6 juin 2023

Calais:deux poids deux mesures

Même si l'on ne partage pas la conception racialiste (et pro-palestiniste) de Génération Identitaire, force est de reconnaître que ses membres ont le droit, en démocratie, de manifester leur mécontentement, même si leur blocage des ponts du samedi 12  mars 2016 était "illégal" ; le Pouvoir, il est vrai aux abois, ne devrait cependant pas opter par le mépris en se contentant d'agiter cette qualification les stigmatisant, celle de "groupuscule d'extrême droite" parce que leur colère signifie autant sinon plus que celle de tous ces "zadistes" qui n'ont de cesse de surfer d'illégalité en illégalité avec la bénédiction implicite des bien pensants. D'ailleurs, et bien sûr, lorsque des "salles d"étude "de l'Université de Bordeaux sont mis à sac avec insultes anti-gouvernementales à la clé sur les murs on entend guère les mêmes s'y épancher avec le même mépris ostentatoire (et goncourable). 

Aussi les propos pédants prétentieux, mais vides, de nos gouvernants peoples (et leurs polypes) tombent à plat lorsque rien n'est fait ou si peu pour prendre à bras le corps tous les problèmes qui assaillent et effondrent désormais la France. Objecter que cette critique est aisée devient cependant et de plus en plus un bien piètre argument lorsque l'on sait que le pouvoir en place et ses polypes polymorphes(et autres gardes chiourmes) laissent partout pourrir la situation en avançant par exemple que 4000 "migrants" pèsent peu face aux millions présents et à venir, alors que même seulement cent d'entre-eux plantés là comme des moules sur leur rocher ne peuvent pas s'imposer sans déranger "l'ordre public" surtout, là,  dans des contrées bien plus denses symboliquement que toute ces méga(lo)poles courants d'air.

Pourquoi en fait attendre des années, et laisser à des associations hostiles la gestion impossible des problèmes insolubles alors qu'il aurait fallu par exemple et ce immédiatement ne pas laisser transformer tout cela en "jungle", de la Grèce à Calais, en passant par la Sicile, par exemple en ouvrant des centres d'accueil, mais ce sous l'égide de l'ONU.  Certes, l'expulsion mini militari semble être une solution alternative pensent les nationalistes, sauf que lorsque le problème n'est pas tari à la source les expulsions ne serviront à rien, même gérées par la Turquie, sinon créer une situation à double tranchant de plus en plus acerbe, sèche, suscitant encore plus de troubles ou "la guerre civile qui vient"…..

Que faut-il donc tarir avant d'en arriver là ?…

Pour commencer il "faudrait" cesser de faire croire que tous ces migrants venant y compris du Pakistan fuient "la" guerre, ils fuient des situations impossibles créées par des "amis" de l'Occident vénal comme l'Arabie Saoudite, le Pakistan, l'Algérie etc. Ce sont leurs régimes mafieux et théocratiques basés sur l'islam réel (et non pas sur des traditions rétrogrades) qui sont fuis. Quand bien même seraient-ils décorés de la légion d'honneur (Napoléon doit se retourner dans sa tombe) il n'en reste pas moins que tant ces régimes seront en place ils ne feront qu'alimenter la haine de leurs rejetons djihadistes : lorsque le FIS a failli prendre le pouvoir en 1992 en Algérie, la faute n'en revenait ni à l'invasion en Irak ou en Libye, ni à Israël.

Et pourtant certains restent persuadés, tel un Védrine, que mettre au pas ce dernier permettrait de tarir justement une des sources de la désespérance symbolique de ces millions d'âmes en déshérence alors qu'elles étaient déjà dans un tel état avant…1948 lorsqu'à la sortie de l'effondrement du Califat en 1923 leurs élites préfèrent se tourner vers le wahhabisme, le léninisme, le fascisme le nazisme, Atatürk ne fut qu'un épiphénomène pour le Mufti de Jérusalem, et tous ces  ulémas se nourrissant du venin de "la bête immonde"pour mieux ressusciter la leur.

En tout cas, il ne sert à rien d'indiquer qu'en plus de la mise au pas (hypothétique) d'Israël, quelques millions de plus ou de moins dans une Europe de 500 millions d'âmes ne seraient "que" des gouttes d'eau, des bras des ventres et des sexes pour la démographie et l'économie ; ce genre de raisonnement, médical, vise plutôt à justifier dles manipulations/expérimentations chirurgicales en cours sur le corps des peuples ; l'expression n'est pas exagérée lorsque l'on sait que ces millions ne se répartissent pas équitablement mais s'agglutinent là où ils ont déjà des têtes de pont ; et le fait de les penser en quotas comme s'il s'agissait de tonnes de fer ou les têtes d'un cheptel toujours à) venir et à répartir en dit long sur le cynisme absolu inouï sur la cruauté (abyssale mais insouciante, Bayreuth, art contemporain, défilés haute couture, restaurants étoilés, etc) de tous ces technocrates sans viscères cent hontes tant leur manip (des chiffres et des peuples) leur fait désormais office non pas de conscience (ce serait trop demander) mais de mains couperets.

Comment ces générations post-1945 ont pu ainsi continuer à gérer dégénérer toutes ces choses alors qu'elles ont failli dans leur écrasante majorité, n'ayant comme seule issue désormais que d'empêcher leur propre éviction ? Une telle question sera sans doute avancée par les historiens des siècles à venir. Pour "nous" il est peut-être sans doute déjà trop tard tant nous croulons sous l'avalanche (malgré le réchauffement climatique promis par les mêmes têtes d'oeuf).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


%d blogueurs aiment cette page :