Les destinées conjointes

Aux mêmes causes les mêmes effets. Aujourd’hui le reproche d’État colonial à Israël correspond au fait qu’il se retrouve seul face aux masses musulmanes. Le « territoire » lui est contesté car les ennemis savent qu’en perdre une portion c’est faire disparaître sa sécurité, sa stabilité donc son identité même.

L’histoire n’est pas morale, elle est un mouvement impitoyable, une lutte perpétuelle pour conserver et non dilapider.

Or, dans ce combat, la politique occidentale hésite sans cesse entre une métaphysique de l’honneur et un libéralisme épicurien. Il suffit de se souvenir de la tragédie Serbe: Les Serbes, décidant de ne rien céder aux musulmans bosniaques et albanais, l’OTAN alla jusqu’à bombarder Belgrade, capitale européenne, parce que l’Arabie saoudite, l’Afghanistan, le Pakistan soutenaient des musulmans d’Europe qui se révoltaient. Les marchands d’essence avaient préféré comme toujours leurs fournisseurs en pétrole. Dans la même logique économique suicidaire, on fait mine d’ignorer que la mafia tchétchène tenait le trafic de drogue en Russie et que la réaction brutale de Poutine avait pour but d’éradiquer les trafiquants qui se servaient de l’enrichissement de leurs réseaux pour diriger la sécession.

C’est une réalité organique, être d’un côté, ce n’est pas forcément être du côté du bien ou du confort. C’est choisir; avec la violence de toutes les conséquences d’un monde qui ne sera ni meilleur, ni chevaleresque. Il ne s’agit pas pour l’Occident, en soutenant d’une manière inconditionnelle Israël, d’opter pour un statut confortable mais de définir son camp.

Ceux qui pensent encore, à la city de Londres ou à la bourse de New York, ménager l’économie mondiale et les profits en jouant sur tous les tableaux, se retrouveront au mieux esclaves ou domestiques des peuples musulmans et asiatiques.

Donner des leçons de morale en temps de guerre ou continuer « ses petites affaires » c’est une façon de cacher sa peur et sa duplicité.

Nous le savons, désormais, il y a deux groupes qui s’affrontent: le monde occidental et le monde islamo -tiers-mondiste. L’un a la technique, l’autre a la démographie. C’est ainsi, et le pire est que par les migrations volontairement incontrôlées par les tenants du productivisme à tout prix, l’ennemi est déjà dans la cité. Israël est une digue bien fragile, mais sa défaite marquerait la fin de l’occident.

Dans l’Appel du destin, De Gaulle écrivait: « Si la transversale musulmane qui va de Tanger au Pakistan passe sous influence chinoise, nous sommes finis. »

Israël, terre d’Occident, ne doit ni composer, ni céder, mais garder chaque pouce de territoire. Israël réduit, la guerre serait demain à Marseille. Elle y est déjà.

Alors, tout notre travail consiste à faire prendre conscience qu’à Paris, Londres, Berlin, Moscou, New York ou Haïfa, nous sommes tous sous le feu de l’ennemi.

28/4/2007

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