Sommes-nous en guerre ?

Il admet cependant l’existence « dangereuse » de groupes terroristes se réclamant de l’islam : en ce sens il n’est pas très loin de l’analyse busho-blairiste qui fait seulement état d’une lutte contre le terrorisme international ; ce qui sous-entend que celui-ci piraterait en quelque sorte l’islam puisque celle-ci est une religion de paix.

Est-ce que cette explication, qui a pignon sur rue depuis 2001, et que nous avons décortiqué sur RTV en long et en large, a permis de clarifier le débat, de diminuer l’animosité anti-occidentale ?

Il semble que non.

Bien au contraire pourrait-on dire. Et ce non pas parce que la réaction de défense occidentale suscite des vocations comme on l’entend, naïvement, ici et là, mais bel et bien parce que les mêmes causes génèrent les mêmes effets et les amplifient lorsqu’elles s’aggravent.

Á savoir que, la modernité, et aussi sa lie nihiliste -à laquelle on le confond parfois, au fur et à mesure qu’elles entrent en expansion, pour le meilleur et pour le pire certes, déclenchent un refus fort de tout un ensemble d’éléments divers mais tous habités d’un élan contraire voire violemment antinomique.

Le clash ou  » choc » ne peut alors que se produire comme il a été dit. Alimenté également par toutes les oppositions internes, cette fois, à la Modernité et qui peuvent être tentées de s’allier avec le diable pour garder leur espace qu’elles ont su construire au sein de l’Appareil d’Etat au nom du Peuple.

Or, toutes ces oppositions internes ou externes se servant du climat et du libéralisme comme forces de vente, et/ou qui se dressent au nom d’une analyse, d’une écriture, d’un prophète et/ou d’un dieu, n’ont aucune légitimité. Aucune. Puisqu’elles veulent s’imposer à défaut de partager. Et elles l’imposent par la guerre. Et pour elles tout est devenu guerre puisque la politique c’est la guerre continuée par d’autres moyens comme le disait Lénine en détournant la phrase de Clauswitz ; Mussolini puis Hitler lui avaient emboîté le pas.

Bien sûr, comparaison n’est pas raison, et de même qu’identifier le nazisme au léninisme ou au stalinisme s’avère en partie erronée, rendre similaire nazisme et islamisme peut effacer la spécificité de ces totalitarismes.

Il n’empêche qu’ils peuvent avoir un point commun : celui de nier la liberté. Au plus profond de l’essence de l’être. Et c’est cela qui fonde l’esprit du totalitarisme et de son destin. Et c’est cela qui nourrit le totalitarisme d’Etat de l’Iran, de la Syrie, du Soudan, du Zimbabwe, peu à peu du Vénézuéla, de l’Egypte, toujours de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite et aujourd’hui de Gaza.

Et tous ces pays cultivent dans les sueurs froides du pouvoir de l’Obscur l’idéologie tyrannique maquillée plus ou moins de dentelle économiste et fantaisiste qu’aiment bien entendre les organismes internationaux érodés depuis des lustres par le même discours lénifiant qui a produit bien plus de misère et de passivité que le supposé ordre des Multinationales.

Or, cette idéologie tyrannique est en faillite en Afrique Noire qui a été très loin en la matière, de même qu’en Asie où enfin l’Inde et la Chine se réveillent. Il reste une partie de l’Amérique centrale, de la vieille Europe et du proche et Moyen Orient qui sont hantés par l’esprit d’un âge d’or qui serait aussi celui de l’avenir.

Certains d’entre ces pays veulent tourner la page. Mais les nouvelles forces de cet Obscur qui a pour nom l’alterislamisme et qui regroupent toutes les forces islamo-relativistes et anti-libérales ne l’entendent pas de cette oreille et préparent la guerre qui est déjà là, même si elle ne se voit pas encore, tant elle se soucie de trouver le déclencheur et bouc émissaire adéquat : par exemple Israël… Et le Service Public en France…

Lucien SA Oulahbib 22/6/2007

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