7 février 2023
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Communiqué du Crif

Nous avions noté avec soulagement la baisse des actes antisémites en 2005. Mais les premières statistiques de 2006 font apparaître une nouvelle hausse, cruellement illustrée par l’assassinat horrible du jeune Ilan Halimi, et les violences anti-juives répétées de ces derniers jours à Sarcelles et à Lyon.

Dans des zones de non-droit, des bandes de voyous racistes et antisémites sèment la terreur. Dans de nombreuses banlieues et bien souvent au cœur des villes, les citoyens juifs ont peur de circuler et les parents juifs s’inquiètent pour leurs enfants.

Malgré les moyens considérables déployés, notamment par la police, l’escalade se poursuit.

Nous mettons les autorités en garde : cette situation d’une gravité extrême risque d’amener des réactions incontrôlables d’auto-défense. Faut-il rappeler que depuis le début de la vague d’actes antisémites en septembre 2000, il n’y a pas eu une seule action de rétorsion d’origine juive ?

Nous demandons solennellement au Président de la République de déclarer la guerre à l’antisémitisme et au racisme et de redonner un sentiment de confiance à tous les citoyens.

Nous demandons aux parents, aux enseignants, aux médias de se mobiliser contre ce fléau.

Car, ne nous y trompons pas ! Les Juifs sont les sentinelles de la République et les violences qui les touchent aujourd’hui, frapperont demain le reste de la population.

Il y a danger pour l’unité de la nation.

Pour en savoir plus sur le Crif

Incidents antisémites à l’université de Tunis

Une cérémonie s’est déroulée vendredi dernier à la faculté des Lettres de Manouba à l’occasion de la remise à l’Université tunisienne par la famille du professeur Paul Sebag, historien des Juifs de Tunisie décédé en 2004 d’une partie de la bibliothèque de ce dernier, l’autre partie ayant été remise à l’Alliance israélite universelle. Un colloque scientifique sur l’oeuvre de Paul Sebag et une réception à l’Ambassade de France devaient constituer les temps forts de cet évènement.

Des étudiants ont lancé des cris tels que : “Les Juifs à la mer, Vive la Palestine, Vive le Hamas, destruction d’Israël, nous ne voulons pas de la bibliothèque de Paul Sebag un communiste stalinien, pas de Juifs à l’Université, nous tuerons tous les Juifs”. Les perturbateurs ont essayé de bloquer l’entrée de l’amphithéâtre. Quelques professeurs qui protégeaient la fille de Paul Sebag et Claude Nataf le président de la société d’histoire des Juifs de Tunisie l’un des orateurs du colloque, ont été frappés.

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