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Critique des rituels postmodernes (gay pride, etc)

Point besoin de se réfugier dans des pseudo versions hermé(neu)tiques du religieux pour être protégé des pressions idéologiques dites "genrées" prétendant que toute préférence, y compris sexuelle ne serait "que" "construction", que l'on naît pas homme femme ni gay ni hétéro, mais qu'on le "deviendrait" puisque l'on serait d'abord une "personne" un "masque social" ; sauf que tout cela est faux (n'en déplaise à Obama qui en fait un casus belli avec Poutine) et cela a été très strictement, prouvé en long et en large par les psychologies dites différentielles, de la conduite, et de la motivation (Reuchlin, Nuttin, Janet, Piaget, Fraisse…).

Il est en fait confondu par les postmodernes du "genre" la question de l'identité plurielle du Soi (sujet acteur agent) et le rôle, la fonction social(e) certes appropriés principalement par les hommes pour les plus prestigieuses puissantes et lucratives, mais de moins en moins, d'autant que l'on sait depuis longtemps, sans remonter aux Amazones, que les femmes sont autant capables de faire la guerre, Jeanne d'Arc, Jeanne Hachette, mais aussi Dihya  (Kahina) qui lutta contre l'invasion arabo-musulmane.

Point besoin par exemple de compter, face aux défaillances judéo-chrétiennes et aussi de la pensée critique envers ce discours dominant "intimidant" comme le dit Laurent Fidès, sur ladite vigueur musulmane (laquelle d'ailleurs?) récusant toute différence, comme si certains machiavéliques calculaient ainsi (certains chrétiens) pour stopper les postmodernes, prétendant même au journal La Croix mieux connaître l'islam que les musulmans dits "déviants" (djihadistes) c'est dire ; un calcul fomenté aussi à l'extrême gauche, tel l'idéologue Laurent Mucchielli qui se félicite que dans certains quartiers la ferveur religieuse ait pu (quelque peu) remplacer la filiation aux drogues…

Pourtant…Pourquoi n'est-il pas possible d'arriver à expliquer très sereinement que certains sont certes gays, mais dès leur naissance en réalité, et que la pression normative aura fait qu'ils ont hésité à (se) l'avouer quoique de moins en moins maintenant, or c'est bien là le point crucial: le fait de ne pas avoir honte de son orientation puisqu'elle est naturelle -au sens où la nature nous a fait ainsi, voilà l'enjeu, réel, et pas du tout l'idée qu'être gay serait obligatoirement "progressiste, géniiiaaal ! (donc) de gauche" comme certains idiots utiles ont tenté de le faire croire à propos dudit "mariage pour tous" clouant même au pilori un Marcel Gauchet (qui s'interrogeait seulement sur le problème GPA de la filiation, cette "pop ubérisation" des ventres) avant que l'on apprenne qu'au FN l'orientation gay était bel et bien présente dans ses plus hautes sphères, ce qui a alors donné et heureusement un sacré coup de vieux à cette vision si naïve de ladite "n" sexualité produite selon les "envies" (ou les "i" et "Q" de LGBTQI…) et que l'on voit raviver à chaque "gay pride"…

Point besoin non plus de se réfugier dans ces mêmes versions hermétiques, s'il s'agit de récuser l'idée que le recours à l'IVG devrait être assimilé à n'importe quelle opération contraceptive, presque de la cosmétique comme s'il s'agissait de s'enlever quelques poils indésirables ; certains peuples s'acharnant à faire le moins possible d'enfants, d'autres en débordant et les envoyant sur des bateaux de fortune ; il était d'ailleurs assez affigeant d'observer il y a quelques semaines un Jean-Marie Le Guen face à Marine le Pen n'avoir comme quasi seul argument que celui-ci (accusant la dirigeante FN de vouloir supprimer l'IVG alors qu'il s'agirait de supprimer le remboursement de l'IVG dit de "confort") tout en psalmodiant "extrême droite extrême droite extrême droite" sauf que tout cela, sa diatribe éculée, sonnait faux, Le Guen semblant s'en apercevoir par moment, mais il avait des consignes sans doute celle par exemple de tout faire pour qu'un second tour Le Pen/Hollande puisse être possible…

Peut-être que le temps est venu de relativiser tous ces discours postmodernes intimidants, qui d'ailleurs font profil bas devant plus "dur" qu'eux : ou le lion du dedans (taxant d' "islamophobie" de "réactionnaire" de "raciste", tout discours critique) mais qui se fait lapin au dehors ("non, il n'y a pas un combat pour la civilisation", "non les Grecs ont raison de se faire payer leur retraite à 50 ans par les autres peuples européens") lorsqu'il s'agit de relever les défis d'un monde dit "moderne" encore bien jeune (500 ans) et dont l'objectif est désormais moins semble-t-il de remplacer les civilisations existantes que de les traverser les bousculer pour les métamorphoser de l'intérieur avec de nouvelles traditions plus conformes à ce que nous savons de neuf sur la condition humaine au delà des différences psychiques et culturelles : le fait par exemple d'être mû par une préférence forte à ne pas seulement exister (la pierre existe) mais à être et donc à devenir aussi (et non pas seulement) : si l'on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve, il n'empêche qu'il s'agit toujours de se baigner dans un fleuve, même si ses eaux changent, voire aussi de voguer dessus jusqu'à son embouchure, et plus encore, ou l'océan de l'aventure humaine et de son infinité Terre, Univers solide contracté de plus en plus prenant face à son extension/dispersion sous forme stellaire (mais ceci est une autre histoire….).

Lucien SA Oulahbib 29/6/2015

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