17 octobre 2021

Mémoire perdue

Non ! Ce n’est pas un mât de cocagne, même si cela peut y ressembler tout droit sorti de l’esprit malade des âyatollâhs de Téhéran ! Précisément ceux avec lesquels le groupe des 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine + Allemagne) vient de signer à Vienne (Autriche) un accord censé conjurer (pour une brève période de dix années) la question de la bombe atomique.
 
    Jacques Myard (texte intégral en P.J.) : La signature de l’accord nucléaire avec Téhéran marque la fin de l’enjeu de la bombe iranienne au Proche et au Moyen-Orient, mais ce règlement va bien au-delà. Il signifie le retour assumé par les 5+1 de l’Iran dans l’équilibre géostratégique du Proche et du Moyen-Orient (…) La faute de la France a été de laisser apparaître qu’elle choisissait un camp au détriment de l’autre, alors que nos intérêts ne doivent pas être pris en otage en épousant la politique de certains pays anti-Iran”.
 
    Si j’ai bien compris la pensée de Jacques Myard, et tout en reconnaissant que mes propres connaissances ne sont certainement pas à la hauteur des siennes, celui-ci me permettra-t-il néanmoins de rappeler deux dates majeures dans l’histoire du monde qui ont durablement, et le plus souvent dans des conditions moralement et matériellement insoutenables, affecté toute l’humanité ?
 
    Tout d’abord la conférence de Munich, les 29 et 30 septembre 1938, qui vit le monde encore libre pour quelques mois pousser un formidable soupir de soulagement en croyant avoir sauvé la paix que le chancelier Hitler, moqueur et droit dans ses bottes, avait déjà et définitivement répudiée ! Puis, dans des conditions analogues, la conférence de Yalta en février 1945 où le président Roosevelt, terriblement diminué, offrit à un Staline se posant en vainqueur tout un pan de l’Europe continentale !
 
    Aujourd’hui, après une période de paix apparente de soixante-dix ans souhaitée perpétuelle et durant laquelle l’Occident, tragiquement oublieux de l’adage si vis pacem, para bellum, en profita tout au contraire pour se désarmer et s’abandonner aux délices de Capoue donnant alors lieu, pour tenter de prolonger la fête, à l’accord historique (comme les deux précédents) de Vienne avec l’Iran conclu le 14 juillet 2015 !
 
    En foi de quoi je me fais un devoir moral de signaler (ICI) l’excellent article de Victor Perez, “Deux réalités sur “l’accord de Vienne”, dont les signataires français et européens de cet accord de la honte devraient prendre connaissance s’ils ne veulent pas, en à peine plus d’un demi-siècle, risquer de mourir idiots en emportant avec eux l’âme des peuples qu’ils étaient pourtant censés protéger du pire.
 
Librement !
Philippe S. Robert
http://sully1.typepad.com
FRANCE

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