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Lassitude devant la paranocorona aigüe

À force d’avoir bombardé les populations de discours alarmistes et urgentistes, les plus fragilisées d’entre-elles se ruent (comme d’habitude) dans les rayons de « supermarché » (avant de rejoindre l’abri anticorona made in China ?). Sans doute afin de déplacer et projeter enfin sur quelque chose de tangible (quoique invisible) la frayeur accumulée depuis des années par toutes les prophétesses de malheur fabriquées de plus en plus en série dans les Hollywood scandinaves et germaniques avec comme chevaux de bataille le CO2 et la « mondialisation ».

C’est  un bien beau prétexte pour surfer de façon perverse sur  la réalité d’un virus qui tue en priorité les plus malades et plus âgés tout en étant bien moins virulent qu’un Ébola aux dernières nouvelles.

Certes, il dévoile le pire de l’interdépendance du monde dominé à la fois par l’anarchie affairiste et la logique comptable oublieuse de la spécificité du politique qui devrait anticiper les mutations et donc les métamorphoses nécessaires afin de préserver l’être ensemble. Mais il ne faut peut-être pas oublier aussi la fonction en quelque sorte permanente et donc naturelle des virus (ces espèces de vautours de hyènes mais aussi de vents violents) qui semblent bien faire non seulement le ménage mais servent paradoxalement de « gardiens » ce dont nos sociétés dites humanistes s’effraient, tout en  ayant fermé les yeux sur les massacres de masse, faits encore aujourd’hui, par des humains contre d’autres humains.

De là à s’en servir comme défouloir irrationnel il y a là un pas que les apprenties-sorcières franchissent allègrement tapant à coups redoublés plutôt cette fois sur la mondialisation que sur le CO2, même si les plus virulentes font le lien, le feu démagogique allumé devant être alimenté constamment.

Les politiques et médiatiques ont enfin trouvé une justification à leur présence alors qu’au fond les nations n’en n’ont pas vraiment besoin, pour preuve ces pays en paralysie démocratique faute de majorité pour gouverner et qui ne s’en portent pas plus mal, voire bien mieux, les populations préférant au fond qu’on les « emmerde » moins que l’inverse.

Pour preuve le fait que la majorité des afro-américains démocrates ait voté plutôt Baden que Senders alors que les hispaniques ont préféré ce dernier: les premiers ont bien vu, surtout depuis Clinton, qu’il valait bien mieux choisir l’insertion que la marge, tandis que les seconds, derniers arrivés, succombent encore au « charme » de l’assistanat promise par Senders. Il était frappant d’entendre des « mamies blacks » démocrates déclarer que Baden était bien plus efficient qu’un Senders tant celui promet de tout rendre « free »ce qui tôt ou tard s’abat, après l’extinction et l’exil des « riches » sur les populations les moins aisées comme il a été vu en Russie et aujourd’hui en France, malgré quelques rectifications ambigües ces derniers temps.

Aujourd’hui les élites autocentrées méprisantes, en particulier à gaute et à droiche, voient dans le désir protecteur ou souverainiste des peuples à non seulement préserver leurs souvenirs mais à les vivifier -tout en secrétant de nouvelles traditions, une espèce de nouveau « virus » à combattre ; d’où la recherche d’un « stade 3″ celui de la dictature urgentiste « multi ». Nous y sommes.

Lucien SA Oulahbib 12/3/2020

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