L’ancien ministre jordanien de l’Information s’oppose à la paix avec Israël

Plusieurs facteurs expliquent ce pragmatisme relatif vis-à-vis de Jérusalem : leur proximité géographique, l’orientation pro-occidentale du royaume hachémite et peu de revendications territoriales ainsi que la mauvaise relation qui existait entre le roi Hussein et l’OLP De Yasser Arafat depuis les événements du fameux Septembre noir.

A l’occasion du 12ème anniversaire de l’accord de paix israélo-jordanien, l’ancien ministre de l’Information de la Jordanie, Hani El-Khasawna, a tenu des propos particulièrement virulents à l’égard d’Israël et des partisans de la normalisation (motabe’in) avec Jérusalem dans un entretien accordé le dimanche 22 octobre à la chaîne qatarie arabophone Al-Jazeera.

« Les accords de Wadi Araba (nom de la ville frontière où a été signé le traité de paix avec Israël) n’ont pas d’avenir car elles ont été imposé au peuple jordanien par la force » a affirmé l’ancien ministre avant de dénoncer l’attitude de l’ancien président égyptien Anouar Sadate et du Fatah de Yasser Arafat, pour avoir reconnu Israël lors des accords respectifs de Camp David (1977) et d’Oslo (1993). « Affaiblie par ces deux renoncements unilatéraux » ainsi que par les « terribles répercussions » de la Guerre du Golfe, la Jordanie a été forcée à signer la paix avec Israël, selon lui.

Faisant référence aux palestiniens de Jordanie qui constituent plus de 70% de la population du royaume hachémite, il a affirmé que « beaucoup de jordaniens sont des enfants de la Palestine et rien au monde ne les fera renoncer à leurs droits (au retour) ». Hani El-Khasawna qui qualifie l’administration américaine de « pouvoir fasciste », affaibli par ses problèmes irakiens, considère que le moment est venu pour qu’Amman se désengage du traité de paix qui la lie à Israël « ou au moins qu’elle exige la suppression de certaines clauses », notamment relatives à la coopération économique et sécuritaires, pour réduire le traité de paix à un simple accord de cessez-le-feu.

Israël considère son voisin jordanien comme un facteur de stabilité dans la région et un partenaire important pour les efforts de paix avec les autres voisins du Moyen-Orient.

Consulter l’interview en arabe :

http://www.aljazeera.net/NR/exeres/E41812F9-D850-4208-B32B-A66242D9483E.htm


Masri 24/10/2006

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