12 janvier 2026

Déni de démocratie en France et en Israël, ce qui nous concerne directement

Commençons par l’intervention, la veille du 14 juillet, de ce représentant principal du pouvoir exécutif “bicéphale” français : il s’avère que cette diatribe incantatoire n’est pas plus constitutionnelle puisque engageant, sans consultation préalable avec le Parlement, l’avenir même des “intérêts fondamentaux” de la Nation ; dégageant en plus, et sans en référer non plus au préalable à la Représentation Nationale, des moyens faramineux (plusieurs milliards d’euros alors qu’il est question de faire des économies) et ce sans justification réellement fondée par ailleurs sinon des oui-dire ronflants surtout non validés par une quelconque commission parlementaire devant laquelle auraient planché divers spécialistes dans un réel débat contradictoire ; de plus, ces sommes allouées par le fait du Prince, s’il y avait lieu de les mobiliser ainsi à la volée, devraient plutôt et ce de toute urgence être utilisées pour contrebalancer une situation économique et énergétique de plus en plus désastreuse dans laquelle plus de dix millions de Français survivent misérablement ; au lieu de désigner ainsi, et ce arbitrairement, un ennemi, c’est-à-dire, insistons-y encore et encore, sans en discuter, au préalable, avec un Parlement qui est l’émanation également directe de la souveraineté du peuple.

Or, faire intervenir en amont le Chef d’Etat-major, qui n’est pas un élu, ne suffit pas, ou publier tel ou tel rapport provenant de telle ou telle supposée éminente institution militaire (celle qui nous a amené aux défaites de 40 et 54) sont nuls et non avenus puisque ne relevant pas de la Représentation Nationale ; cela n’infirme même en rien ce déni, strict, de démocratie ; d’autant que selon d’autres analyses provenant également de spécialistes reconnus, l’ennemi dit principal désigné à la vindicte le 13 juillet par le représentant principal de l’Exécutif, à savoir la Russie, a en réalité bien autre chose à faire, en l’occurrence développer démographiquement, économiquement, spirituellement, son immense pays (que d’aucuns cherchent à démanteler…).

Aussi prendre pour prétexte le différend entre Kiev et Moscou s’agissant de régions au statut de plus en plus contesté depuis 2014 (interdiction du parler russe, refus de toute autonomie : autant écraser dans le sang la Corse la Nouvelle Calédonie la Catalogne…) cette controverse politico-linguistique ne concerne ni directement ni indirectement la France l’UE, les US ; et sa résolution relève plutôt d’instances internationales qui auraient dû d’ailleurs statuer objectivement sur ce qui s’est réellement passé depuis cette date de 2014, et même avant, depuis que la Russie dans les années 2000 avait proposé son adhésion à… l’OTAN. Que s’est-il donc passé sur “le grand échiquier” que sont (qu’ont toujours été) les Relations Internationales pour que “nous” soyons arrivés à ce degré de tension d’autant qu’il existait cette demande, russe, de nouvelle détente, puisque celle-ci a bel et bien tiré les leçons de l’échec expansionniste soviétique contrairement à tel ou tel expert qui de toute façon aurait dû s’exprimer devant une commission parlementaire en bonne et due forme.

Quant à ce qui se passe en Israël, cela nous concerne tout autant également et ce d’autant plus que la prise de position de plus en plus intempestive de l’actuel locataire du Palais de l’Elysée sur ce conflit (qui bute depuis un siècle sur le refus des djihadistes, y compris ceux en costume cravate, de reconnaître la souveraineté juive qu’ils ont spolié à la suite des Romains et Byzantins) nous concerne directement car elle envenime concrètement les tensions en interne par la montée d’un antisémitisme alimenté du clientélisme des néoléninistes queeristes (soutenus par certains racialistes) pourtant niée dans les faits par ce même locataire de l’Elysée (il n’a en effet pas daigné participer à la manifestation dédiée)…

Par ailleurs il est patent de constater que les protestations au sein d’Israël appelant à libérer les otages “quoiqu’il en coûte” sans compter l’action de plus en plus anti-démocratique de la conseillère juridique prétendant donner le au gouvernement élu en matière de désignation de responsables sont tous deux des faits qui non seulement renforcent les djihadistes dans leur volonté de ne pas céder, mais mettent en danger nos compatriotes juifs en alimentant la fiction d’un gouvernement “répugnant” comme l’explique sans vergogne l’essayiste Finkielkraut dans un récent débat avec Pierre Lurçat (à 13’36, alors qu’il ferait mieux de continuer à disserter sur le Tour de France plutôt que sur la complexité de la politique internationale, idem côté Kiev-Moscou pour un François Heisbourg and Co…).

In fine, on se demande bien pourquoi côté israélien tous ces partisans de la “paix maintenant”  et du “quoiqu’il en coûte” ne s’expatrient pas à New-York Bruxelles Melbourne Londres, ou dans le 93 du “grand Paris” pour vivre pleinement leur nostalgie de la dhimmitude (aujourd’hui nommé le “multiculturalisme”) à partir du moment où l’on ravale sa “fierté” (dans les “rixes” façon Matteo, Roméo et Juliette…) car permise uniquement si l’on s’évertue à s’habiller en queer; idem côté français où l’on se demande bien pourquoi les admirateurs de la “Mecque de la liberté” n’aillent pas la rejoindre pour de bon.

Cinq (plus 2) ans pour arrêter cette mascarade. C’est possible.


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