13 août 2020

L’humanitarisme globaliste veut la peau de l’humanisme citoyen

Une coiffeuse américaine a été condamnée à la prison ferme (sept jours) parce qu’elle désirait faire son métier au lieu de rester confinée, le juge l’a traitée d’égoïste, elle lui a répondu qu’il s’agissait de nourrir ses enfants…Sauf que cet argument n’est plus vraiment valable de nos jours tant pour certains l’idée de se reproduire comme humain est nuisible par essence…

L’humanité est en effet désormais considérée par eux comme étant cette espèce dangereuse qu’il s’agit de confiner puis réduire à la façon d’une extermination insidieuse par implosion silencieuse effectuée sous respirateur mental (nous sommes tous des criminels si nous voulons sortir : je sauve des vies=je reste chez moi)  et perfusion médiatique (injection en continu de séries vidéo à l’infini en guise de vie active).

C’est le règne désormais visible de l’humanitarisme (le global care du global Village) qui a remplacé l’humanisme comme l’a analysé Chantal Delsol dans son dernier ouvrage (Le crépuscule de l’universel) et pour lequel il s’agit moins de sauver votre vie nécessairement enracinée quelque part comme citoyen que de  vous appréhender comme un corps non plus à trois dimensions (hauteur de vues largeur des motivation épaisseur spirituelle) mais deux (position nomade d’une im/pulsion X à un instant T); cette binarité pouvant être ainsi tracée récompensée ou punie comme l’expérimente le régime communiste chinois sous les yeux béats et admiratifs des (dé)codeurs occidentaux qui ont déjà entamé ce travail par “cookies” pour nous profiler de mieux en mieux dans nos tendances de consommation et autres préférences imaginaires.

Le tout maintenant serait pour tous ces bienfaiteurs non plus de l’Humanité mais du “care” de profiter de cette épidémie, opportune et/ou programmée (Lab P4 or not that is the question) pour accélérer la virtualité du monde, telle la relation à autrui principalement perçue par écran interposé et que l’on prétend alors sauver ainsi de notre “asymptomaticité” autrement dit de ce que notre présence trivialement charnelle pourrait lui injecter sans avoir été aseptisé au préalable.

Les filtres numériques codés par les puissances normatives du jour remplacent ainsi un peu plus encore les filtres symboliques classiques,tels de nouveaux chaperons.
Ils continuent en réalité le tracé effectué par la radio et la TV qui déjà s’étaient positionnées en référents codant ce qui sied ou pas comme contenu/comportement signifié et son affichage signifiant ; par exemple aujourd’hui contester le confinement serait égoïste et libéral, le défendre altruiste et patriote; le RN en France le défend ardemment, mais Macron lui a emboîté le pas y voyant un bon filon pour 2022 (de même que les démocrates américains et les travaillistes anglais tous deux  également très soucieux de la montée des chiffres attribués au Covid-19 ); la F.I et les Républicains sont eux en errance, les Verts par contre se frottent les mains, tout allant dans le sens de la virtualisation du monde mais sous affichage “bio”, et ce même si les projections tablant sur des millions de morts se sont trompées; mais au moins elles auront fait peur, au même titre que celles projetant la fin du monde entre 2030 et 2050 (2026 pour les plus “radicaux”); ce qui introduit cette idée de “coupable mais pas responsable”, l’État payant une certaine survie, si, en même temps, vous acceptez ce devenir de canard confit ou laqué au choix.