| Au Soudan, soulager la faim des déplacés de guerre |
| Dans les camps tenus par le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés), on peut souffrir de la faim. C’est le cas du camp provisoire d’Abiyé, dans une zone inhospitalière très peu peuplée qui se situe entre le Soudan et le Soudan du Sud, à environ 170 km au nord-est de la ville sud-soudanaise d’Aweil. (CSI connaît bien la région d’Aweil où est organisé l’accueil des esclaves libérés). Le Soudan et le Soudan du Sud revendiquent tous deux la région d’Abiyé dans laquelle les plus pauvres, essentiellement des chrétiens, sont souvent la cible d’exactions commises par l’armée soudanaise. L’Eglise fournit de la nourriture aux réfugiés. Grâce à Mgr Michael Deng, notre contact sur place, Franco Majok, le responsable CSI pour l’Afrique, s’est rendu sur place et CSI contribue à combattre la faim. |
|
|
| Rajina est reconnaissante de l’aide reçue. |
|
| Rajina Aluel Majok est une jeune veuve qui a fui Abiyé. Elle fait partie des rares femmes que Franco Majok a rencontrées dans le camp.
Elle lui raconte : « J’ai dû quitter ma patrie avec mes cinq enfants après que des djihadistes Misseriya * nous ont attaqués. Nous nous sommes réfugiés à Khartoum, la capitale du Soudan. J’espérais que ma famille pourrait y vivre en paix. Mais quand la guerre nous a rattrapés, nous ne nous sentions plus en sécurité et j’ai décidé de retourner à Abiyé. Nous avons voyagé pendant treize jours en ayant constamment peur d’être attaqués. »
Comme la plupart des occupants du camp, Rajina et ses enfants souffrent de la faim. Malgré toutes ses difficultés, cette femme courageuse est reconnaissante pour l’aide alimentaire fournie par l’évêque Michael Deng, notre contact sur place. « C’est aussi réconfortant de savoir que mes enfants peuvent aller à l’école. »
* Les Misseriya sont une ethnie soudanaise. |
|
|
| Nimat Bongzo avec ses enfants Nida (7 ans), Yudar Korng (4 ans) et Akra Korang (2 ans). csi |
|
Les habitants de l’État fédéré soudanais du Nil Bleu souffrent également des conséquences de la guerre. Ainsi, Nimat Bongzo, mère de trois enfants, a dû quitter sa ville de Kormok après que des combats ont secoué cette région majoritairement peuplée de chrétiens.
Franco Majok a rencontré Nimat dans un camp de déplacés de la ville de Yabus, à l’extrémité sud-est du Soudan. Il est bouleversé par cette rencontre : « Après lui avoir posé quelques questions, elle a fondu en larmes sans un mot. Mais comment ne pas comprendre la douleur d’une mère qui en est réduite à dormir sous un arbre avec ses enfants ! »
Les conditions de vie dans le camp géré par le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLA) sont catastrophiques. La nourriture est rare et les réfugiés n’ont pas d’espoir de changement.
Les chrétiens comme Rajina, Nimat et leurs enfants ont besoin d’une aide urgente. Nous vous remercions chaleureusement de ne pas abandonner ces personnes durement éprouvées.
Vous pouvez agir dès aujourd’hui
Grâce à votre soutien financier, nous pouvons les aider. Chaque don, quel que soi le montant est important ! |
|
|