4 mars 2021

La guerre contre Israël

un Président anti-américain, venu de l’islamo-gauchisme, ne peut qu’être anti-israélien et flirter avec des antisémites
Nul n’a le privilège de toujours se tromper (Voltaire). La guerre menée contre Israël n’est pas seulement une guerre qui utilise les moyens du terrorisme, des attentats, des actions militaires quelquefois. C’est une guerre qui recourt aussi très largement à la propagande, à la diffusion d’informations trafiquées, à la falsification de l’histoire, aux incitations à la haine la plus vicieuse et la plus aveugle.

C’est une guerre qui passe par les circuits financiers et les agents d’influence,les universités et les maisons d’édition, la presse écrite et les media audiovisuels, Internet, les rumeurs disséminées, les instances censées dire le « droit international »et qui ne sont plus que la répugnante caricature de ce qu’elles furent.

C’est une guerre planétaire.

Ce n’est qu’un front dans le combat très ancien entre la liberté et l’oppression,le droit des êtres humains et l’arbitraire,

la société ouverte et ses ennemis.

C’est une guerre qui s’accentue actuellement.

Pendant les dernières années d’existence de l’empire soviétique,

le « peuple palestinien » et sa « lutte de libération nationale » ont constitué le plus grand succès

de tous ceux remportés par le KGB et ses diverses officines.

Depuis, malgré l’effondrement de l’empire, le succès s’est accentué.

Le « peuple palestinien » est devenu l’archétype du « peuple opprimé »

pour ceux qui voulaient trouver un « peuple opprimé » à défendre.

La description d’Israël comme un Etat impérialiste, colonialiste, porteur de tous les pêchés,

dont on pouvait tenter d’affubler le monde occidental chez les nostalgiques des causes totalitaires perdues,

a continué à se propager.

Les antisémites de tous bords ont trouvé dans ce qu’ils appellent l’ « antisionisme »

un excellent moyen de recycler leurs vieilles haines.

L’islamisme est venu prendre place, comme un nouveau totalitarisme

qui a trouvé ses compagnons de route et ses idiots utiles, en Europe et en Amérique du Nord.

Sur l’échiquier mondial tel qu’il se recompose, un grand regroupement a lieu,

où s’ajoutent aux dictatures diverses, qui constituent l’essentiel

de la liste des membres de l’Organisation de la Conférence Islamique, d’autres dictatures,

qui ont en commun avec les membres de l’OCI la volonté d’affaiblir le monde occidental et les sociétés ouvertes.

Et tous les membres de ce regroupement partagent les mêmes stratégies du bouc émissaire,

tous savent que leurs intérêts bien compris consistent à déstabiliser ceux qu’ils veulent affaiblir,

ou à les conduire à se renier : quand les Etats-Unis sont gouvernés par des gens qui parlent de démocratie

et de droits de l’homme, ils s’en prennent aux Etats-Unis et à Israël.

Quand les Etats-Unis sont gouvernés comme ils le sont aujourd’hui, et semblent leur laisser le champ libre,

il leur reste Israël.

Les dirigeants des grands pays européens sont gênés lorsqu’il s’agit de défendre Israël, et se contentent, en général, de formules de politesse qui ne coûtent rien :

leurs intérêts financiers les poussent plutôt à passer contrat avec les membres de l’OCI, la Russie, la Chine.

Ils craignent le terrorisme et des émeutes incontrôlables.

Les universités, les media, les maisons d’édition en Europe sont, par ailleurs, tenus depuis longtemps par des compagnons de route et des idiots utiles.

Les Etats-Unis, sous la présidence Obama, suivent politiquement le chemin de l’Europe.

Et les universités, les media, les maisons d’édition aux Etats-Unis subissent depuis des années les processus d’infiltration qui ont fait leurs preuves du côté européen de l’Atlantique.

Les conséquences sont visibles. Très visibles.

L’image d’Israël dans les divers pays d’Europe n’a jamais été aussi négative.

Et elle est en voie d’érosion aux Etats-Unis.

L’idée qu’Israël est un danger pour la paix et un élément de déstabilisation internationale,

l’idée qu’Israël occupe des territoires qui ne sont pas les siens,

opprime le « peuple palestinien »

et assassine arbitrairement sont installées très largement dans les têtes en Europe,

et se propagent aux Etats-Unis.

Des campagnes de boycott sont évoquées ici et là, avec pour objectif d’asphyxier l’économie et la recherche israéliennes : la dernière en date, en France, vient du Mrap, qui a retiré depuis des années la lutte contre l’antisémitisme de ses objectifs.

Des menaces de saisie de la justice aux fins d’arrêter des Israéliens séjournant en Europe circulent dans divers pays, et rien n’indique qu’elles ne seront pas un jour suivies d’effet. Articles et reportages biaisés se multiplient en Europe et se font plus nombreux dans les media « politiquement corrects » d’Amérique du Nord : si, aux Etats-Unis, des réponses sont possibles et des articles différents sont à même d’être largement disponibles, il n’en va pas de même en Europe.

Des livres de plus en plus nauséabonds paraissent,

et ils peuvent, même, se trouver portés aux nues par des historiens et des politologues.

Il en a été ainsi, en France, pour Comment le peuple juif fut inventé, de Shlomo Sand, qui a même reçu un prix littéraire prestigieux pour son « audace ».

Le fait que Sand ne soit pas historien, qu’il vienne d’une ultragauche qui n’a cessé de frôler l’antisémitisme en pratiquant « l’antisionisme » avec une ferveur fanatique,

le fait que ses pseudo travaux aient fait l’objet de réfutations détaillées par des gens qui, eux, ont fait un travail d’historiens et de longues et scrupuleuses études pour cela ne compte pas.

Ne compte pas non plus le fait que Sand se contente de reprendre les falsifications d’un auteur juif antisémite des années 1950, Benjamin Harrison Freedman.

Ce qui compte est qu’il sert les objectifs de la guerre.

Et Sand fait actuellement une tournée de conférences en Amérique du Nord pour promouvoir

la sortie de son livre en langue anglaise.

Sand a eu des prédécesseurs, mais aucun n’a suscité un tel engouement.

Des intellectuels juifs préférant l’éclairage des plateaux de télévision et les ors du pouvoir à la défense de certains principes nient l’existence de l’antisémitisme et s’efforcent de se dissocier d’Israël, comme si se trouver associé à Israël pouvait salir leur réputation.

Ainsi Jacques Attali, qui, vient-il de déclarer à Haaretz, n’a pas vu depuis longtemps la moindre trace d’antisémitisme en France et voit dans l’évocation d’actes antijuifs dans le pays qui fut celui de Pétain une obsession de sionistes forcenés.

Il est vrai que le même Attali ne « savait » pas que François Mitterrand avait travaillé pour Vichy

et gardé une amitié fidèle pour René Bousquet, et que,lorsqu’il l’a su, cela n’a rien changé à son estime pour François Mitterrand.

D’autres, tel Elie Barnavi, comme l’a relevé Gilles-William Goldnadel dans son excellent et courageux blog, gardent le silence quand on leur pose des questions qui semblent avoir été écrites par un service de propagande palestinien, tant elles sont insidieuses et viciées.

Que des instances grotesques et déshonorées depuis longtemps,tel que le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU, commanditent un rapport sur les crimes de guerre, « commis pendant les opérations israéliennes menées contre le mouvement terroriste Hamas à Gaza en janvier dernier » n’a rien d’étonnant en ces conditions.

Que ce rapport prenne la forme du rapport Goldstone,qui incrimine massivement Israël, et de manière très infime le Hamas,
dont les intentions génocidaires sont pourtant explicites, n’a rien d’étonnant non plus.Que la Commission susdite ait trouvé un juge juif pour lui servir d’alibi est attristant,mais pas surprenant.
Que le Conseil susdit vote massivement en faveur de ce rapport, et que les media européens se contentent de dire que « le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU incrimine Israël pour crimes de guerre et possibles crimes contre l’humanité » sans expliquer que ce Conseil incarne autant les Droits de l’Homme qu’Adolf Hitler incarnait, dans les années 1930, l’amitié entre les peuples, est conforme à ce qu’on peut attendre dans le contexte où nous sommes.

Que les représentants de la France et la Grande-Bretagne fuient la salle comme des lapins apeurés au moment des votes, et n’aient même pas le courage ultra minimal de s’abstenir et d’assumer leur lâcheté, est tout à fait normal dans la nauséabonde anormalité ambiante.

Sont tout à fait normales, aussi, dans cette nauséabonde anormalité, les grotesques négociations menées à Vienne avec les représentants du gouvernement Ahmadinejad concernant le nucléaire iranien, tandis qu’en Iran, l’avancée vers l’arme atomique et la répression la plus féroce vis-à-vis du peuple iranien se poursuivent.

On peut critiquer le livre de Sand,réfuter le rapport Goldstone et blâmer son extrême partialité,dénoncer les sous-jacences des négociations de Vienne avec les nazislamistes venus de Téhéran : ce n’est pas inutile.
Ce doit être fait. Mais ce ne seront jamais que des actions défensives menées sur un terrain déjà occupé très largement par l’adversaire.
Les actions défensives ne font que retarder l’échéance, mais ne peuvent en aucun cas inverser le cours des choses.

Des organisations aux Etats-Unis mènent, elles, des actions offensives : en rappelant les objectifs d’ensemble du djihadisme et de l’islam radical,

en soulignant que les enjeux se situent en termes de combat pour la liberté et contre la tyrannie,

de combat pour les droits de l’homme contre ceux qui usent du nom de droits de l’homme

pour en faire une tragi-comédie ridicule et sordide.

Ces organisations ont des moyens financiers pour agir,

car des gens vigilants y veillent.

Elles peuvent parvenir à des résultats.

L’une d’elles est Terrorism Awareness, mise en place par cet homme courageux qu’est David Horowitz, le créateur de Frontpage magazine.

Aucune organisation de ce genre n’existe en Europe,

même si quelques initiatives éparses existent.

Ceux qui seraient prêts à mener le combat n’ont quasiment aucun soutien et sont souvent conduits à renoncer.

La guerre est-elle en voie d’être perdue par Israël ?

A l’échelle de l’Europe, je crains que ma réponse doive être : oui

la guerre est déjà quasiment perdue et, sauf un sursaut que j’ai des difficultés à imaginer,

je ne vois pas comment la situation pourrait s’inverser.

Je ne comprends d’ailleurs pas la retenue de la plupart des organisations de lutte contre l’antisémitisme

ou de soutien à Israël en Europe, et tout particulièrement en France.

Les leçons de l’histoire ne servent-elles donc à rien ?

A l’échelle des Etats-Unis, je pense que la guerre, fort heureusement peut encore être gagnée.

Précisément parce qu’il reste des gens qui se battent et, surtout, des moyens pour se battre.

Il y aura, je n’ai cessé de le dire, un après Obama.

Et celui-ci pourrait commencer plus vite qu’on ne l’imagine en Europe.

Ce sera tant mieux pour Israël, qui, subissant une guerre ininterrompue depuis plus de soixante ans, a plus que jamais besoin d’alliés et de soutiens.

Par ailleurs, l’Amérique du Nord, c’est aussi le Canada : un séjour récent au Canada m’a permis de rencontrer des gens d’une grande qualité, et de relire les déclarations de Stephen Harper, un Premier ministre qu’en termes de lucidité et de dignité, je place à hauteur de Binyamin Netanyahu, ce qui, venant de moi, n’est pas un mince compliment.

A l’échelle du monde et du Proche-Orient, ajouterai-je, la guerre peut et doit être gagnée.

Israël est un pays doté d’une armée efficace, de technologies innovantes et de dirigeants lucides.

Israël est un pays porteur d’un message de liberté et de dignité,

dont le monde musulman aurait bien besoin s’il ne s’enlisait diversement dans l’ornière.

Que des dictateurs divers détestent Israël est dans l’ordre des choses.

Que les dirigeants des pays européens se comportent comme ils le font n’est que l’une des traductions

du suicide civilisationnel qui monte en Europe.

Que la résistible ascension de Barack Hussein Obama, depuis les bas fonds de Chicago,

ait les conséquences tangibles est très logique :

un Président anti-américain, venu de l’islamo-gauchisme,

ne peut qu’être anti-israélien et flirter avec des antisémites.

Je regrette seulement qu’il n’y ait pas, ailleurs qu’aux Etats-Unis et au Canada,

une mobilisation plus nette et, surtout, plus offensive pour contribuer à ce que la guerre soit gagnée.

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