4 août 2020

Covid, climat: se débarrasser du complexe d’infériorité

Cette « crise » est en réalité multiforme; même si certains aux manettes veulent le masquer;  elle n’est pas seulement sanitaire mais civilisationnelle, n’ayons pas peur des mots: la supériorité supposée des porteurs de tablettes, déambulant entre deux courbes et trois taux, a failli sous nos yeux encore sous hypnose. Ce qui implique de ne plus nous laisser nous inférioriser sous le seul prétexte pédant que leur science infuse pourrait nous dire quelque chose de plus.

Les Ferguson and Co qui ont tant fait peur à Macron, Johnson, Pelosi/Obama… se sont trompés sur la gravité létale de ce virus qui, somme toute, tend à rejoindre celles qui annuellement tuent mondialement entre 200.000 à 500.000 personnes.

Il en est de même pour l’avenir supposé catastrophique du « changement climatique » (alors qu’il s’agit d’un pléonasme le climat changeant constamment comme le rappelait feu Marcel Leroux) ; d’autres porteurs de tablettes « savantes » s’extasient devant les mêmes courbes affriolantes, excitantes (implorant même pour certains une crise Covid par an) comme le démontrent jour après jour les très compétents membres des climato-réalistes ; en particulier lorsqu’ils mettent en avant l’argent démentiel dépensé (et encore à venir par centaines de milliards) pour ces fausses énergies « vertes » (l’anti-bushiste et anti-trumpiste Michaël Moore est bien obligé de l’admettre dans son dernier film).

Alors que tout cet argent serait bien utile pour remettre de l’ordre en France, en Europe, dans la « maison monde » ce qui permettrait d’éviter que les meilleurs émigrent de chez eux, certains allant ensuite grossir des « clusters » manipulés par les globalistes affairistes pour parfaire leur modélisation utopiste : faire que la planète soit un cube à multiples faces amovibles et ce bien plus par sommation obligation que par désir des rencontres ; ces (faux) techno s’imaginent sur une table de mixage de montage où l’on mélangerait humains sons et images et l’on secouerait la mixture ensuite étalée ou confinée selon la pression des brosses politico-médiatiques déclinées en publics et audiences s’excluant mutuellement.

Quand allons-nous nous réveiller de cette hypnose multiforme qui nous infériorise de plus en plus ?…

Suffit-il de dénoncer « le néo-libéralisme » et le « jacobinisme » comme le font Onfray et ses amis (certains jacobinistes bien connus l’ont rejoint, des repentis ?…) ?…

Pourtant, « le » problème n’est pas tant le libre-échange ou l’État en soi que leur manipulation destructrice par des forces qui les monopolisent.

La santé est pour une grande part privée en Corée du Sud, et pourtant elle s’en est pourtant mieux sortie que nous  l’Italie  l’U.K, alors que nos et leurs impôts sont bien plus lourds (la Corée payant bien plus pour son système de santé en retour); l’Allemagne met en concurrence ses caisses de sécurité sociale, ce qui ne l’a pas empêchée d’avoir beaucoup plus de lits de réanimation…

Certains pays comme les USA payent également bien plus cher leur santé que nous, mais sont bien moins imposés… Et les plus pauvres ont Medicare. L’on n’a d’ailleurs guère entendu (comme d’habitude) que des malades aient été laissés sur le trottoir…

L’Afrique qui a massivement adopté le protocole Raoult s’en sort bien mieux que nous de cette crise sanitaire s’il n’y avait pas toute cette corruption et cet affairisme étatiste pour une part qui jette des millions de ses enfants dans l’émigration Sud-Sud, puis Sud-Nord (ce que les démographes tendancieux oublient de dire)….

Les pays hyper-bureaucratisés comme le nôtre avec un si « lourd » service public, du moins en apparence, ont en fait cherché à faire de mauvaises économies (lits médicaux, maternités, police, impôts, tribunaux, prisons, universités…) moins pour ouvrir la porte à « la » concurrence, comme les bureaucraties politiques et syndicales le disent, mais bien plutôt au monopole des « coquins et des copains » ; on le voit sous nos yeux concernant les médicaments lorsque le protocole Raoult dans son aspect traitement a été évincé parce que des produits plus onéreux étaient en vue (alors qu’ils ont donné de bien piètres résultats sans que des « papiers » triomphants ne les dénoncent quotidiennement pour autant…).

La très méchante AXA propose une assurance sociale bien moins cher que celle que nous avons, pourquoi ne pas en bénéficier, en particulier les plus modestes, et ce d’autant plus que cette entreprise nous paye des impôts ?…

À charge pour le Politique de faire en sorte que les intérêts de ses assurés les plus modestes soient réellement protégés, en faisant en sorte par exemple que ceux-ci soient bien représentés dans ses instances et ce bien mieux qu’à la Caisse d’Épargne qui régit le Livret A….

De manière générale, le système de cogestion doit être généralisé partout (le vote numérique aussi) les séances des conseils municipaux et régionaux doivent être filmées en permanence, il faut un système polyvalent direct et représentatif, il faut en finir plus généralement avec ce système officiel de conflit élite/peuple, travail/capital alors que de la connivence officieuse existe pour entretenir les bureaucraties syndicales et politiques au détriment des salariés et des citoyens; ce qui ne veut pas dire que la fonction syndicale et politique doit être subordonnée à cette cogestion comme ce fut le cas dans les pays communistes puisque le conflit est permanent et les contre-pouvoirs nécessaires (cette vraie dialectique hélas peu comprise par nos scientistes à tablettes y compris « matérialistes »).

Il y a tant de choses à faire du moins si l’on prétend sortir des pensées toutes faites, quitter un peu les œillères sécurisantes, accepter de lire les vrais rapports qui calent les armoires bureaucratiques.

Au fond, il s’agirait moins de réduire en soi les « dépenses publiques » ou « le périmètre de l’État » que de travailler en synergie horizontale et verticale pour enrayer à terme le gonflement démesuré des grandes villes basculant en métropoles, se transformant ensuite en mégapoles, au détriment de tout le tissu culturel et social en amont; ce qui ne veut pas dire qu’il faille « confiner » les uns et les autres…

La crise actuelle a bien montré que la frénésie des grandes villes est réduite à néant lorsque les techno de la table de montage exigent que la mixture retourne dans le tube (et ils y arrivent ! Ce qui est délirant au sens propre de ce terme…)

Que voulons-nous au fond ?… La souveraineté ? la vraie ? Soit ! Comment ? Ne faudrait-il pas plutôt sérier les questions ci-dessus, y dégager leurs problématiques en lieu et place du « c’est à cause de » ? Comme si supprimer le capital ou le bureaucratiser promulguerait les lendemains qui chantent (et où l’on rase gratis).

Comment se fait-il que les trois quarts de la richesse produite en France passent en « dépenses publiques » alors que nos résultats sont si médiocres en matière de santé, d’éducation, de formation, de sécurité, de « vivre ensemble »?…

Comment se fait-il qu’il ne soit pas possible que des médecins puissent délivrer les médicaments de leur choix ? C’est à cause du « libéralisme »? De qui se moque-t-on ?…(De nous pardi, les porteurs d’eau)…

Comment se fait-il que beaucoup de doctorants en physique du climat adoptent les seules thèses du GIERC, sans esprit critique, sous le prétexte que le débat serait « clos » ce qui est anti-scientifique par essence même, d’autant plus que la crise actuelle a montré la vanité de la modélisation à outrance…

Comment se fait-il que beaucoup de doctorants en sciences sociales adoptent les seules thèses de Bourdieu ou de Foucault présupposant que les individus sont dominés par les « codes » et donc que ce ne serait systématiquement pas de leur faute s’ils commettent des exactions diverses (dont ces églises saccagées) alors que la notion de « circonstances atténuantes » dit bien ce que cela veut dire : ce n’est pas automatique; sauf que cela a été dévoyé par un système judiciaire considérant que la vraie victime ne serait “que” le dommage collatéral au fond de cette dite « illisibilité » des « codes », surtout lorsque l’agresseur est étranger donc « dominé » par « essence »; allez dire cela à toutes les violées : ton bourreau n’avait pas le bon décodeur…Et s’il est étranger, subis mais trouve tout de même à jouir « quelque part »…

Comment se fait-il qu’en sciences économiques et sociales les partisans de l’anticapitalisme restent ces rois (nus) montrant toujours l’entreprise en soi comme un enfer ? Certes certaines universités font de la résistance ou vont dans l’excès inverse en mathématisant à outrance la science économique… Pourtant, le calcul logique des optimisations ne peut pas ne pas intégrer leurs conséquences rationnelles que le Politique doit prendre en charge :  ainsi peut-on délocaliser telle entreprise alors que les effets négatifs globaux sont supérieurs à ses effets positifs relatifs ? Mais, dans ce cas, il faudrait étudier pourquoi les coûts sont si élevés et moindres ailleurs alors que la part salariale, médiane, n’est pas si immense ?…Bref, il faudrait faire surtout de « l’économie-politique » et non pas seulement des « sciences économiques et sociales » évinçant le Politique alors qu’il est central dans les prise de décision dans la corruption dans la monopolisation, l’affairisme…

Comment se fait-il également qu’un travailleur qualifié américain, allemand, soit deux à trois fois mieux payé que son équivalent français ?  Et l’enseignant allemand pourquoi est-il aussi bien mieux payé ? Comment se fait-il que les mêmes qui dénoncent l’enseignement capitaliste en France s’empressent de faire leurs heures sur un seul semestre afin d’entamer le suivant aux USA sachant qu’ils seront trois fois mieux payés tout en dénonçant également le racisme d’État et le sionisme international  (signant des pétitions pour défendre Ramadan par la même occasion) ?…Je caricature, certes…

Nous marchons toujours sur la tête, les épaules rentrées en plus, malgré les efforts à vouloir remettre la dialectique du Politique sur ses pieds….