Les dessous du GIEC vus par ses experts

 D'autres scientifiques subissent foudre et censure de la part de leurs collègues.

Ce billet comporte trois parties distinctes. D'une part, il rapporte les propos tenus notamment devant les élus US par plusieurs scientifiques éminents et participants actifs au GIEC qui ont brisé l'omerta et ont parlé ouvertement et en termes particulièrement critiques du contenu des rapports et du processus interne au GIEC.
Par ailleurs, peut-être motivés par "
l'affaire Bengtsson" que je vous ai relatée dans mon précédent billet, d'autres chercheurs se sont récemment élevés contre les comportements autoritaires (c'est un euphémisme) de la communauté des climatologues.
Enfin, et cela va dans le bon sens, la revue Science se pose (enfin) de bonnes questions au sujet de l'engloutissement supposé programmé des îles coralliennes…

A la différence de la plupart des démocraties francophones qui n'invitent que, très rarement, un ou deux scientifiques (toujours les mêmes et de préférence de l'establishment) à exposer les résultats des travaux qui pourraient avoir des conséquences politiques, les élus des démocraties anglophones et tout particulièrement des USA et du Royaume Uni, organisent fréquemment des sessions d'information sur une grande diversité de sujets scientifiques ou techniques auxquels ils invitent à témoigner un grand nombre de scientifiques présentant divers points de vue et reconnus pour leur expertise.
C'est dans ce cadre que le "Comité pour la Science, l'Espace et la Technologie" de la Chambre des Représentants US a organisé, le 29 Mai dernier, une session plénière d'information dite " Full Committee Hearing – Examining the UN Intergovernmental Panel on Climate Change Process", c'est à dire une réunion d'information pour examiner le fonctionnement et le processus du GIEC. Lors de cette session, quatre scientifiques étaient invités (Tol, Oppenheimer, Botkin et Pielke Sr).

Dans la suite, je donne des traductions de différents articles/déclarations de deux de ces scientifiques (Tol et Botkin) en respectant la casse (caractères majuscules, engraissés, en italique etc.) typographique telle qu'elle figure dans leurs différents témoignages écrits. Le texte complet (en anglais) des quatre témoignages rédigés par les auteurs est disponible sur le site du Comité de la Chambre US.

1) Les rapports du GIEC (groupes II et III) : Beaucoup de biais, de contre-vérités et un fonctionnement problématique voire inquiétant.

A) Richard Tol tol1

Richard Tol (photo ci-contre) se présente ainsi :

"Je m'appelle Richard Tol. Je suis professeur d'économie à l'Université du Sussex et Vrije Universiteit Amsterdam. Je suis un chercheur associé au Tinbergen Institute et CESifo. Je suis classé parmi les Top 100 économistes au monde par IDEAS/RePEc1 et je figure parmi les 25 climatologues les plus cités selon Google Scholar. Je suis éditeur de Energy Economics qui est un des meilleurs journaux du domaine [...] J'ai participé au GIEC depuis 1994 où j'ai rempli différentes fonctions dans les trois groupes de travail. Plus récemment, j'ai été l'auteur principal-animateur du chapitre sur l'économie du groupe de travail II."

Autant dire que Richard Tol est un des pivots du GIEC. Son témoignage est notamment disponible sur ce site (en anglais). On y trouvera les nombreuses citations, mentionnées par Tol dans sa déposition originale à l'appui de ses affirmations.

Notamment, Richard Tol a refusé de co-signer le Résumé pour les Décideurs de l'AR5 du GIEC qu'il jugeait trop alarmiste.

Il s'en explique de cette manière :

"Ce biais alarmiste m'a poussé à retirer mon nom du Résumé Pour les Décideurs (NdT le SPM) en Septembre 2013. Mes points de vue sur les impacts du changement climatique sont bien connus. J'appréciais le premier brouillon du Résumé dont l'un des points clefs était que les pires impacts du changement climatique étaient des symptômes d'une mauvaise gestion et du sous-développement. Il n'était tout simplement pas crédible que je signe la version finale du Résumé avec son exagération des risques. Malheureusement, les nouvelles annonçant mon retrait ont fait la une des médias en Mars 2014, procurant ainsi une excuse à la presse pour se focaliser sur les gens impliqués plutôt que sur les déficits structuraux du GIEC."

Au cours de sa déposition devant les Représentants US, Richard Tol donne quelques explications supplémentaires,

"Les chercheurs qui, poussés par le curiosité, poursuivent leurs travaux sur le changement climatique mais qui trouvent des choses moins alarmantes, sont ignorés. A moins qu'ils ne deviennent célèbres et, dans ce cas, ils sont harcelés et discrédités. Le harcèlement dont a fait l'objet Lennart Bengtsson en est un exemple récent. Bengtsson est un monsieur sympathique de 79 ans. Il a remporté de nombreux prix au cours d'une longue et éminente carrière en météorologie et en climatologie Il a récemment rejoint une association (NdT en anglais "Charity" : i.e. association sans but lucratif) et s'est vu contraint de démissionner deux semaines plus tard. En tant que conseiller il n'a jamais été responsable de quoique ce soit qu'ait fait cette association et a fortiori de ce qui s'est passé avant qu'il n'y adhère. Pour cela, il a été insulté par ses pairs. Un professeur de l'Université du Texas A&M a même suggéré qu'il était sénile. Bizarrement, la "communauté" climatique n'a pas ouvert la bouche quand l'un des leurs a été élu au Parti Vert. Elle n'a pas non plus protesté contre les liens étroits qui existent entre les auteurs du GIEC avec le Fonds de Défense de l'Environnement, avec les Amis de la Terre, Greenpeace ou le World Wildlife Fund for Nature (NdT : le WWF). D'autres météorologues éminents qui ont reçu le même traitement que Bengtsson étaient – Curry, Lindzen, Pielke Sr., Pielke Jr qui ont été également maltraités, simplement pour être restés fidèles à la littérature scientifique, telle qu'elle est compilée par le GIEC, qu'il n'y a pas d'évidence statistique que les impacts des désastres naturels ont augmenté du fait du changement climatique. J'ai eu, moi aussi, droit à ma part d'insultes. L'équipe de direction de la London School of Economics ainsi que le Guardian, maintenant et fréquemment; répandent des mensonges à mon sujet et au sujet de mon travail.

[...]

Ce biais de sélection (Ndt : le "cherry-picking") est évident dans le cinquième rapport (AR5) du groupe II. Le Résumé pour les Décideurs (SPM) évoque les rendements des récoltes, mais omet le plus important de tout – l'évolution des technologies - qui a fait progresser les rendements de l'agriculture, depuis des temps immémoriaux. Ainsi, il montre les impacts du changement climatique sur l'agriculture en supposant que les agriculteurs n'ajusteront pas leurs pratiques au gré des circonstances – Les impacts beaucoup moins dramatiques, après adaptation, sont dissimulés au sein du rapport principal. Il montre que les pays les plus vulnérables devraient payer quelques 10% de leur revenu annuel pour la protection des côtes mais omet de dire qu'un pays moyen paierait moins de un dixième de 1% – de nouveau le chiffre le plus bas, le plus pertinent, est enterré dans le rapport. Il insiste sur les effets sur la santé du fait du stress dû à la chaleur mais minimise les impacts sur la santé du stress dû au froid - bien que ce dernier chiffre soit probablement numériquement plus important.

[...]

Les premiers articles au sujet de la hausse du niveau des océans, au sujet de l'agriculture, de la santé, des courants océaniques et des calottes glaciaires étaient carrément en contradiction avec les articles plus récents qui sont beaucoup mieux documentés. Mais le GIEC a choisi de ne pas attendre ces articles ultérieurs.

[...]

…Je pense que ces contretemps reflètent le biais des auteurs. Il s'ensuit que le GIEC devrait analyser les orientations de ces auteurs ainsi que leurs performances en recherche et devrait s'assurer que, dans le futur, ils seront plus représentatifs de leurs pairs.

[...]

Un rapport, peu fréquemment publié, devrait faire un grand boum – et une équipe ambitieuse sera portée à faire un plus gros boum que la fois précédente. C'est pire que nous le pensions. Nous allons tous mourir et la mort sera encore plus horrible que nous le pensions il y a 6 ans. Le lancement d'un gros rapport, d'un seul trait, implique aussi que les auteurs vont rentrer en compétition pour que leur chapitre soit le plus terrifiant."

Richard Tol ouvre quelques pistes pour remédier au défauts structurels du GIEC. Entre autres, une restructuration complète du GIEC qu'il faut impérativement et définitivement mettre à l'abri des influences politiques. De ce point de vue, il est plus optimiste que la climatologue Judy Curry qui estime que les problème du GIEC sont irrémédiables.

"Ce sont les gouvernements qui nomment les chercheurs pour le GIEC – mais nous devons clairement dire que ce sont souvent les agences environnementales qui gèrent les nominations. Les pays utilisent différents méthodes mais il est rare qu'une agence gouvernementale avec des objectifs purement scientifiques prenne le dessus pour ce qui concerne les affaires avec le GIEC. Il en résulte que certains chercheurs sont promus au dépens de leurs collègues plus qualifiés. D'autres personnels compétents sont exclus parce que leurs points de vue ne cadrent pas avec ceux de leurs gouvernements. Certains auteurs n'ont pas les qualifications adéquates ni les degrés d'expertise nécessaires mais sont nommés uniquement sur la base de leur tissu relationnel.

[...]

Tous les auteurs du GIEC ne sont pas nés égaux Certains occupent des positions de pouvoir dans des chapitres clefs, d'autres occupent des positions subalternes dans des chapitres sans conséquences Dans le passé, le GIEC a été expert dans l'art de mettre certains auteurs dérangeants dans des situations où ils ne pouvaient pas nuire à la cause.

Ceci doit cesser.

[...]

(NdT : Dans la conclusion )

Ce qu'il nous faut c'est une organisation qui n'est soumise à aucun gouvernement ou à aucun parti afin d'ancrer la politique climatique dans la réalité telle que nous la comprenons. "

Ces constats nous rappellent, presque mot pour mot, ceux qui avaient été énoncés, il y a 9 ans, par un spécialiste mondial des maladies transmises par les insectes, le Professeur Paul Reiter de l'Institut Pasteur, lequel, outré par ces pratiques délétères, avait démissionné du GIEC (Voir ce billet de 2010). Reiter témoignait ainsi devant la chambre des Lords UK dès 2005 :

"A mon avis, le GIEC a rendu un mauvais service à la société en se reposant sur des "experts" qui ont une connaissance minimale ou nulle du sujet et en les autorisant à prononcer des jugements qui font autorité mais qui ne relèvent pas de la science avérée.

Il apparaît donc que, 9 ans plus tard, malgré de nombreuses critiques, les problèmes structurels du GIEC n'ont guère été résolus. Il semble même qu'ils aient empiré.
Cela n'a pas échappé au Professeur D. Botkin qui a également témoigné devant la Chambre des Représentants US, lors de la même session. Comme vous allez le voir, ce dernier n'a pas non plus mâché ses mots devant les représentants US.

B) Daniel Botkin (photo ci-contre)
botkin2
"Daniel B. Botkin (bio) est un écologiste mondialement réputé. Il est Professeur (émérite) au Département d'Ecologie, de l'Evolution et de Biologie Marine de l'université de Santa Barbara (Californie). Il est également Président du Centre pour l'Etude de l'Environnement qui fournit des analyses indépendantes, basées sur la science, des problèmes environnementaux complexes pour le XXIè siècle. Le New York Times a écrit que son livre "Harmonies discordantes : Une nouvelle écologie pour le XXIè siècle" était considéré par de nombreux écologistes comme le texte classique du mouvement environnemental. Son livre sur la Science de l'Environnement qui en est maintenant à sa sixième ré-édition a été qualifié de meilleur livre académique de l'année 2004 par l'Association des Auteurs de Livres Académiques et d'Enseignement (US)."

Daniel Botkin est donc est un véritable écologiste (ce mot pris dans son acception "scientifique de l'environnement") particulièrement confirmé et reconnu comme tel et c'est à ce titre qu'il a été invité à témoigner devants les représentants US.

Voici une traduction de plusieurs extraits du témoignage du Professeur Daniel B. Botkin. Les caractères engraissés et en majuscule sont de Botkin et figurent tels quels dans le texte officiel.

Voici son introduction :

"Dès 1968, j'ai publié des résultats de recherche au sujet de la possibilité d'un réchauffement climatique anthropique et sur ses implications potentielles pour les individus et la biodiversité. J'ai consacré ma carrière à essayer d'aider à la protection de notre environnement et de la grande diversité de ses espèces.Ce faisant, j'ai toujours cherché à conserver une attitude objective, honnête du point de vue intellectuel, en usant d'une approche rigoureuse dans la ligne de la meilleure tradition de la démarche scientifique. De ce fait, j'ai été consterné et déçu au cours des dernières années parce que ce sujet a été transformé en un débat politique et idéologique. J'ai des collègues qui sont des deux côtés du débat et qui pensent que nous devrions travailler ensemble comme des scientifiques plutôt que de nous diviser sur des "positions" préconçues et basées sur des émotions.

J'ai été expert relecteur pour, à la fois, le GIEC et le Rapport sur le Climat de la Maison Blanche et je veux vous dire d'emblée que nous avons traversé une période de réchauffement causé par plusieurs facteurs.
Cependant, de mon point de vue, ceci n'est pas inhabituel et, en opposition avec les analyses de ces deux rapports, ces changements environnementaux ne sont ni apocalyptiques, ni irréversibles

J'espère que mon témoignage devant vous contribuera à générer une approche plus calme, plus rationnelle sur des questions qui ne traitent pas seulement du changement climatique mais aussi d'autres questions environnementales essentielles.
Le rapport du GIEC de 2014 ne s'inscrit pas dans ce genre de discussion rationnelle que nous devrions avoir.
J'aimerais vous expliquer pourquoi."

Botkin passe ensuite en revue un certain nombre d'"anomalies" qu'il a relevées dans les textes du rapport complet et, surtout, dans le Résumé pour les Décideurs (SPM) qui décidément fait l'objet de critiques sévères, comme nous le verrons dans la suite. En voici quelques extraits qui donnent le ton de la déposition de Botkin.

"Mon plus gros souci est que les deux rapports présentent un grand nombre de conclusions spéculatives et parfois incomplètes, enrobées dans un langage qui leur donne plus d'allure scientifique qu'ils ne le méritent. En d'autres termes, les rapports "ont l'apparence du scientifique" plutôt que d'être basés sur des faits clairement établis ou admettant leur absence de preuve. Les faits avérés au sujet de l'environnement global sont moins nombreux que l'homme de la rue ne le pense généralement."

[...]

IL Y A UNE SUPPOSITION IMPLICITE [NdT : dans le dernier rapport du GIEC] QUE LA NATURE EST DANS UN ETAT D'EQUILIBRE ET QUE TOUS LES CHANGEMENTS SONT NEGATIFS ET INDESIRABLES pour toute vie y compris pour les individus Ceci est à l'opposé de la réalité : L'environnement a toujours changé. Les êtres vivants ont eu à s'adapter à ces changements et beaucoup d'entre eux ont besoin de ces changements. Le rapport du GIEC fait un usage répétitif des termes "changements irréversibles". La disparition d'un espèce est irréversible mais très peu d'autres choses sont irréversibles en matière d'environnement. L'étude du passé le confirme. Les glaciers ont avancé et reculé de manière répétitive. Le passage du Nord Ouest de l'Amérique du Nord a disparu puis est réapparu.La température moyenne a de beaucoup excédé celle du présent et celle qui est prédite, puis elle a décliné pour augmenter de nouveau.

[NdT : Le rapport] DONNE L'IMPRESSION QUE LES ETRES VIVANTS SONT FRAGILES ET IMMUABLES, incapables de faire face aux changements C'est le contraire de la vérité. La vie est persistante, adaptable, ajustable. En particulier, le rapport du GIEC pour les décideurs [NdT : le résumé SPM] répète l'affirmation que l'on trouvait dans les précédents rapports du GIEC qu'une grand fraction des espèces risque de disparaître. Une montagne d'observations contredisent cette affirmation Les modèles qui font ces prévisions reposent sur des hypothèses erronées qui conduisent à une surestimation des risques d'extinction Ainsi, il est remarquable que peu d'espèces aient disparu durant les 2,5 millions d'années passées qui englobent plusieurs périodes glaciaires et chaudes

[...]

QUELQUES-UNES DES CONCLUSIONS DU RAPPORT SONT A L'OPPOSE DE CELLES DES ARTICLES CITES COMME VENANT A L'APPUI DE LEURS CONCLUSIONS.
Par exemple, le Rapport du GIEC sur le Ecosystèmes Terrestres affirme que "7 des 19 sous-populations des ours polaires sont en déclin numérique"
citant à l'appui pour cette affirmation un article de Vongraven et Richardson. Mais ces auteurs disent au contraire que "le déclin est une illusion".
De plus, le Rapport sur le Climat de la Maison Blanche inclut un tableau qui rassemble les 30 différents effets écologiques résultant du changement climatique, ce qui constitue une liste impressionnante des impacts. Cependant, j'ai passé en revue les études qui sont citées à l'appui de ce tableau et je n'en ai pas trouvé une seule, parmi ces trente, qui soit étayée par des études légitimes d'impact du réchauffement climatique anthropique ou par des observations directes.

PLUSIEURS CONCLUSIONS SONT EN CONTRADICTION OU SONT IGNORANTES DES MEILLEURES OBSERVATIONS STATISTIQUEMENT VALIDEES. Par exemple, le Rapport du GIEC sur les Ecosystèmes Terrestres affirme que "les écosystèmes terrestres et d'eau douce ont séquestré environ un quart du dioxyde de carbone émis par les activités humaines durant les trois dernières décennies (avec un haut degré de confiance). Etant à l'origine des premières estimations, statistiquement validées, du stockage et de l'assimilation du carbone pour des grandes portions de la surface terrestre, je peux vous affirmer que l'estimation de l'assimilation du carbone par la végétation utilisée par le GIEC n'est pas statistiquement valide. Elle surestime le stockage du carbone et l'assimilation par un facteur aussi grand que 300%.

LE RAPPORT DU GIEC UTILISE L'EXPRESSION "CHANGEMENT CLIMATIQUE" AVEC DEUX ACCEPTIONS : NATUREL ET ANTHROPIQUE. Cette distinction n'est pas faite dans le texte qui, de ce fait, prête à confusion Si l'affirmation est relative au changement climatique naturel, alors il s'agit d'un truisme c'est à dire à une chose connue et éprouvée de tout temps. Si l'affirmation est exprimée dans le concept de changement anthropique, alors les données disponibles ne confirment pas les affirmations. "

[etc.]

Je recommande la lecture du texte complet aux lecteurs(trices) anglophones. Il dresse un panorama assez complet des problèmes inhérents aux différents rapports du GIEC déjà dénoncés par d'autres auteurs et, tout particulièrement, s'agissant du Résumé Pour les Décideurs (SPM). Robert Stavin, un autre membre pivot du GIEC s'est ému des distorsions non scientifiques apportées durant la phase de finalisation du SPM. Il décrit, avec quelques détails, comment les choses se passent au GIEC, "derrière les rideaux" (behind the curtain, expression américaine).

C) Robert N Stavin : Les dessous des Résumé pour les Décideurs SPM du GIEC stavin

R. N Stavin (photo ci-contre) est le titulaire de la chaire Albert Pratt et Professeur de Gestion et de Management ainsi que Directeur du Programme d'Economie Environnementale de l'Université d'Harvard et Président du Groupe de recherche de l'Université sur l'Environnement et les Ressources Naturelles.
Il est, et a été, un participant particulièrement actif à la rédaction (auteur principal et coordinateur) des rapports successifs du GIEC.
Robert Stavin a publié, le 25 avril 2014, une lettre ouverte critiquant sévèrement les exigences multiples et autoritaires des représentants politiques des gouvernements de différents pays lors de la rédaction finale du Rapport SPM (Le Résumé destiné aux décideurs) du récent rapport (groupe III) du GIEC. Stavin y dénonce notamment de nombreux conflits d'intérêt qui ont, selon lui, gravement dénaturé ce rapport dans un sens alarmiste.

Voici une traduction de quelques extraits significatifs de cet lettre ouverte, largement citée par les médias anglophones et totalement ignorée par les médias francophones, tout comme les deux témoignages précédents, d'ailleurs. Cette lettre ouverte est intitulée :
"Le processus d'approbation du rapport du GIEC par les gouvernements est-il détraqué ?"

Dans l'introduction de sa lettre, Stavin indique que nombre de ses collègues participants au GIEC ont été choqué par le comportement des représentants gouvernementaux des différents pays qui siégeaient à Berlin durant la phase d'approbation finale du résumé pour les décideurs, le SPM.
Stavin note ironiquement que :

"Plusieurs des CLAs [NdT Les coordinateurs des auteurs principaux] présents avec moi à Berlin ont déclaré qu'étant donnés la nature et le résultat de la semaine [NdT: La semaine durant laquelle le rapport final SPM a été approuvé par les politiques], le document final devrait probablement être renommé "Le Résumé PAR les politiques" plutôt que "Le Résume POUR les politiques"."

Stavin explique :

"Pendant le déroulement des délibérations du groupe de contact qui a duré deux heures, il est apparu clairement que la seule solution pour que les représentants des gouvernements approuvent le texte du Résumé SPM5.2 consistait essentiellement à retirer tout le texte considéré comme "controversé" (c'est à dire la partie du texte qui déplaisait à un quelconque représentant des gouvernements) ce qui a résulté dans la suppression de 75% du texte, y compris pratiquement toutes les explications et les exemples qui se trouvaient en dessous des titres en gras. Dans plus d'une occasion, des exemples spécifiques ou des phrases ont été retirées suivant la volonté de seulement un ou deux pays, parce que, selon les règles du GIEC, le désaccord d'un seul pays est une raison suffisante pour stopper tout le processus à moins et jusqu'à ce que le pays se déclare satisfait."

Stavin donne quelques détails, en termes mesurés :

"Les motivations générales pour les révisions demandées par les gouvernements – de la part de la plupart (mais pas toutes) des délégations – sont apparues clairement durant les sessions plénières. Ces motivations ont été explicitées dans les "groupes de contact" qui se réunissent, par petits groupes, derrière des portes closes, avec les auteurs principaux au sujet de questions particulièrement épineuses du SPM. Lors des réunions des groupes de contact, les représentants des gouvernements ont oeuvré pour supprimer des parties de texte qui pourraient être défavorables à leurs pays durant leurs négociations sous les auspices de l'UNFCC (la Convention Cadre de l'ONU sur le Changement Climatique).

Je comprends bien que les représentants gouvernementaux ont cherché à se conformer à leurs obligations vis à vis de leurs gouvernements en défendant les intérêts de leurs propres pays mais, dans certains cas, ceci a posé des problèmes pour ce qui est de l'intégrité scientifique du Rapport pour les Décideurs (SPM) du GIEC. Une telle implication – et parfois une telle interférence – avec le processus scientifique du GIEC a été particulièrement grave dans la section SPM 5.2 au sujet de la coopération internationale. "

Dans sa conclusion, Stavin s'adresse directement aux responsables du GIEC dont il est – et a toujours été – un fidèle participant. Il écrit (caractères en italiques de Stavin)

"De mon point de vue, avec la réglementation et la structure actuelle, il sera extraordinairement difficile, sinon impossible, de produire une version complète et scientifiquement correcte du texte du Résumé Pour les Décideurs (SPM) sur la coopération internationale qui pourrait survivre au processus d'approbation par les différents pays.

Plus généralement, je demande instamment au GIEC d'attirer l'attention du public sur les documents qui ont été rédigés par les auteurs principaux et qui ont été soumis aux commentaires des gouvernements (et des experts) mais qui n'ont pas subis la phase d'approbation des gouvernements."

Pour illustrer ces observations de Robert Stavin, je rappelle ici le schéma du processus (assez bizarre, s'agissant, en principe, de science et du résumé d'un "rapport scientifique") suivi par le GIEC, depuis de sa création et systématiquement appliqué depuis lors. ipccprocess

 

De fait, comme cela est rappelé par Robert Stavin, la publication du rapport (que très peu de politiques ou de journalistes (s'il y en a) ont le courage de lire in extenso) et du Résumé pour les Décideurs (beaucoup plus popularisé dans les médias et dans les milieux politiques), le SPM, n'interviennet qu'après approbation unanime des divers représentants des différents pays de l'ONU. Autant dire que les représentants politiques font tout leur possible pour bloquer la publication d'un rapport qui desservirait (ou ne servirait pas) les intérêts de leur pays.
D'autant plus que nombre de pays en voie de développement sont avides de "dédommagements" de la part des pays dits "riches" et n'ont certainement pas intérêt à ce que le rapport SPM paraisse moins alarmiste. Et ces pays sont numériquement majoritaires.
A noter que les représentants des gouvernements sont déjà intervenus avant la préparation de l'édition finale du rapport comme le montre ce schéma (tiré du site du GIEC). Les politiques interviennent donc avant et après la rédaction de la version finale du rapport qui est ainsi solidement encadré par les représentants gouvernementaux des différents pays. La lettre de Robert Stavin que l'on ne peut guère accuser de tiédeur vis à vis du GIEC, illustre à merveille les errements auxquels peut aboutir l'interférence des politiques dans un processus scientifique.

Il est sans doute difficile de concevoir un processus dit "scientifique", plus politisé que celui du GIEC, illustré ci-contre.
Pourtant, certain éminent politique francophone a récemment cité le GIEC comme un exemple à suivre et proposé de généraliser ce type de structure à d'autres activités scientifiques.
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2) La chasse aux sorcières. La censure et le "McCarthysme climatique" évoqué par Bengtsson (ci-dessous) continue …
rossiter

A) Le Professeur Caleb Rossiter (photo ci-contre) :

Rossiter qui est un mathématicien-statisticien universitaire est aussi un homme de conviction et fervent acteur de causes humanitaires en faveur des contrées en voie de développement dont l'Afrique (voir son CV). Pourtant, Rossiter a été récemment évincé de l'ONG progressiste à laquelle il participait depuis des décennies, pour avoir publié un article dans le Wall Street Journal intitulé "Nous sacrifions l'Afrique au nom du changement climatique. Les politiques des pays de l'Ouest semblent plus intéressés par le niveau du dioxyde de carbone que par l'espérance de vie."

Cet article, jugé sans doute par trop "déviant" par rapport à la doxa de son organisation mère, dans lequel Rossiter professe ses doutes sur les théories en vigueur du changement climatique et où il défend le droit à l'usage des énergies fossiles par les africains lui a valu une éviction immédiate de l'organisation humanitaire, progressiste et environnementale, l'Institute for Policy Studies, avec laquelle il travaillait depuis des années. Caleb Rossiter s'est alors confié lors de plusieurs interventions ou interviews comme celui dont je traduit quelques paragraphes significatifs ci-dessous.

Pour la petite histoire, il faut savoir que Caleb Rossiter raconte qu'en tant que professeur au département de Mathématiques et de Statistiques à l'Université Américaines de Washington (DC)) a donné comme sujet de travail à ses étudiants, à titre d'exercice d'application de ses enseignements, l'analyse des corrélations des variations temporelles de la concentration du CO2 et de la température. Ce faisant, ses étudiants ont constaté, comme beaucoup d'autres avant et après eux, que les variations de température ne collaient pas avec les modèles du GIEC en vigueur et qu'il existe des cycles de température (notamment avec une période d'environ 60 ans, comme l'ont trouvé de nombreux autres auteurs). Caleb Rossiter, jusqu'alors convaincu du contraire, a alors planché avec ses élèves sur ce sujet pendant un certain temps. Il a finalement a été convaincu par la validité de leur travail et c'est sans doute ce qui explique les déclarations suivantes :

“Je suis simplement quelqu'un qui a été convaincu que les affirmations de certitude au sujet des causes du réchauffement et au sujet des conséquences du réchauffement ont été terriblement exagérées et ceci de manière irresponsable. [...] "Je ne suis pas quelqu'un dit qu'il n'y a pas eu de réchauffement et que cela n'aura pas de conséquences, c'est juste que je ne parviens pas à comprendre pourquoi tant de gens croient que c'est catastrophique pour notre société et pour l'Afrique"

Pour cette conviction – basée sur une décennie de recherches statistiques et d'analyse des données sur le changement climatique – Rossiter a récemment été exclu de son poste de chercheur associé à l'Institute for Policy Studies qui est un groupe de réflexion progressiste de Washington D.C.

Rossiter a publié un article dans  The Wall Street Journal intitulé "Le sacrifice de l'Afrique au nom du changement climatique" dans lequel il qualifiait la notion de catastrophe climatique de "science non avérée". Peu après, il a reçu une missive de l'Institut lui indiquant que sa participation était terminée.

Visiblement, il est plutôt périlleux de professer des doutes, fussent-ils soutenus par des analyses statistiques dont Rossiter est un spécialiste, dans certains milieux "progressistes" US.

Un chercheur d'un institut renommé, le Helmholtz Institute Allemand, nous raconte, une bien curieuse histoire, déjà un peu ancienne, au sujet d'un article qu'il avait soumis en 2009, avec des collègues, pour publication à une revue renommée de climatologie US. Ce qui suit nous rappelle les déboires éprouvés et racontés récemment par Lennart Bengtsson.

semenov1

B) Vladimir Semenov (CV, photo ci-contre ) du Geomar- Helmholtz Institute Kiel Allemagne.

C'est Ben Webster, l'éditeur pour l'environnement du journal britannique "de référence", qui nous raconte, dans The Times (UK) du 8 Juillet 2014, cette histoire passablement inquiétante, sous le titre "Les voix des contestataires sont étouffées par des climatologues." Cet article a été repris dans diverses autres publications anglophones, mais malgré la grande notoriété du Times, il ne semble pas avoir réussi à franchir "the English Channel", la Manche.

 

 

Voici une traduction de quelques extraits de cet article de Ben Webster :

"Un travail de recherche qui remettait en question l'exactitude des modèles informatiques utilisés pour prédire le réchauffement climatique a été "censuré" par des climatologues, a-t-il été déclaré hier.

Un des relecteurs scientifiques de l'article a dit qu'une section ne devait pas être publiée parce qu"'elle créerait une confusion inutile au sein de la communauté des climatologues". Un autre a écrit qu'"Il faut que cette discussion toute entière disparaisse".

L'article suggérait que les modèles informatiques utilisés par le GIEC de l'ONU étaient erronés ce qui conduisait à une exagération de l'influence humaine sur le climat et à une sous-estimation de l'impact de la variabilité naturelle.

Ces découvertes pourraient avoir de profondes implications. Si elle sont exactes, ceci voudrait dire que les gaz à effet de serre ont moins d'impact que le GIEC ne l'a prédit et que le risque d'un réchauffement global catastrophique a été exagéré.

Cependant, les questions soulevées à propos des modèles ont été retirées de l'article avant que celui-ci soit publié en 2010 dans le American Meteorological Society’s Journal of Climate. L'article a été soumis en Juillet 2009 alors que beaucoup de climatologues poussaient les dirigeants de la planète à trouver un accord pour limiter les émissions lors du sommet de Copenhague sur le changement climatique en Décembre de cet année-là.

Vladimir Semenov qui est un climatologue de l'Institut Geomar à Kiel en Allemagne a dit que les questions que lui et dix autres de ses collègues avaient posées dans la version originale de leur article étaient valides et que leur élimination était "une sorte de censure"..

Il s'est décidé à en parler ouvertement après avoir constaté qu'un de ses anciens collègues, le Professeur Lennart Bengtsson, avait été vilipendé pour avoir remis en question les prédictions du GIEC sur le réchauffement climatique.

[...]

Le Dr Semenov a déclaré que certains semblaient s'efforcer de supprimer des suggestions que les climat était moins sensible aux augmentations d'émissions (NdT de CO2) que le GIEC l'avait affirmé. (NdT : A noter que c'est assez exactement ce que suggérait l'article de Bengtsson et al. il y a peu, soit quelques 5 ans plus tard, et qui a carrément été refusé).

“Si vous dites qu'il y a quelques indications que la sensibilité est erronée, ceci brise le socle sur lequel tout l'édifice repose." dit-il (NdT : Semenov) "Le public peut douter de l'ensemble des résultats."

Le Dr Semenov a déclaré que les relecteurs qui ont critiqué les résultats étaient techniquement corrects parce que leurs remarques n'étaient pas explicitement basés sur ses résultats." Cependant, dit-il : " Nous avions le droit d'en discuter…Si votre opinion sort du consensus général alors vous avez plus de problèmes pour publier vos résultats."

Un troisième relecteur était beaucoup plus en faveur de l'article dont il dit que la suggestion "très provocante" que les modèles étaient erronés, était "si intéressante qu'il était nécessaire d'en discuter plus en profondeur".

Cependant, presque tout le paragraphe a été supprimé tout comme la conclusion qui disait que "la sensibilité moyenne des modèles du GIEC est peut-être trop forte."

Le journal a choisi de ne publier que la phrase d'ouverture " Nous voudrions insister sur le fait que cette étude ne remet pas en question l'existence d'une tendance de réchauffement anthropique à long terme durant le XXe siècle. "

La dernière petite phrase que la revue à consenti à publier à l'exclusion des autres est typique de ce que Richard Lindzen avait nommé "le petite phrase magique" qui est le sésame permettant d'obtenir l'autorisation de publier dans ce genre de revue. Mais, dans cette "opération" la discussion plutôt dérangeante pour "la cause", soumise par les auteurs, a été totalement éliminée.
Comme on le voit, dans cet exemple comme dans d'autres, il s'agit d'un "consensus" de la "communauté des climatologues" obtenu à bon compte.
Dans les autres domaine de la science, on publie ce que l'on pense exact et qui ne souffre pas d'erreurs flagrantes détectées par les relecteurs. Si d'autres ne sont pas d'accord, la discussion s'engage. C'est comme cela que la science progresse et a toujours progressé.
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3) Complément : Submersion des îles coralliennes : Mise à jour dans la revue Science.

L'antienne, maintes fois évoquée dans les médias alarmistes, dans quelques revues orientées et, même, par la Banque Mondiale, de l'engloutissement futur affirmé comme "inéluctable" des îlots coralliens, a du plomb dans l'aile.

Dans un article récent intitulé "Le réchauffement pourrait ne pas submerger les îles", la "revue de référence" Science dont on connaît pourtant les orientations alarmistes, a (enfin) pris du recul sur cette question en se basant notamment sur les travaux les plus récents de Paul Kench et de ces collègues dont je vous avais déjà donné un aperçu dans le billet, rédigé en août 2010 et intitulé " Les îlots coralliens du Pacifique ne sont pas submergés par la hausse du niveau des océans. En réalité, ils "repoussent" quand l'eau monte."
En effet, dans un article récent publié au Geophys. Research Letters,
Paul Kench et ses collègues viennent de lever une objection mise en avant par les alarmistes qui soutenaient l'idée que si les îlots coralliens se sont certes adaptés aux variations du niveau des océans au cours des millénaires passés, ils ne pourront pas suivre le rythme d'une montée rapide du niveau marin ou à de tempêtes brutales.
Le mécanisme démontré par
Kench et al est, a priori, assez contre-intuitif : Lors des élévations brutales du niveau des mers (comme, par exemple, durant les grandes marées dues aux El Niños), les vagues engendrée à proximité des côtes de ces îlots coralliens, tendent, non pas à éroder les côtes comme tout le monde le pense, mais, au contraire, à faire monter le niveau des terres en y apportant quantité de sédiments, notamment du sable, qui se déposent à la surface des parties temporellement submergées. "Kench note que les récifs coralliens peuvent croître de 10 à 15mm par an – c'est à dire plus rapidement que la hausse des océans qui est attendue à la fin de ce siècle" rapporte l'article de Science. "Aussi longtemps que les coraux sont en bonne santé et gênèrent un approvisionnement abondant en sable, il n'y a pas de raison qu'une île corallienne ne puisse pas croître et continuer à le faire", dit Paul Kench.

Note : Ceci ne suprendra pas les physiciens qui sont au fait des problèmes "d'instabilité de surface". C'est pour une raison similaire que, planté dans une zone plate et désertique soumise aux vents chargés de particules de silice, un objet proéminent servira d'ensemencement pour la création d'une dune par un processus d'accrétion.
Il s'agit du même mécanisme qui gère notamment la formation des "moutons" de poussière sous les lits peu visités par l'aspirateur. Ainsi, un grain de poussière qui a accrété (capturé) un deuxième grain de poussière augmente la probabilité d'une capture ultérieure d'un troisième grain de poussière. Au fur et à mesure que la taille du "mouton" augmente son efficacité (sa section efficace de capture) pour accréter d'autres grains de poussière, augmente. C'est un mécanisme divergent typique d'une instabilité lequel est en général limité par l'érosion. Pour ce qui est des îlots coralliens, Paul Kench démontre le mécanisme d'accrétion (ou de dépot) l'emporte sur le mécanisme d'érosion.
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Enfin, un grand merci aux nombreu(ses)x lecteurs(trices) qui se sont alarmé(e)s du "hiatus" (ou de "la pause") prolongé dans mes billets durant la période estivale écoulée et m'ont écrit pour me demander de mes nouvelles. Certains envisageaient la possibilité d'ennuis de santé, d'autres que j'aurais pu être soumis à des persécutions style Bengtsson (!) etc.
En réalité, rien de tout ça. j'ai tout simplement été très occupé durant cet été par diverses activités qui m'ont le plus souvent tenu éloigné de mon clavier (et parfois d'internet) sans toutefois parveni à m'empêcher de suivre attentivement l'actualité climatique…

Donc, tout va bien en ce qui me concerne, et le cours normal de mes billets va reprendre comme auparavant, à l'approche de l'automne et de l'hiver.

Dear friends, stay tuned !

17 septembre 2014

Pensée unique 15/2/2016

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