« Je suis militaire depuis 50 ans, j’ai vu beaucoup de choses, mais je n’ai jamais vu ça. Jamais, nous n’avons vu autant de corps. Tous les matins, je me lève et j’en vois de nouveaux et l’odeur s’infiltre jusque dans mon cœur. Il faut que le monde sache ce qu’ils ont fait ».
Selon Israël Weiss, l’attaque du Hamas ne visait pas seulement à tuer. Le déchaînement de violence, l’orgie de sévices, la récurrence dans l’horreur ne peuvent tenir du hasard. Dune voix monocorde, épuisée, il énumère les atrocités recensées.
Selon les investigations, un grand nombre de victimes ont été brûlées vives. Des vieillards ont eu les doigts des mains et des pieds coupés, avant d’être tués, d’autres personnes ont été décapitées avec une hache.
Beaucoup de femmes ont été retrouvées nues, violées avant d’être massacrées. Une femme enceinte a été découverte le ventre ouvert, le fœtus arraché ; des hommes avec les organes internes sortis du ventre.
Le cadavre calciné d’une femme semblait normal, sauf au niveau du thorax. A l’imagerie médicale, les légistes ont compris qu’elle serrait son enfant dans ses bras quand ils ont été brûlés vifs.
Selon Israël Weiss, les tueurs du Hamas ont aussi brûlé un groupe d’ouvriers agricoles thaïlandais liés ensemble pour compliquer l’identification. « Ils n’étaient pourtant pas Juifs. Pourquoi ? On les compare à Daech. Mais moi, ils me font penser aux nazis. »
« Ils ont tiré dans les bouches, les têtes, plusieurs fois, pour détruire les visages. Mais nous prendrons le temps d’identifier tout le monde. Aucune mère de victime ne sera oubliée. »
Comment négocier la libération de presque deux cents otages avec un groupe responsable d’un tel carnage ?
Depuis une semaine, au bord du volcan, Abigaël se pose la question en s’occupant de identification des femmes et des fillettes et des derniers rites de purification avant de rendre le corps aux familles pour les funérailles.
Elle doit avoir à peine 30 ans, on lui en donne le double. Son visage est parcheminé, sa voix est un filet tremblant.
- 18 oct.
- « Chaque fois, je pense avoir vu le pire et quelque chose d’encore plus atroce arrive. Des enfants sans tête, ou vidés de leur cervelle, des gens dont la tête est explosée par plusieurs balles, des fillettes massacrées, encore en pyjama, des corps piégés. »
« On est préparés à ça. Enfin, on croyait qu’on était préparés à ça. Mais c’est impossible. On travaille 24 heures sur 24, sept jours sur sept, depuis le lendemain de l’attaque. Cette cruauté est incompréhensible ».
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