L’ultime secret, de Bernard Werber

L’ultime secret m’a, je l’avoue, laissé sur ma faim.

Rien que le titre avec un cerveau d’une taille plus impressionnante que la noix flétrie de l’anti-mondialiste moyen, me laissait penser à une fiction scientifique.  Dans une lignée à la Dantec, je m’attendais à ce que le roman m’ouvre à la compréhension de notre dimension surhumaine, celle qui nous permettrait de faire usage des 90 % restantes de notre capacité cérébrale.  

Au lieu de cela nous sommes confrontés à une enquête policière menée autour de personnages attachants et récurrents chez Werber.

 

L’intérêt réside plutôt dans le détail, notamment l’étude d’une certaine nature humaine et de ses monstruosités. On peut suivre ainsi le calvaire d’un handicapé emmuré vivant dans un corps inerte (locked in syndrome) face au sadisme de deux de ses infirmiers. Comme de bons gauchistes à utilité sociale négative, ces petites salopes d’infirmiers considèrent le malade comme un parasite qu’il serait bon de tourmenter.

Le parallèle avec les militants d’extrême gauche apparaît en filigrane puisque les tristes sires laissent exprimer une jalousie sociale sans se rendre compte que les mauvais procès qu’ils font à autrui s’adressent avant tout à eux-mêmes. Le médecin-chef aura alors le souci de se débarrasser de ces deux ordures en évitant de se mettre à dos les syndicats, exercice tortueux s’il en est.

Rien que ce point là méritait un roman, moins ambitieux dans le propos certes, mais autrement plus édifiant.

Xavier Collet 21/2/2009

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