28 avril 2026

Haro sur les (ultra) riches : vieille recette (et ça marche!)

Et l’on se fend d’une tribune prétendant que “les riches ne payent quasiment pas d’impôt” (quasi plagié sur un titre prémonitoire d’un article publié par Le Revenu quelques mois auparavant), et aussi pourquoi pas se faire des tee-shirts sacs (mug ?) avec “taxer les riches” en slogan LFI, voilà où en sont ceux qui n’ont rien appris de l’effondrement soviétique, du retournement de veste des maoïstes, de la faillite argentine, vénézuélienne, zimbabwéenne, sud-africaine, etc, etc,  et pensent envers et contre tout que le moyen principal pour “redresser les comptes publics”, au lieu de voir là où cela pêche et donc repenser leurs structures de fond en comble, serait d’augmenter par la taxation (un métier “presque” le plus vieux du monde…) les recettes “publiques”; avec, certes, à la clé dans les 15 à 25 milliards mais qui pèse peu sur un déficit annuel de 155 milliards; ce qui résout d’autant plus rien que ce “gain “ira en déclinant nécessairement par la suite; non pas tant “à cause de” l’exil fiscal (que d’aucuns pensent freiner avec une taxation pérenne sur cinq ans) mais de l’illusion permanente que cela induit en “croyant” ainsi faire quelque chose ; un peu comme pour le “réchauffement climatique alors que la quasi totalité des autres continents préfèrent se développer et ainsi innover contre la pollution plutôt que de se faire seulement hara-kiri ; puisque répétons-le cela ne bouche pas le déficit annuel qui, lui, va par contre en s’aggravant…

Aussi sans entrer dans les justifications “classiques” et leurs réfutations tout aussi anciennes concernant une mesure dont l’effet s’avère être plutôt politicien et clientéliste, puisqu’il ne résout pas, insistons-y, le problème du déficit, chronique, des finances dites “publiques” (sans parler de la Dette, abyssale, et, surtout, tenue par des financiers non français à la différence des dettes italiennes et japonaises et, également, sans avoir la puissance du dollar qui permet aux US de pallier leur déficit par un excédent de leur balance des paiements) observons seulement qu’il s’agit en fait d’un bon moyen pour certains de masquer des défauts  de plus en plus graves de structure qui sont pourtant bien connus : la disproportion grandissante entre les coûts (et leur hausse) supportés par les salariés et les entreprises concernant les cotisations sociales, les (sur)normes à respecter, le tout comparé au reste du monde, alors que l’économie en France (et en Europe) est de plus en plus déclinante en matière de productivité et d’innovation d’une part, en matière d’erreurs massives à répétition sur les choix d’investissement d’autre part…

En effet, et comme il a été dit à plusieurs reprises :

  • tant que le salaire complet ne sera pas choisi en France permettant de mettre en concurrence les assurances sociales (hors fonds spécial de solidarité pour les plus démunis et les soins lourds) afin d’augmenter l’assiette financière des organismes de santé et aussi d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés et la capacité d’investissement des auto-entrepreneurs des PME et des ETI en ne forçant pas le bon boulanger à financer le mauvais (qui devrait faire plutôt autre chose…)
  • tant qu’il n’y a pas un arrêt total des projets éoliens qui non seulement grèvent la facture énergétique mais mettent en danger le parc nucléaire par les stop and go qui fragilise les cuves (comme l’explique très bien Fabien Bouglé),
  • tant qu’il n’y aura pas un retour aux réels avantages comparatifs qui stipulent que l’on n’a pas à importer des produits que l’on est capable de produire en France, surtout si le prix de revient bascule à nouveau vers la normale grâce aux réformes ci-dessus,
  • tant il n’y aura pas une solide remise en cause des 1200 structures bouffies du mille feuilles administratif afin de mieux rémunérer et agrandir les seules structures régaliennes comme la justice la police et  l’armée, le salaire des enseignants… Exit aussi les “aides” sans réciprocité tangible dans les pays concernés comme la construction d’églises, de pagodes, de synagogues, comme une réelle lutte contre la corruption…

Tant qu’il n’y aura pas donc tout un ensemble de réformes permettant de fournir réellement au peuple une prospérité et une protection pourtant prévues par la Constitution, alors le déficit va s’accroître, du fait des conditions actuelles de production, et l’élite auto-proclamée qui propose tout le contraire se fera fort de proposer des solutions simplistes qui comme naguère glisseront vers le renforcement de la taxation des moins riches (car elle est déjà là) jusqu’à descendre encore plus vers les classes moyennement aisées (qui ne sont pas vraiment aidées concernant les allocations familiales, les bourses, par exemple) ce qui fait la France apparaît de plus en plus comme cette URSS effondrée en phase terminale…

 


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