Certes, les assassins sévissant à Téhéran viennent de descendre un “Apache”, mais c’est une “petite tape” dirait Big Mouth, et eux le font pour mieux rappeler à celui-ci qu’il doit les aider à sauver le djihad en empêchant Israël de se protéger des attaques incessantes de ses affidés assassinant le Liban, s’en servant de base arrière pour atteindre toujours le même objectif: finir le job commencé par la régression nazie… Tout se tient.
Se prétendant en effet la pointe avancée du djihadisme global, les khomeynistes rappellent à Big Mouth en bombardant également ses bases dans la région que non seulement toute négociation est vaine, et ils déchireront le papier Obama bis (“qui ne plaira pas” à Jérusalem prévient le Vice-Président) sitôt le dos de l’armada tourné) mais aussi qu’ils ne peuvent pas dissocier leur sort de ceux sévissant au Liban ou à Gaza dont d’ailleurs la reconstruction est le cadet de leurs soucis rafraîchissant ainsi l’idée que leurs tunnels comptent bien plus que le sort des populations cette chair à canon médiatique afin de sauver le djihadisme global et ses affidés parasitaires avides de pouvoir jouissif, “métaphysique du sexe”, avide de consommer sa puissance par la saisie immédiate de chair fraiche (surtout lorsque l’on devient nostalgique de sa jeunesse perdue…) ou encore remplaçant l’érection des affects par celle de réalités à sa gloire (monuments phalliques sous couvert d’art comptant pour rien, foule en liesse foulant les tombeaux des anciens Rois…).
Rappelons (certes, vainement) que ce djihadisme global, qui séduit tant cette nomenklatura déchue issue du communisme désormais en repli et recyclé dans l’écologisme affairiste scientiste et hygiéniste, est lui-même la métamorphose d’un féodalisme islamique nostalgique (califat, sultanat, émirat, caïdat) qui n’a rien à envier à la principauté, duché, comté de feu la féodalité européenne ; l’ensemble de ces féodalismes formant l’imaginaire de tous ces remugles passéistes qui furent durant les deux derniers siècles perceptibles à nouveau dans la restauration bonapartiste, le nazisme, le fascisme, et aussi le communisme leur aîné tant même chez Marx la nostalgie rousseauiste de l’homme naturellement bon supplée l’honnête homme aux compétences contrebalançant ce que la nature n’a pas donné ; leurs adorateurs étant ainsi toujours avides d’une société basée (officieusement) dans les alcôves des soirées chemsex et des réseaux pédocriminels) et aussi plus banalement sur la puissance pure de celui ou celle qui hurle le plus fort (sa beauté physique pouvant aider surtout à l’ère du cinémascope) sans parler de l’hérédité ethnique pour les uns et idéologique pour les autres (les Idéologues réductionnistes scientistes des “Lumières”) ; toute une volonté de puissance séculaire donc, rien de nouveau sous le soleil, et diluée en apparence au nom bien sûr de l’intérêt général, du prolétariat, du Volk, se réunissant autour de veaux d’or et d’icônes à adorer, mais se voulant “plus égaux que les autres”, non pas grâce à leur compétence, mais leur brutalité acide morbide et jouissive à se faufiler dans les arcanes de la bureaucratie féodale puis démocratique attirant les arrivistes et les courtisanes aimant le risque de se vendre sans se donner dans les nouveaux harem, datcha, logements de fonction de toute une classe sectaire et parasite de malins et malignes, lumpen-intelligtensia, avide de perpétuer ainsi par le chantage et la peur leur puissance de nuisance sur le demos.
Et le point commun de ces trois totalitarismes européens avec le djihadisme d’hier encore confiné à la fin du 19ème siècle au proche et moyen orient, avec ses pointes africaines et indiennes, fut d’être eux aussi le remugle d’une oligarchie ploutocratique européenne en fin de vie, envieuse de la nouvelle vie bourgeoise issue de l’essor des villes (et leurs vilains) cette émergence de l’Âge démocratique (aux contours du 12ème siècle si l’on suit Pirenne Weber repris par Baechler) renouant avec le faste ancien des Arts et des Lettres (Laurent le Magnifique) ; un Âge démocratique au sein duquel les Juifs, marginalisés naguère par le mode de production seigneurial basé sur la chasse, le pillage, la razzia, méprisant le travail le commerce et la finance, purent enfin surgir aux côtés des bourgeois chrétiens éclairés (“l’honnête homme” du 17ème, ancêtre de “c’est nous les gentils” rendu à nouveau célèbre à Marseille, patrie de la Fédération et de la Marseillaise…) le tout progressivement en lien avec l’essor des sciences et des techniques permettant à l’imprimerie l’industrie de bâtir dans le monde visible les mondes intimes du rêve et de l’imaginaire ou l’explosion des journaux disques cinéma jusqu’à leurs répliques d’aujourd’hui ; tout un monde nouveau donc qui a fait envie aux envieux de l’ancienne féodalité basée sur la seule puissance, et trouvant épaule complaisante parmi ces autres féodaux qu’étaient les djihadistes de l’époque également effarés par exemple Wahab lorsqu’il visita Londres à la fin du 18ème siècle, de voir ainsi les roturiers et leurs femmes préférer la loi de l’émulation à celle de la fatalité clanique…
Ce qui explique aussi pourquoi, aujourd’hui comme naguère, les envieux de tous les pays, nostalgiques éternels de la force brute s’unissent à nouveau malgré les défaites passées (car l’on ne renie pas sa nature, celle de nuire) entremêlant passéistes et idéalistes voulant survivre aux crochets de l’honnête homme (la “classe moyenne”) tout en abusant de son ignorance de peuple ayant autrefois quitté la monotonie glabre des campagnes pour les rêves éveillés de la ville (comme le peint Simmel) ; surtout lorsque ce creuset ou nation (comme l’analyse feu Liah Greenfeld) permet par la méritocratie que le brassage de milieux et d’ethnie forge un destin à la fois individuel et commun que les envieux d’aujourd’hui, remugles des ordres féodaux et totalitaires d’autrefois, veulent assécher (vivre à “nos” dépends) comme nouvelle classe parasitaire ayant comme cache sexe les mots métaphysiques d’égalité et de trans identité globalisés.
C’est par exemple ce modèle là, cette alliance entre parasitisme ancien et d’aujourd’hui que viennent défendre les alter-djihadistes “français” au Liban, aspirant à imiter en Europe comment auront été éliminés Juifs et Chrétiens dans ce pays, et que tient à défendre les khomeynistes occupant Téhéran montrant également par là aux féodaux des pétro-monarchies qu’ils sont des traitres s’ils ne les suivent pas ; d’où la pression financière de ceux-ci auprès d’une oligarchie US aux abois avec une dette de plus en plus incontrôlable mais tentant de se servir des errements stratégiques khomeynistes comme boules de billard permettant d’atteindre le régime maoïste dont les réserves en pétrole iranien s’amenuisent alors qu’il est indispensable pour rester l’usine globale…
Dans ce contexte les intérêts d’Israël pèsent peu, pas plus que ceux des peuples européens dont les élites, pour se refaire une “santé” tentent, elles, de jouer avec le feu en titillant l’ours russe… Reste à savoir si les honnêtes hommes de tous les pays ainsi meurtris sauront s’unir pour mettre à bas cette classe parasitaire nostalgique des coercitions d’antan, tout en nous vendant le contraire…
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