Mon père m’avait naïvement bercé à l’idée que la dite “Algérie”aurait pu être “plurielle” brassant peu à peu des populations d’origines diverses comme cela avait été le cas pour la France mariant des Bretons à des Basques et des Franciliens en passant par des Occitans, Alsaciens, Antillais, Corses, Savoyards, Auvergnats et j’en oublie certainement…
La naïveté de mon père fut déjà de croire que cela s’était passé en France comme une lettre à la poste, malgré sa chrétienté qui l’unissait à la différence de ladite “Algérie” : ce fut en effet la prégnance de l’île de France, puis le joug du centralisme jacobin qui ont mis à bas les langues et patois ; ce fut long, mais en même temps assez court car au fond si l’on admet la naissance renouvelée du “François” à partir de François 1er et sa généralisation accélérée au 19 ème siècle avec Jules Ferry et l’urbanisation à marche forcée à partir de 1900, la langue française domine en tant que jeune langue car 500 ans ne pèse rien devant 10.000 ans d’histoire depuis le néolithique…
Et elle était de plus en plus parlée dans ladite “Algérie” des débuts du 20 ème siècle, et se serait encore plus répandue grâce à la scolarisation et l’urbanisation s’il n’y avait pas eu les entourloupes des années 45-47 scissionnant encore plus les “indigènes” et les “pieds noirs” par des magouilles électorales (bourrage des urnes du second Collège ce qui permit aux fondamentalistes financés par les wahhabites et les nassériens de lancer l’insurrection de 1954…) alors que parmi les premiers, et ce malgré l’adhésion à l’islam mais de plus en plus amenuisé par la vie urbaine (et ce dans tous les pays dits “musulmans”, hormis les pays du Golfe arabique, observez comment étaient vêtus à l’époque les habitants de ces pays) il y avait des francophones des chrétiens berbérophones (dont mon père) et aussi des arabophones démocrates (comme l’explique Gilbert Meynier dans Histoire intérieure du FLN, j’en parle aussi dans mon livre Le monde arabe existe-t-il ?…) tandis que tous les pieds-noirs n’étaient pas partisans d’un centralisme jacobin perpétuel, ou d’un ségrégationnisme à la sud-africaine, plutôt d’une autonomie à la Corse au sein de l’Empire français comme le prônait Jacques Soustelle contre Raymond Aron….
Mais ensuite, et surtout, après 62, le rêve de mon père aura été définitivement enterré, lui qui en plus avait été accusé d’être “berbériste” et ensuite d’avoir fondé (avec d’autres) “l’Académie Berbère” (ce qui lui coûta sa carrière lorsqu’il y revint en 69) qui fut le ferment du “printemps berbère” des années 80 ; car il y eut une sorte d’alliance de moins en moins implicite (et toujours d’actualité) entre les partisans façon Lyautey et anglo-saxonne de séparation drastique des “communautés” et les partisans d’une arabo-islamisation “socialiste” (Ben Bella avec le soutien déjà des LFistes de l’époque) avec ensuite sous Boumedienne l’accélération de l’occupation et domination arabo-musulmane (le programme des “dix mille mosquées”) perpétuée depuis son arrivée au 7 ème siècle sur les autres “minorités”, berbères et juives…
Cette dernière fut par exemple sommée de renier sa nationalité française et de retourner à son rang de paria ou dhimmi, ce qu’elle refusa en émigrant vers la France en compagnie des autres natifs francophones (car nés depuis 130 ans sur le sol…berbère en réalité avant qu’il ne devienne département français…) dont d’ailleurs beaucoup de Kabyles tel mon père refusant le retour du joug arabo-musulman (malgré son espoir de 69 ; il réintégra ensuite la nationalité française en 1971 avant que cela ne soit plus possible dès cette date, la réintégration étant distincte de la seule naturalisation…) ; une ré-occupation s’effectua alors de plus en plus à partir de 65 dans sa version dite du “socialisme arabe” (et sa nuance baasiste) c’est-à-dire violemment étatiste, antijuive, raciste (les pieds-noirs avaient été sommés de partir: “la valise ou le cercueil”) tout en se servant déjà du christianisme comme faire valoir (toujours d’actualité) afin de ne pas trop braquer un Occident encore globalement chrétien malgré la double poussée paganiste anti judéo-chrétienne depuis les années 20 du communisme et du nazisme (prétendument pétris de culture rationaliste et grecque…).
Tout cela pour dire que la ré-occupation arabo-musulmane fut en fait renforcée par le départ de la bureaucratie gaulliste prenant en réalité fait et cause pour elle (malgré le “Je vous ai compris!!” cette tromperie…) afin de contrer croyait-elle la prégnance anglo-saxonne déjà victorieuse au Proche-Orient… Il n’en fut rien bien entendu et aujourd’hui l’influence française recule partout y compris en Afrique subsaharienne…Cela s’amorça surtout à partir des années 90, lorsque la vague de ré-occupation arabo-islamique reflua vers la France pour tenter de l’occuper à nouveau (depuis Narbonne et Poitiers) faute de pouvoir le faire pleinement, officiellement, dans ladite “Algérie” dominée (encore) par la mafia des généraux à la dérive, reliquats du joug de type égyptien post-nassériste mâtiné de nuances vénézuéliennes à la sauce piètrement bolivarienne…
Ce qui fait que pour les Kabyles déjà présents en France, ayant fui cette ré-occupation dès les années 50, ne voilà-t-il pas qu’ils auront été à nouveau confrontés aux envahisseurs de leur pays d’origine, tandis que pour certains, ayant retrouvé leurs racines chrétiennes (tout en le cachant comme mon père et ma mère le firent) les voilà obligés d’accepter à nouveau le retour du programme des “dix mille mosquées” mais ce en France même, alors qu’aucun établissement chrétien, juif, bouddhiste, n’est tolérée là-bas, hormis ceux ayant existé à l’époque de la domination française…
D’où cette triple occupation subie à l’heure actuelle produite par l’alliance renouvelée entre gauche droite et arabo-musulmans pour faire de la France non pas une terre d’accueil comme le croit aussi le Pape (qui confond l’U.E avec l’ONU) mais une terre de soumission aux diktats queer islamique et consumériste frappant ensemble et marchant séparément, ou la stratégie elle aussi renouvelée du “Front unique” chère aux trotskistes dominant toujours à Médiapart, à LFI, au PS, Libération, le Monde, etc…
Or, c’est bel et bien cela qui ne peut plus durer, le fait de ne plus vivre et mourir pour la France mais de seulement mourir, d’être tué “par la France” comme le dit si justement cette si jeune veuve du gendarme fauché, volontairement, par un “invité” qui aura forcé la porte pour entrer et devrait perdre son droit de séjour du fait de sa dizaine de condamnations impliquant de fait une expulsion immédiate ; mais il n’en sera rien puisqu’il a été prévu de faire de la France un terrain vague, malgré les vagues à l’âme classées à la rubrique des faits divers et du “sentiment d’insécurité”…
Comment y résister pourtant ?… Par l’audace, toujours de l’audace encore de l’audace disait Patton reprenant le mot de Danton qui hélas ne l’appliqua pas lorsqu’il accepta de mourir “par la République” jacobine bien injectée d’idéologie extrême, aujourd’hui dédoublée en extrême centre et extrême gauche, l’extrême droite, la vraie, ayant rejoint les rangs de l’extrême gauche depuis longtemps …
Mais quelle “audace” ?… Celle déjà de contester l’apathie des autorités chrétiennes acceptant la construction d’édifices musulmans alors qu’il n’y a pas de réciprocité dans les pays (ré)-occupés par les arabo-musulmans (originaire d’Arabie… et ayant détruits les tribus arabes et juives qui refusaient leur joug à l’époque) ; ensuite de contester l’apathie des autorités juives acceptant également cette construction alors qu’il n’y a toujours pas de réciprocité et ce au sein même d’Israël, tout en ayant même le toupet de taxer “d’extrême-droite” tout Juif refusant ce joug sur sa propre terre pourtant ; enfin il s’agirait de continuer à contester l’apathie des autorités françaises acceptant que l’Histoire même de la France, que la culture française (qui n’existe pas de toute façon pour l’extrême centre macronienne) soient réécrites par ceux-là mêmes qui la déconstruisent ; ou cette alliance néo-léniniste queer et alter-djihadiste s’étant mis au service de la secte globaliste et consumériste, tout en exigeant seulement en réalité un peu plus de “biscuits” monétaires et institutionnels…
Beaucoup d’audaces à développer en effet donc… Mais comme “impossible n’est pas français“disait-on naguère… Pourquoi pas… Surtout dos au mur…
En savoir plus sur Resiliencetv.fr Observatoire international des Libertés
Subscribe to get the latest posts sent to your email.













