Revue de presse (Proche Orient) du mardi 23 janvier 2007


L’Iran empêche les inspecteurs de l’ONU d’approcher son nucléaire


L‘Iran a interdit à 38 inspecteurs de l’ONU d’entrer sur son territoire pour contrôler ses installations nucléaires, a affirmé lundi 22 janvier le ministre des Affaires étrangères de la République islamique Manouchehr Mottaki.

Cette mesure « est légale et en accord avec les règles de l’Agence » internationale de l’énergie atomique (AIEA), a-t-il affirmé à l’agence de presse officielle IRNA. L’AIEA « soumet une longue liste d’inspecteurs aux pays membres et les pays ont le droit de s’opposer à la visite par certains inspecteurs ».

Washington a dénoncé ce geste, le porte-parole du Département d’Etat Sean McCormack estimant que Téhéran cherchait « à dicter ses termes à la communauté internationale, en l’occurrence, à l’AIEA », a rapporté l’agence Associated Press.

Tsahal à un nouveau chef d’état-major


Remplaçant le général Dan Haloutz, démissionnaire à cause de sa gestion de la guerre du Liban, le nouveau chef d’état-major de l’armée israélienne (Tsahal) sera le général de réserver Gabi Ashkenazi, a annoncé lundi 22 janvier le gouvernement israélien.

Ashkenazi, aujourd’hui directeur du ministère de la Défense, un poste civil, a été chef d’état-major adjoint et commandant du front nord. Il avait quitté l’armée d’active il y a deux ans, lorsque Haloutz avait été nommé chef d’état-major et pas lui.

Le choix d’un nouveau chef d’état-major pour remplacer le général Haloutz crée de fortes tensions entre le Premier ministre, Ehoud Olmert, et le ministre de la Défense, Amir Peretz. Par ailleurs, en plus des ratés de la guerre du Liban, Olmert se trouve empêtré dans un scandale financier ; une enquête a été ouverte à son encontre. Les deux responsables sont plus que jamais sur des sièges éjectables, selon un éditorial du quotidien israélien Ha’aretz.

La rencontre Abbas-Mechaal se solde par un échec


Le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le chef du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal ont reconnu dimanche 21 janvier ne pas être parvenus à résoudre leurs différends ni à se mettre d’accord sur la formation d’un gouvernement palestinien d’union nationale lors de leur entretien à Damas.

Toutefois, les deux hommes ont publié un communiqué commun dans lequel ils affirment avoir « réalisé des progrès majeurs » lors de cette rencontre et espèrent poursuivre leurs discussions sur la formation d’un gouvernement de coalition au cours des deux prochaines semaines, a rapporté la chaîne qatarie arabophone Al-Jazeera.

Assassinat du journaliste arménien Hrant Dink


Le journaliste turc d’origine arménienne Hrant Dink a été tué par balles vendredi 19 janvier par un inconnu, qui a tiré sur lui devant les locaux de son hebdomadaire, Agos (« Sillon » en arménien), à Istanbul.

Ertugrul Özkök, rédacteur en chef de Hürriyet, dénonce cet assassinat qui risque de « pousser la Turquie dans un complexe de culpabilité vis-à-vis de la question arménienne. « Cet assassinat est un grave coup porté à la Turquie qui, à propos des affirmations concernant le pseudo-génocide arménien, s’apprête à subir une grande offensive. »

Hrant Dink, 53 ans, l’une des voix les plus influentes de la communauté arménienne en Turquie, avait été plusieurs fois poursuivi par la justice turque en raison de ses propos sur les massacres d’Arméniens commis à l’époque de l’Empire ottoman qu’il a, à plusieurs reprises, qualifiés de génocide.

La Jordanie aussi veut un programme nucléaire civil


Après l’Iran d’Ahmadinejad, c’est aujourd’hui au tour des pays arabes d’affirmer vouloir acquérir la technologie nucléaire « à des fins pacifiques », a rapporté dimanche 21 janvier le quotidien israélien Ha’aretz.

« Les Egyptiens sont à la recherche d’un programme nucléaire. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) l’est aussi, et nous, en ce qui nous concerne, nous examinons le recours à l’énergie nucléaire à des fins civiles et énergétiques. Nous en discutons avec l’Occident », a déclaré le roi Abdallah II de Jordanie au quotidien israélien. « La Jordanie souhaitait voir une zone dénucléarisée dans la région, mais depuis cet été tout le monde opte pour des programmes nucléaires », a poursuivi le souverain hachémite.

Pour le chef du gouvernement irakien, « Bush n’a jamais été aussi faible »


Les déclarations du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, publiées jeudi 18 janvier dans plusieurs médias occidentaux et soulignant « la faiblesse » du président américain George W. Bush après la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat, ont fortement irrité Washington, a rapporté dimanche 21 janvier le quotidien londonien arabophone Asharq al-Awsat.

La Maison Blanche et le bureau du chef du gouvernement irakien ont immédiatement minimisé le propos de Maliki. Les relations entre Washington et Bagdad connaissent une nette détérioration depuis la publication du rapport Baker-Hamilton.

Masri 23/1/2007

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