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Relativisme versus conservatisme:la seule issue?

Lorsque Paul D. Ryan accouple rigueur budgétaire et austérité morale, doit-on le suivre ? Pas sûr, et pas seulement pour des raisons tactiques comme éviter de donner le flanc aux soit disant "progressistes" car s'il est possible de partager sa préoccupation éthique s'agissant du mariage homosexuel débouchant mécaniquement sur un manque maternel ou paternel d'entrée de jeu pour l'enfant, il n'est par contre pas nécessaire de partager sa position sur l'avortement (j'avais fait la même analyse sur Sarah Palin) car l'on ne voit pas au nom de quoi il serait loisible de restreindre la liberté sur ce point… à ce point : ce qui veut dire qu'il serait par contre plausible de la réguler en posant par exemple que plus d'un avortement par an basculerait vers la prise en charge privée de l'opération, même en supposant une sécurité sociale elle aussi privée parce que cela reviendrait à utiliser l'avortement comme une méthode de contraception ce qui est éthiquement choquant ; certes les communistes soviétiques qui réduisaient la chair humaine à de la viande animée par le Diamat injecté à haute dose n'ont rien eu à faire de ce choc, et ils ont répandu ce nihilisme un peu partout jusqu'à aujourd'hui malgré l'implosion de leur super nova ; ce n'est pas une raison pour imiter ce qui est désormais devenu un trou noir, ou, à l'inverse, et ce comme dans les années 30, se limiter à se réfugier dans le retour strict à un supposé âge d'or d'une pureté spirituelle qui pense n'avoir ni bouche ni main et a fortiori pas de sexe, ce qui s'est observé en effet tous les jours à ces époques si "pures" dans les accouchements sous X…

Il y a là un juste milieu à atteindre (ce qu'Aristote appelait, semble-t-il, le "meilleur" régime politique). Et sans doute est-ce là aussi l'équilibre à envisager sur les trois autres points suivants : 1/ Le maire de Hambourg se targue de permettre désormais des jours fériés musulmans : mais est-ce à dire que lesdits concernés ne devraient plus "bénéficier" des jours fériés chrétiens ? Ce qui, au lieu d'améliorer ledit "vivre ensemble", irait vers le "cohabiter ensemble", chacun son parallèle, on ne voit alors vraiment pas pourquoi empêcher que sur chaque parallèle une société y compris légale se construise transformant la composition en mosaïque sans figure repérable sinon par "point de vue" au sens d'opinion et non plus d'angle d'analyse. Ne peut-on pas concevoir plutôt que les jours dits chrétiens sont si sécularisés qu'ils sont devenus au fil du temps un sédiment culturel structurel qui rappelle l'origine sans obligation de s'en souvenir ? A chacun de prendre sur soi : les Juifs, du moins en France n'exigent rien par exemple (mais pas à Hambourg). Ou alors supprimons tous les jours fériés et que chacun suivant sa religion ou sa croyance (autrement les athées ont le droit aussi à un jour férié…) ; verra-t-on un tel débat s'imposer en France ? Possible, puisque le relativisme ayant succédé au conservatisme a accédé au pouvoir.

2/ On a pu observer sa marque dans le domaine de la Justice en réitérant les vieux poncifs sur la prison criminogène et la police cause des émeutes (dernière en date celle d'Amiens), sans se demander cependant pourquoi dans tel endroit le facteur refuse désormais de faire sa tournée, suivant ainsi le pas des pompiers, bus, et autres services publics dont on ne voit décidément pas en quoi leur pratique pouvait susciter le courroux de ceux qui n'ont que le mot "faciès" à la bouche, au côté il est vrai des mots "exclusion, chômage, manque de scolarisation, brisure familiale" comme si ces facteurs ne jouaient pas aussi leur partition pour des millions d'entre nous sans que l'on aille brûler pour autant une maternelle et une salle de muscu (il y aurait beaucoup à dire sur ces symboles d'ailleurs…): les causes sont en fait cumulatives et donc complexes comme leurs solutions (dont j'ai quelques idées que j'ai déjà donné lors des émeutes de 2005 (voir le site La Minute du Sablier), et que j'explique dans un livre à venir sur " La criminologie de l'action" à paraître dans la collection de Xavier Raufer à CNRS éditions).

3/ quant au dernier point, il paraîtrait que le gaz de schiste (shale gas) réduirait de 50% les émissions de dioxide de carbone émises par le charbon largement utilisé encore par la Chine et l'Inde. Ce qui fait dire au spécialiste Alan Riley qu'en utilisant des procédés plus propres qu'il y a dix ans (le film qui traine sur le Net date un peu) non seulement l'énergie serait moins chère puisque les réserves sont incalculables (d'après le représentant français de la prospection pétrolière mondiale) mais le climat terrestre en serait meilleur… Seulement, il a été décidé en "haut lieu", dans les méandres, français, du conservatisme et du relativisme (car aux USA Obama ne fait pas cette erreur), que l'on ne toucherait pas à "ça" comme les OGM… or, une politique économique du meilleur régime ferait que l'on n'empêcherait pas, toutes les précautions étant prises (et aujourd'hui les composants chimiques des produits d'extraction peuvent être à base biodégradables ce qui évite la pollution des couches phréatiques) que toutes les formes d'expériences économiques soient possibles.

Arrêtons de prétexter des "contaminations" qui ont été toujours à la base de la culture agricole, et de façon plus générale de la mixité culturelle et sociale ;or, par un paradoxe étrange, ceux qui prônent à la façon des forcenés que les peuples changent de force en leur imposant une immigration de peuplement (ce qui s'appelait, naguère, une implantation coloniale), refusent que leur mode énergétique et agricole évolue. Mais s'il s'agit de  la liberté de tous, comme refuser de consommer de l'OGM comme du gaz de schiste, pourquoi l'imposer, si les précautions sont prises ? Il y a là dans ce refus obstiné de refuser cette diversité économique, tout en imposant une diversité ethnique religieuse et sexuelle qui à terme se renverse dans son contraire (puisque les populations importées refusent le relativisme et son nihilisme), un paradoxe totalitaire dit du doublebind ou la schizophrénie (prônée par Deleuze etc…): lier deux choses contradictoires : "si vous ne me tuez pas vous êtes un meurtrier" ou plus concret " je vous somme de ne pas m'aimer",  " désobéissez-moi " : " si je désire cette fille, mais pas ce garçon à côté, suis-je réac ?" ; si je veux améliorer ma position alors que le sdf hurle dans le square d'à côté suis-je un salop (disait déjà Sartre bégayant Diogène le Chien) oui clame ce paradoxe totalitaire, virus mental, total recall bis, qui nécessiterait un

Batman rises…  En Russie il y a Pussy riot… ce qui est mince, mais un début (quoique…. Alfred n'a pas tort : lâcher, ne signifie pas être lâche, mais passer le témoin…)

Lucien SA Oulahbib 14/8/2012

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