France: liquidation totale

Depuis l’accession de François Hollande à la présidence de la République, je ne cesse de faire des aller et retour entre aujourd’hui, 31 janvier 2016, et la date fondatrice du 22 janvier 2012 où l’actuel Président, dans son discours fameux du Bourget, s’est fendu d’une déclaration d’amour enflammée pour le socialisme :
 
    “Je suis socialiste. La Gauche, je ne l’ai pas reçue en héritage. Il m’a fallu lucidement aller vers elle (…) La Gauche, je l’ai choisie, je l’ai aimée, je l’ai rêvée avec François Mitterrand dans la conquête (…) Aujourd’hui, c’est moi qui vous représente. C’est moi qui porte votre espoir. C’est moi qui porte l’obligation de gagner ”.
 
    Et, effectivement, “moi président de la République” a gagné son pari contre le représentant de la (fausse) droite qui, d’ailleurs, ne peut s’en prendre qu’à lui-même de sa défaite sans gloire : comme en amour, c’est commettre une erreur fatale de décevoir le peuple qui, alors, se trouve légitimement en droit de ne pas pardonner.
 
    Nous abordons le dernier tournant avant la prochaine élection présidentielle de 2017 avec l’espoir chevillé au corps que cette fois-ci va être la bonne qui nous délivrera, une fois pour toutes et pour le bien de tous, du M. Bricolage aux promesses socialistes ronflantes d’un jour vite démenties par la confrontation à mains nues avec le réalité.
 
    De tout temps et en tous lieux l’idéologie au pouvoir n’a jamais produit que désolation et drames en série. L’expérience historique démontre avec force que les pays placés sous la coupe de cette vilaine forme d’orgueil de l’esprit humain, par ailleurs partie intégrante de la nature humaine, n’en sortent jamais indemnes.
 
    Depuis 40 ans, la France se trouve aux prises avec l’idéologie socialiste mortifère dont il semble aujourd’hui que les Français, reprenant enfin confiance en eux, veuillent se débarrasser pour recouvrer une liberté trop longtemps confisquée par une nomenklatura éprise, jusqu’à l’overdose, de pratiques dignes de condottières !
 
    “ Le quinquennat s’ouvrira donc sur des réformes de structure, celles qui constitueront un redressement dans la justice, le redressement économique, la réforme fiscale, le pacte éducatif, la décentralisation. Nous traiterons aussi les urgences, l’emploi, et notamment l’emploi des jeunes, le logement, la santé. Mais c’est ensuite que nous pourrons redistribuer ce que nous aurons créé, ce que nous aurons fabriqué, ce que nous aurons engagé, ce que le pays aura pu, par son redressement, favoriser. Voilà les temps qui doivent être proposés ”.
 
    De tout ce qui précède, je mets au défi l’actuel président de la République de démontrer que la moindre des promesses imprudemment et même impudemment faites aux Français a été tenue, y compris et surtout les prédictions réitérées d’inversion de la courbe du chômage qui, au fil du temps, n’a fait que croître et embellir…
 
    Mentir effrontément au peuple peut passer une fois comme nous l’avons vu en 2012; mais faire croire que l’on peut répéter l’exercice à l’infini pour se faire réélire, c’est insulter les Français et leur avenir. Donner sa chance à notre pays de s’en sortir passe aujourd’hui obligatoirement par une perfusion de sang neuf : “Errare humanum est, perseverare diabolicum”.

Librement !
Philippe S. Robert
http://sully1.typepad.com
FRANCE
 

Philippe Robert 31/1/2016

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