Le début du retrait anglais en Irak sous la critique de ses ennemis

Certes, ces invétérés adversaires cherchent à diviser, à aider en quelque sorte les forces islamo-baathistes à ne pas perdre la face, puisqu’ils mettent en parallèle l’amorce du retrait anglais et le renforcement de la présence américaine à Bagdad, sous-entendant que Blair aurait pu aider son ami Bush en réachéminant ses troupes vers la capitale irakienne ; or, s’il ne le fait pas, c’est bien la preuve d’une dissension et donc l’illustration, une fois de plus de la « failure » (de l’échec) que représente en son fond cette intervention occidentale : CQFD.

Sans reprendre la totalité de l’argumentaire déjà exposé ici en long et large (et tout dernièrement) observons deux choses: d’une part, ce retrait était prévu et a lieu dans une région bien moins troublée qu’à Bagdad, d’autre part, et en effet, Blair est sous la pression de toute la mouvance politico-médiatique multiculturaliste anglaise (et européenne) qui ne veut pas perdre la face s’il s’avère que les choses s’améliorent en Irak au fur et à mesure qu’elles se détériorent au Royaume Uni à la suite de la poussée islamiste en son sein ; poussée qui n’ait guère liée à la guerre en Irak malgré les apparences, mais plutôt au fait que le multiculturalisme s’avère être un échec grandissant, en particulier vis-à-vis d’un islam qui se veut conquérant et cherche à se substituer à la loi anglaise.

Tout est fait au Royaume Uni, maire extrémiste (alter-islamiste) de Londres en tête, pour propager l’idée néo-tiersmondiste stipulant que l’affrontement actuel entre l’islam et la démocratie serait la seule résultante de la politique « agressive » occidentale en général, anglo-américaine en particulier. Comme ils se trompent, et lourdement, puisque les jeunes islamistes qui désirent l’instauration de la charia au Royaume Uni sont loin d’être des défavorisés ou des exclus et que leurs motivations se trouvent déclenchées par bien autre chose que l’intervention en Irak, nos pourfendeurs pattentés du soutien anglo-américain aux forces démocratiques irakiennes souligneront la moindre faille, prieront même pour que les forces islamo-baathistes continuent à décimer en premier lieu des musulmans que ces néotiersmondistes alter-islamistes prétentent pourtant défendre avec le verbe haut…alors qu’aucune force irakienne légitime, c’est-à-dire représentée dans le Parlement irakien, n’ exige que « les » musulmans de par le monde prennent les armes ou mettent des bombes partout. Les islamistes anglais ou espagnols ou français agissent en leur nom et non au nom « des » irakiens, et pourtant nos pourfendeurs sévissant sur les ondes et ayant comme correspondants des sympathisants baathistes vont expliquer le contraire à longueur de journée…

Tel est le constat cruel à faire : de dits démocrates, de soit disant journalistes, prennent fait et cause en réalité pour les ennemis de la démocratie et du journalisme intransigeant parce que leur égo démesuré aura décidé de soutenir tout ce qui ne correspond pas à leur vision idéalisée du meilleur des mondes.

Iris Canderson 21/2/2007

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