Ecologiquement incorrect : résister à la mystification

Alexandre Frolov, chef adjoint du Service fédéral d’hydrométéorologie et de suivi de l’environnement et vice-président de la Commission des études atmosphériques de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) rappelle que des changements climatiques importants se sont déjà produits par le passé. A l’ère du Crétacé, souligne-t-il, il y a 150 millions d’années, la température à la surface du globe était supérieure de 10 degrés à la température actuelle. Au milieu du XVIIIème siècle, on a enregistré une hausse de la température en Europe (Angleterre) égale à celle d’aujourd’hui. Cela permet de dire que le réchauffement actuel peut aussi s’inscrire dans la variabilité naturelle du climat.

Frolov a aussi pointé du doigt les faiblesses de la climatologie :

" La climatologie est une science très jeune et ses capacités de prévision s’en ressentent. Qui plus est, le système mondial d’observation n’est pas suffisamment performant : l’essentiel du suivi s’effectue au sol, alors que 70% de la surface du globe est couverte d’eau".

Richard Lindzen, un Américain, professeur de météorologie au Massachussetts Institute of Technology (MIT) ne croit pas non plus à l’apocalypse même si, rappelle-t-il, " le lobby du réchauffement pèse lourd " (NDLR de RTV : lire aussi son dernier article paru dans le Wall street journal critiquant le film de Al Gore). Le réchauffement est devenu un formidable argument publicitaire pour les grandes centrales écologiques dont le slogan, rappelle-t-il, devient : " Donnez-nous de l’argent ou vous allez frire ! ". Pendant l’été 1989, invité à participer à un symposium sur la question à l’université de Tufts, Lindzen se voit confronter à des écologistes déchaînés. Claudine Schneider, alors membre du Congrès, entre en transes et le met en garde : " Les scientifiques ne sont peut-être pas d’accord mais nous entendons notre mère la Terre et elle pleure !".

Richard Lindzen a épousé une française et vient volontiers à Paris dans son appartement du XIème arrondissement, situé à côté du Père-Lachaise. Nous l’avons erncontré. Ce sympathique barbu n’a pas de problème particulier avec ses homologues, mais il est devenu la bête noire des grandes centrales vertes. " La communauté scientifique est d’accord sur le constat, dit-il, la température a augmenté d’un demi-point depuis un siècle. Et alors ? Ce sont les extrapolations qui sont fantaisistes".
Pour commencer, il est tout aussi cohérent de dire que cette augmentation de température (et pas de climat) est naturelle ou qu’elle provient effectivement de nos émissions. Ensuite, il est extrêmement difficile de faire, à partir de ce constat, des prévisions à long terme. faire croire qu’il faut absolument diminuer toutes nos sources d’énergie pour éviter des catastrophes est absurde. Il ajoute que le principal agent de l’effet de serre, c’est la vapeur d’eau dont on ignore les évolutions futures et que doubler les concentrations de gza carbonique n’augmenterait la température que de 0,3 point. On lui fait remarquer que le niveau de mer a monté. Il en convient sans difficulté : " Sur 12000 ans, c’est tout à fait normal, quand on quitte un âge glaciaire, la glace fond et le niveau de la mer monte. Mais il n’y a pas d’accélération récente".

En ce qui concerne l’évolution future, Lindzen se garde bien de faire des pronostics. " L’augmentation du CO2 dans l’atmosphère provoquera peut-être une augmentation de quelques dizièmes de degrés de la température dans un siècle. Il est tout à fait possible que les fluctuations naturelles corrigent cette tendance. Pour cette raison, faire des prévisions fiables est un exercice impossible. j’ajoute que pointer du doigt certaines maladies comme la malaria, les tempêtes et les inondations et les mettre sur le compte du réchauffement n’a aucun fondement scientifique. Les écologistes utilisent maladies et catastrophes naturelles pour faire peur au public car ils réalisent qu’une simple augmentation de la température de quelques dizièmes de degrés ne causerait pas le traumatisme attendu". (…).

Il rappelle aussi des choses amusantes. Par exemple que la Terre a déjà connu des concentrations de gaz carbonique bien pires que celles imaginées pour les siècles à venir. Difficile d’accuser les dinosaures de polluer même si leurs haleines et leurs flatulences était particulièrement riches en gaz carbonqiue ! Il remarque aussi que dans les années 70 une même hystérie concernait…le refroidissement et que l’on priait les avocats du réchauffement d’aller se réchauffer ailleurs. Il note aussi que la désinformation est devenue telle, aux Etats-Unis notamment, que les gens ont maintenant des hallucinations. Le climat s’est nettement rafraîchi en Alabama depuis 1935. Et bien, dans un sondage, 95% des personnes ont estimé qu’il s’était réchauffé " à cause de l’effet de serre". Ce genre de sondage n’a pas été fait en France. Mais les gens sont tellement conditionnés qu’il y a gros à parier que les résultats seraient identiques.

Nous avons parlé de Lindzen (Etats-Unis), de Frolov (Russie), (mais pas encore) de Marcel Leroux (France), professeur, directeur du Laboratoire de Climatologie, Risques, Envrionnement (LCRE) du CNRS. Pour lui, la théorie du réchauffement global est une "imposture scientifique". Pierre Kohler, écrivain et journaliste scientifique, ancien astrophysicien du CNRS, partage le même sentiment :

" La présentation des faits concernant le réchauffement climatique, dans la presse, est sujette à critique. (…). Le fait que le CO2 soit présenté comme le responsable du réchauffement présumé, alors que six gaz sont officiellement retenus comme contribuant à l’effet de serre. On n’évoque jamais, notamment, le rôle primordial de la vapeur d’eau. (…). Le fait que l’échelle de temps retenue pour juger de l’évolution des températures moyennes a son importance (exactement comme les cours de Bourse !à.

Ainsi de 1915 à 1945, la pente de croissance de la température moyenne fut-elle du même ordre que celle relevée sur la courbe publiée par l’IPCC pour les trente dernières années. Or, dans la première moitié du XXème siècle, la production de CO2 par les activités humaines était considérablemenyt plus faible qu’aujourd’hui. Et personne, à l’époque n’a évoqué un réchauffement climatique. (…).

 Extraits du livre d’Eric Joly Ecologiquement incorrect, Paris, éditions Jean-Cyrille Godefroy, 2004.

Isabelle Saillot 13/3/2009

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