19 mai 2026

La supériorité en matière de compétence n’est pas de la domination négative

Ce qui frappe dans les dernières manifestations visant à préserver l’unité et la culture du Royaume Uni ou d’encenser les traditions conviviales françaises est que nombre de personnes présentes, en particulier à Londres, non issues pourtant d’une antériorité native lointaine sur la terre d’accueil veulent cependant défendre ce que celle-ci leur a apportée comme le dit Magelya (même si certains natifs se réfugient à force de blessures dans le repli cinglant) ; préserver enrichir la terre d’accueil au lieu donc de vouloir surtout et pour certains seulement la transformer, à l’identique d’ailleurs des terres dont ils sont issues, ce qui est évidemment contradictoire ; car pourquoi les quitter dans ce cas ?…

À moins de vouloir s’imposer et donc “coloniser” ; mais ce même pas en “mieux”; puisque est déjà concédé par sa présence même en terre de l’ancien “colonisateur” que l’expatriation, si elle ne cherche pas s’insérer, veut en fait seulement s’imposer ;  alors que pour les autres, pourtant traités par ceux-ci de “bounty” ou de “traitres”(valets, b… de service…) reconnaissent la terre d’accueil comme ayant une compétence singulière voire supérieure dans divers domaines (au sens de se sentir bien mieux dans son estime de soi); ce qu’ils ne veulent pas perdre d’autant plus que cela ne s’apparente pas à de la domination négative comme imposer certaines contraintes non partagées, mais au fait plutôt d’acquiescer à ce que l’adoption de coutumes et de perceptions change en effet le rapport au monde mais ce de manière favorable. D’où l’adhésion de moins en moins silencieuse de certains naturalisés malgré la pression culturaliste orientaliste et nihiliste de ces gens pourtant privilégiés mais qui réduisent la domination positive c’est-à-dire la puissance d’action faisant autorité du fait de sa compétence au seul rapport d’obéissance négative.

Et cette réduction de la supériorité positive, et de ses corollaires en matière de domination de puissance d’autorité et d’obéissance, au seul rapport négatif de forces cherchant seulement à dé(cons)truire l’autre (à son profit), se répercute aussi en matière économique dans laquelle ces réductionnistes voient uniquement le rapport de propriété comme une domination négative, écrasant dans ce cas tout ce qui est du domaine de la compétence, de l’antériorité accumulée, en appropriation inique, poussant même l’idée qu’au fond le salariat serait une forme d’esclavagisme “intériorisé” faisant fi du fait que d’une part la vie en particulier sociale n’a jamais été un long fleuve tranquille, et que les aléas en matière de naissance plutôt avec une cuillère d’argent plutôt qu’en bois dans la bouche, sont précisément combattus par toute une éthique séculaire poussant le plus chanceux à aider son semblable par la charité puis la solidarité, et ce en effet par la lutte politique et sociale parce que d’un autre côté la générosité s’apprend cette attitude profondément ancrée dans ces prémisses dans tout le vivant quand la maman animal se sacrifie pour le nouveau-né parce que la pression de sélection exige la préservation de l’espèce envers et contre tout.

De même, au niveau des espèces “supérieures” (au sens de ne pas seulement se conserver mais innover s’affiner) ce souci vital animal (animé) de préserver ses acquis civilisationnels devient un “impératif catégorique” ; quitte parfois à errer dans des illusions puristes ou égalitaristes (communisme fascisme et nazisme ont ici ce même point commun) ; seulement l’expérience historique nous a montré que celles-ci sont sans issues et, pis, alimentent les motivations de ceux qui veulent, eux, effacer toute avancée civilisationnelle alliant persévérance et affinement, au profit soit d’un retour en arrière glorifiant des cultures pourtant dominatrices négativement ou alors prônant un effacement globalisant muséifiant les acquis culturels débités façon pop art dans les mêmes môles planétaires  ; ce qui est alors propice à une interchangeabilité réduisant les corps à des machines désirantes dont le “care” serait la seule solidarité ; ou l’universel réduit à du minimalisme (telle la peinture réduite à ses grains de matière et de couleur, le cinéma à un défilé sans scénario ou alors idéologisé) ; tout un réductionnisme par ailleurs scientiste au sens où dans ce néomachinisme réduisant la chair humaine à un composé physicochimique se prétendant par ailleurs “dégenré” (mais en réalité déjanté : en roue “libre”) ses souffrances, douleurs, tristesses, joies, ne sont plus que des effets organiques qu’il suffirait précisément de réduire (au silence) par l’injonction et l’injection de préceptes “médicaux” affichant les comportements “adéquats”…

Or, c’est ce que les partisans de la singularité civilisationnelle ne veulent pas ou plus ; ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aurait plus de mise en compétition des compétence multiformes, en ce sens où la nation dotée d’un Etat censé la préserver l’affiner et non pas l’imposer aux autres compétiteurs (du moins dans l’idéal) peut toujours apparaître tel un phare pour l’Humanité toute entière (legs du judaïsme universaliste) plutôt qu’un “modèle” un “Même” qu’il suffirait de dupliquer (les fameux “modèles” américains, japonais, allemands, russes, chinois, iraniens…) ; encore un effet du scientisme tardif dont nous ne sommes guère sortis ; surtout lorsqu’il se prétend, lui, supérieur (tout en niant la notion même) traitant ainsi ses critiques de complotistes et d’extrême-droiche bien sûr, ce qui prouve surtout le degré de régression incommensurable que le débat politique et intellectuel a aujourd’hui atteint…

Mais est-il encore besoin de phraser ?… Là est la question…


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Lucien SA Oulahbib

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