8 mai 2021

Un prince saoudien la percute en voiture

Témoignage RMC : un prince saoudien la percute en voiture, ruine sa vie professionnelle, et s'en sort en toute impunité…
vendredi 4 juin 2010 à 10:42

Après un accident avec un prince saoudien en Porsche, elle subit une grave opération sans pouvoir se retourner contre le coupable…

Marie D. vit à Nice. Elle est éducatrice en pédopsychiatrie. Avant l'accident, elle jouait au Rugby Nice Côte d'Azur.

Voici son histoire :

Le 7 août 2009, elle est en voiture à Cannes sur la route du Palm Beach. Elle suit la voiture de sa belle-mère.

Surgit une Porsche jaune, qui frôle la voiture de sa belle-mère et vient la percuter violemment.

La Porsche perd une roue avant de s'immobiliser quelques mètres plus loin.

Par miracle, il n'y a aucun blessé grave. Le Prince saoudien qui conduit la Porsche sort de celle-ci, se cachant le visage pour ne pas être pris en photo. Sa responsabilité est totalement engagée.

Souffrant du genou, il est évacué vers l'hôpital, comme les autres personnes commotionnées. Sur place, il refuse de se soumettre aux tests d'alcoolémie et sanguin. Il repart avec sa famille sans avoir été entendu par la police.

Marie pense alors souffrir d'une simple entorse cervicale et d'un traumatisme lombaire.

Or, quelques mois plus tôt, elle avait été opérée d'une hernie discale… Et quelques jours après l'accident, souffrant terriblement, elle retourne à l'hôpital pour passer un IRM qui révèle une récidive.

En octobre 2009, elle doit donc à nouveau se faire opérer. L'intervention s'avère très risquée. Elle risque la mort. On lui pose une prothèse au niveau des lombaires.

Pour cette opération, une ouverture de 18 cm allant du nombril au pubis est nécessaire. Voilà le ventre de Marie marqué d'une énorme cicatrice. A cet âge, c'est un autre traumatisme.

Cette intervention met un coup d'arrêt à sa carrière dans le rugby mais lui complique aussi énormément la vie sur le plan professionnel.

A plusieurs reprises, Marie a tenté de porter plainte. Mais sa plainte n'a jamais été reçue. On lui parle alors de l'immunité diplomatique du Prince.

Plus tard, elle apprend que celui-ci, évanoui dans la nature, n'était sans doute pas assuré. Il laisse le soin à son avocat français de faire traîner l'affaire, espérant l'enterrer.

En février 2010, le Procureur de la république au tribunal de Grande Instance de Grâce, suite à une lettre de Marie, saisit enfin le commissariat de cannes pour qu'une enquête soit diligentée.

Depuis, Marie n'a plus de nouvelle. Elle n'a toujours pas touché un centime des assurances et a dû emprunter 10 000 euros pour payer son opération et ses soins.

Dans l'attente, elle a décidé d'alerter les médias.

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