23 janvier 2022

L’injustice de la baisse des allocations familiales

À la différence de l'injuste mise sous tutelle de la retraite et de la sécurité sociale (au sens d'empêcher le libre choix qui serait plus juste et augmenterait le pouvoir d'achat moyennant évidemment une solidarité sur les soins lourds et le minimum vieillesse) l'égalité en matière d'allocations familiales indiquait au moins que l'on est d'abord égaux en droit donc citoyens à part entière au-delà des écarts de revenus.

Or, en touchant à cette citoyenneté se faufile l'idée qu'un enfant de revenu moindre ne peut être citoyen que par l'obole octroyée par plus aisé que lui, d'où nécessairement un changement du regard de part et d'autre : l'enfant aux parents moins aisés tentera de se débarrasser d'une sensation d'être redevable en regardant méchamment nécessairement l'enfant aux parents plus aisés puisqu'il est stipulé de fait que son statut de "favorisé" explique à lui seul le fait que Gavroche se trouve dans le ruisseau ; tandis que l'enfant aux parents plus aisés se verra comme un paria certes privilégié mais dont la nature est soumise à des regards vengeurs.

Dans ces conditions à quoi bon se sentir citoyens ? Solidaires spontanément, sympathiquement ? Le lien ne serait seulement que de l'obole et non de la solidarité ? Mais dans ce cas ne vaut-il mieux pas que chacun reste dans son coin, même au lycée, en attendant de partir vers des cieux plus cléments ?

Il y a quelque chose de pourri au royaume de France.

En fait, l'activité non étatisée est de plus en plus devenue suspecte, tandis que toute activité marchande est considérée de plus en plus comme une vache à lait à traiter sans fin. Il faut taxer, moduler, ne viser que l'activité sans profits à imposer comme modèle pour les futurs assistés handicapés que nous serions devenus en implosion généralisée.

 

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