Un programme commun à toutes les listes

Si l’on remonte, par exemple en 1948, les Juifs palestiniens acceptèrent le partage de la rive ouest du Jourdain en deux états. L’un Israélien, et l’autre pour les arabes palestiniens. Seule la volonté destructrice de la communauté musulmane empêcha la réalisation pleine et entière de la résolution 181 et permit, du coup, à Israël d’asseoir sa nouvelle existence, de consolider quelque peu ses frontières et de voir diminuer le nombre de ses concitoyens arabes devant vivre en son sein.

En 1967, suite à la guerre des six jours et sa victoire rapide, Israël se vit répondre par la ligue arabe trois fois non à sa proposition de rendre les territoires conquis contre une paix définitive. Trois non qui induisirent un quatrième qu’on oublie souvent de rappeler. Celui imposé par les « frères » aux arabes palestiniens quant à la création de leur propre pays, décidé cependant par l’ONU. Israël, quant à lui, ne s’y serait pas opposé car voyant dans cette création une reconnaissance implicite de la résolution onusienne du partage de 1947 et, par ricochet, de son existence.

Le 13 septembre 1993, sur le gazon de la Maison Blanche, la poignée de main entre Itshak Rabin (z’’l) et Yasser Arafat indiqua au monde entier, là encore, l’accord d’Israël à la création d’un état de Palestine. L’assassinat du signataire des accords d’Oslo et les attentats-suicides du Hamas eurent pour conséquences de repousser de quelques années les négociations d’une résolution définitive du conflit.

En l’an 2.000, Ehud Barak négocia, à Camp David au nom du gouvernement israélien, le retrait quasi total des territoires conquis en 1967, le partage de Jérusalem entre les deux parties et un retour symbolique de ‘’réfugiés’’ en son sein. Le voleur Yasser Arafat, comme dénommé par le Premier Ministre d’alors, amené à la porte de la maison juive (comme le dit l’adage) démontra au monde entier son refus de l’existence d’Israël en enclenchant, sous un prétexte fallacieux, la guerre d’Oslo. Affrontement utilisant le moyen de crimes de guerre et contre l’humanité et faisant quelque peu illusion en Europe quant au ‘’désespoir des victimes de l’occupation’’.

En l’an 2005 Ariel Sharon, alors Premier ministre en exercice, décida, faute d’un partenaire fiable et sincère, un retrait unilatéral de la bande de Gaza, causant le départ de près de 8.000 israéliens de ces terres, arides à leurs arrivées et fertiles à leurs départs. Israéliens, pour une bonne partie, toujours à l’heure actuelle en situation précaire de logement et d‘emploi. Un retrait qui n’a vu, à ce jour, aucune réalisation concrète allant dans le sens d’un développement de la nation palestinienne et d’un début de relations pacifiques avec leur voisin israélien.

Après ce petit rappel succinct, peut on imaginer d’autre solution politique qu’une évacuation quasi-totale de la Judée et Samarie, quel que soit le parti au pouvoir ? Evacuation au mieux négociée et au pire unilatérale, imposant ainsi la continuation de l’édification de la clôture de sécurité, évoluant au fil du temps en frontière est israélienne, et une séparation totale entre ces deux peuples. Divorce rêvé par la grande majorité des Israéliens, las de cet état de guerre perpétuel voulu par le monde musulman.

Il est donc très difficile d’imaginer un parti responsable et en quête de pouvoir proposer un autre programme que celui attendu par le peuple qu’il entend gouverner. Projet ne promettant nullement une paix définitive, mais mettant à mal aux yeux du monde l’excuse musulmane affirmant la spoliation juive de la terre palestinienne.

D’autant plus si sera affirmé, enfin, ouvertement le refus de reconnaître l’Etat d’Israël dans les frontières reconnues. Israël saura, dans ce cas, faire valoir son droit à la défense. Certainement secondée par toutes les puissances que comptent la planète. Européennes comprises.

Victor Perez 25/1/2006

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