparu sans leurs complicités médiatiques.

Des langues se déliaient et les médias avaient intérêt à lâcher un peu de lest pour éviter que le fossé entre la réalité et sa description ne soit trop visible.

On vit ainsi Le Monde parler soudain de racisme antiblanc, le Nouvel obs s’inquiéter des filières islamistes, Libé interviewer Messaoud Bouras victime de menaces et harcèlements islamistes et le thème de l’islamisation de la France parfois même abordé dans des articles.

Les choses changeaient bel et bien, et le vieux tour de passe passe « si vous critiquez l’islam, c’est que vous êtes islamophobe, si vous êtes islamophobe c’est que vous êtes raciste, si vous êtes raciste, c’est que vous êtes d’extrême droite » commençait à ne plus prendre tellement les ficelles étaient énormes et usées.

Incendie de poubelle


La théorie islamo-mrapienne du grand complot juif et extrême droite contre "l’islam pauvre victime de toutes les malveillances" avait fait aussi long feu qu’un incendie de poubelle. Elle était devenue aussi scientifique qu’un chapitre des Mille et une nuits, un attendu des procès de Moscou contre les médecins juifs, une pitrerie historique d’Iquouissen, une tirade de Dieudonné.

Les idéologues et journalistes attitrés de l’islamogauchisme l’avaient un peu mis en veilleuse après l’échec des "pseudos indigènes" et le constat de l’exaspération des Français.

D’ailleurs, à force de se faire traiter de racistes dès qu’ils dénonçaient un acte criminel, une outrance des revendications discriminatoires d’islamistes ou même le racisme dont ils étaient eux-mêmes victimes, ils avaient fini par arrêter de croire au loup désigné.

Le chantage à l’anathème antiraciste, la censure des faits réels, l’utilisation détournée et abusive de l’antiracisme à des fins totalitaires avait fini par lasser.

Ainsi des sondages faisaient apparaître un fort pourcentage de personnes se déclarant racistes. Il est fort probable qu’elles ne le sont pas davantage que ne sont fascistes les 5 millions d’électeurs du FN, mais à force de les en accuser et de les provoquer, ils ont fini par dire leur volonté de rupture.

Bref, l’islamogauchisme prenait l’eau de toute part, l’antiracisme sélectif était discrédité, et les phares du tiers-mondisme islamisant se réduisaient à l’état de lanternes avant d’être perçus comme vessies.

On convoqua l’arrière banc, ceux des alliés qui jusque là avaient tenté de conserver une image « objective », d’utiliser une réputation non encore atteinte pour piéger leurs contacts, bref ceux qui cachaient leur drapeau mais oeuvraient dans le même sens.

Pour faire bonne mesure, ils se forçaient de temps à autre à dénoncer telle ou telle outrance de courants islamistes, pour bien sûr conclure aussitôt qu’il ne s’agissait que de cas marginaux.

Le Mrap a échoué, Gabizon tente une deuxième couche


Une des plus habiles en la matière est probablement Cécilia Gabizon et c’est elle qui est aujourd’hui appelée à reprendre la théorie des rapports du Mrap de 2003 et à la relancer pour la sortir des oubliettes où elle avait chu.

Ecrivant parfois dans le Figaro, parfois dans Marianne, cette dernière tente d’apparaître comme journaliste d’investigation loin de tout parti pris.

Il est pourtant aisé de constater que malgré la propagation et le soutien qu’elle a apporté aux pitoyables rapports du Mrap de 2003, elle n’a à aucun moment fait état des rapports sur le Mrap pourtant irréfutables et irréfutés à ce jour.

Reductio ad hitlerum


La déontologie et le souci d’objectivité, la minutie du travail d’investigation ne sont même pas allés jusqu’à la faire venir à la conférence de presse où elle était conviée pour leur présentation.

Inconditionnelle du Mrap, c’est elle qui est appelée aujourd’hui à la rescousse pour pondre un article se contentant de reprendre sans la moindre vérification les salissures, tronquages et allégations que le Mrap avait commis en 2003.

On perçoit là la valeur du travail d’investigation : faire des copié-collés d’un document aux fournisseurs douteux (le V8 et autres antisémites à la Cuba Libre) et se répandre en attaques personnelles sans examiner aucun argument des auteurs qu’elle attaque.

Comme à la grande époque, la reductio ad hitlerum lui suffit ! Quid des ouvrages de 300 pages de Del Valle, argumentés, documentés? Rien ! Pas un contre argument venant du Mrap ou de Gabizon. Il est d’extrême droite et c’est tout ! Pourquoi ? Parce que je vous le dis!

La couverture de Marianne ne fait pas dans la dentelle : « quand la droite extrême drague les Juifs de France », avec photo de Philippe de Villiers. L’article en p 34 et 35 en grosses lettres sur 2 pages reprend la même phrase mais il s’agit cette fois de « l’ultra-droite ». Il y a déjà eu promotion en quelques pages, d’extrême à ultra. Gageons que le prochain article parlera de tortionnaires nazis pour désigner les opposants à l’islamisation…

Joseph Macé-Scaron, pourtant observateur avisé, se contente de reprendre pour argent comptant les affirmations et anathèmes de Gabizon, les tenant elle-même du Mrap, qui les tient lui-même de Monzat (Ras l’Front) ou d’éléments encore plus troubles et anonymes (les fameux « cyberjusticiers du net » jadis encensés par Ternisien).

On perçoit aisément la fiabilité et le professionnalisme de la démarche.

Tout comme le Mrap, l’article tente d’assimiler Israël et la communauté juive de France, ce que les agressions antisémites traduisent souvent en actes dans les banlieues, et donc commence sur 2 pages à en fustiger quelques membres actifs sélectionnés pour les besoins de la cause. Ensuite, les pages suivantes se limiteront au lynchage de Me William Goldnadel et d’Alexandre Del Valle, curieusement ceux qui avaient intenté un procès au Mrap.

Dans un fourre-tout, un amalgame, une brocante aux allusions, on mêle Bongo, Pasqua, le Betar, Griotteray, on attribue un passé d’extrême droite à Del Valle (pourtant systématiquement attaqué par le GUD alors que Gabizon et le Mrap l’en prétendent idéologue et formateur !).

Et on lui fabrique même un présent avec la même méthode.

Le sérieux des arguments est édifiant : il aurait été vu au café trinquer avec des lepénistes, et il a écrit en 2002 des articles publiés dans un ouvrage aux éditions Godefroy de Bouillon « édité par le centre que dirige Bernard Antony eurodéputé FN » (ex FN d’ailleurs).

On ne saura pas un mot du contenu de ces écrits de Del Valle dans l’article qui en fait état !

Bref, le contenu importe peu, salissons le flacon.

Venant des mêmes qui ignorent les liens islamistes et révisionnistes (eux, bel et bien établis) du Mrap, les liens entre Frères Musulmans et nazis par le passé, les liens entre Arafat, Leila Shahid et Al Husseini (recruteur des légions SS dans les Balkans), les liens entre Ramadan, Aounit et l’UOIF, l’amalgame par glissements successifs pourraient prêter à sourire.

Hélas les menaces des islamistes sont trop graves aujourd’hui pour que cette mise au pilori avec photos à l’appui ne mette pas en danger ceux qui, comme Pim Fortuym, Théo Van Gogh et d’autres s’opposent au bulldozer de la conquête islamique et aux barbaries de la charia.

Les « journalistes » qui, avec des méthodes dignes de la presse à scandale ou des feuilles de propagande militante extrémiste, se lancent dans un tel lynchage porteraient une lourde responsabilité si leurs cibles venaient à être atteintes.

Le Mrap était devenu un comité de défense des islamistes et Gabizon a constitué son propre comité de défense du Mrap. Jouer les deuxièmes couteaux est un jeu extrêmement grave lorsque les premiers couteaux sont encore pleins de sang.

Sincérités successives


Gabizon ne peut plaider la méconnaissance de la situation : elle titrait dans Le Figaro, 25-26 janvier 2003 « L'école, un nouveau foyer de racisme au quotidien » et y dénonçait cet antisémitisme qui terrorisait des enfants juifs jusqu’à les chasser de leur école.

Elle cite même Barbara Lefebvre « « Certains musulmans veulent imposer le communautarisme et jouent aux apprentis sorciers en désignant un bouc émissaire. C'est très efficace. Les jeunes se liguent contre les Juifs. Et l'école ne réagit pas ».

Et cette même Gabizon, aujourd’hui dans Marianne, nous explique qu’il s’agirait d’une crise d’angoisse alimentée, tout comme d’autres disaient hier que l’insécurité était un fantasme, un sentiment : « D’autres idéologues plus policés que Jacques Kupfer relayent ces thèses et alimentent la crise d'angoisse des juifs de France, faisant du départ une option presque rationnelle ».

Au moment où les Français, Juifs ou non, s’inquiètent à juste titre de la barbarie qui se répand, des avancées de la conquête islamiste sur le territoire, certains choisissent comme cible un grand complot intergalactique juif avec l’extrême droite, un nouveau "Protocole des Sages de Sion" version islamogauchiste.

Quant à la qualité de journaliste, le copié-collé d’un rapport minable du Mrap 2003, totalement démonté par des contre rapports que Gabizon ignore, remplaçant argument et débat par l’insulte aux personnes, les citations tronquées et les amalgames honteux, chacun peut en juger.

Les islamistes en rêvaient, Gabizon l’a fait.

Notes

 


1 – Rapports CNCDH 2000 « Comptabilisant 146 faits graves, l’année 2000 révèle une inflation jamais atteinte,
résultant de la recrudescence d’actions visant les membres et les biens de la communauté juive après le 28 septembre 2000, en réaction à la reprise des affrontements israélopalestiniennes.»

2 – PARIS (AFP) – 11/08/2004 18h31 –« Deux élèves renvoyés l’hiver dernier du lycée Montaigne, dont l’un pour antisémitisme, ont vu confirmer en appel mercredi leur droit de réintégrer l’établissement parisien (…)
L’Etat a été condamné à verser une somme de 1.500 euros pour les frais de justice à chacune des familles des deux exclus, d’origine maghrébine. »

3 – Rapport du Mrap 2003 droite sur internet » (lire) et « Racisme anti arabe, nouvelle évolution » 6 août 2003(lire)

4 – Libération 7 avril 2004 Aounit à Jean-Paul Huchon : « tu es aux mains du lobby juif »

5 – « Le MRAP condamne les infiltrations de l’extrême droite dans des mouvements se disant laïques et antiracistes » 18 novembre 2004

6 – Le Monde 17/11/2004 Xavier Ternisien reprend les accusations de Monzat (Rasl’front) contre l’UFAL

7 – France-Soir 6 novembre 2004 « Gérard Kerforn dénonce « un coup monté pour ternir l’image du Mouvement à la veille de la manifestation », un « contexte de règlement de comptes » et même, « l’OPA de l’extrême droite sur le CRIF » !

8 – Rapports du ccTr sur le Mrap http://membres.lycos.fr/ifw/article.php3?id_article=42
Les liaisons dangereuses du Mrap – 7 février 2004 –
Les méthodes dangereuses du Mrap – Novembre 2004 -

9 – Le Monde « Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-"Blancs" » 15/03/2005

10 – Vidéo http://media.putfile.com/French-riots

11 – Le prêcheur qui explique que les Juifs ont crucifié Jésus pour l’empêcher de revenir à l’Islam, et qu’Hitler a pactisé avec les Juifs pour qu’ils quittent l’Allemagne et s’installent en Israël. Ce prêcheur révisionniste est invité par l’association Rencontre et Dialogue (sic !) dans des locaux municipaux. Cette association reçoit un financement municipal de la ville de Roubaix. Elle a intenté un procès contre Messaoud Bouras qui l’avait qualifiée de révisionniste, et c’est ce dernier, déjà harcelé et menacé par les islamistes qui a été condamné à verser une somme exorbitante. L’avocat de l’association Rencontre est Dialogue n’est autre que le mari de Martine Aubry.

12 – Caroline Fourest « Tirs croisés »

Antoine Subiaco © Primo Europe

28 avril 2006

Nim Myotis 26/8/2017

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