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Pape : le bal des croque-morts

Après avoir entendu l’antipapiste Alain DUHAMEL (moi aussi mais je ne suis pas sectaire), sur RTL, dire pis que pendre Benoît XVI, je voudrais – très modestement – contribuer à éclairer les gens de bonne foi qui refusent, à propos du voyage du pape en Afrique, de hurler avec les loups.
Pour ne pas perdre mon temps ni faire perdre le leur à mes lecteurs, Je ne m’étendrai pas ici sur les cris d’orfraie qui se sont fait entendre, en particulier dans la classe politique (parfois jusqu’à l’hystérie) et les médias (par pur réflexe pavlovien), les uns et les autres ne cherchant finalement qu’à dénigrer le message du Christ. 
Pour ce faire, je ferai appel à quelqu’un envers qui, à titre personnel et depuis fort longtemps, j’éprouve non seulement un très fort sentiment de confiance mais aussi une très grande admiration : Mgr Tony ANATRELLA, évêque, psychanaliste et spécialiste de psychiatrie sociale.
Les contempteurs enragés de l’Eglise me rétorqueront que ma démonstration est d’avance vouée à l’échec puisque j’appelle à la barre, selon eux dans le fallacieux espoir de justifier le combat de Benoît XVI, un témoin à décharge dont la déposition n’est d’aucune utilité puisque lui-même appartient à l’Eglise.
Peut-être, mais comme la parole de cet homme revêt pour moi la plus grande valeur morale comme spécialiste des questions de sexualité, voici ce qu’il pense (texte intégral en deux parties sur www.zenit.org/fulltext-0) des attaques actuellement menées, tout spécialement en France, contre Benoît XVI.
Tony ANATRELLA : "Nous assistons à une sorte de lynchage médiatique où la mauvaise foi se mêle au procès d’intention et à la surinterprétation. Tout et n’importe quoi s’exprime contre le Saint-Père, le plus souvent sans tenir compte de ce qu’il dit vraiment. Ce n’est pas le Pape qui est un problème. En revanche, les médias et les réactions de certains décideurs politiques et des prescripteurs sociaux posent un sérieux problème (…)".
Venons-en donc au fait : "(…) Comme à l’habitude, une phrase citée hors contexte déclenche une série de réactions totalement irrationnelles. Comment voulez-vous que des personnes qui n’ont comme écho que ce que rapportent les médias puissent réagir avec sérénité ? Mais je pense qu’en réalité on ne souhaite pas entendre un autre discours que celui du préservatif ! (…) Je viens d’en faire l’expérience : pour la radio, la télévision et la presse écrite, le temps qui nous est accordé pour répondre est extrêmement limité alors qu’ils consacrent un espace très large à toutes sortes de détracteurs. Nous sommes soumis à un conformisme dominant qui nous éloigne du bon sens et des simples normes d’humanité si nécessaire en matière de sexualité".
 
    Dans la deuxième partie de son exposé, Tony ANATELLA nous entretient sans faux-semblant de la sexualité humaine : "Dans l’acte sexuel l’homme et la femme s’accueillent et se donnent. Grâce à l’amour sexuel, ils se rejoignent dans la jouissance pour être ensemble et se donner vie. Si l’acte sexuel n’engage pas la relation et répond simplement à une excitation, il demeure un acte hygiénique et, dans ces conditions, le préservatif apparaît comme une protection sanitaire mais aussi une protection relationnelle. En revanche, si l’expression sexuelle est vécue comme un engagement entre l’homme et la femme alors l’abstinence et la fidélité s’imposent".
 
    Où en sommes-nous alors, en France en tout cas, de notre réflexion (ou irréflexion) sur cette question vitale : "Mais depuis quelques années nous fabriquons un modèle sexuel assez surréaliste qui produit le sexe-préservatif. Est-ce à cet objet sanitaire de définir la sexualité et de l’humaniser ? D’ailleurs lors de campagnes de prévention, ne voit-on pas sur les murs de Paris des affiches avec le slogan : "Paris aime…" suivi de l’image d’un préservatif en forme de lever de soleil. Il serait plus sain d’apprendre à découvrir ce qu’est l’amour entre un homme et une femme plutôt que de déplacer le sens de l’amour sur un condom. Un message qui prête à confusion et, une fois de plus, à l’inversion des sens et des choses".
 
    Dans le JDD.fr  : "Selon un sondage CSA pour Le Parisien, le pape Benoît XVI n’a pas la cote après des Français. Quelque 57% des sondés ont une mauvaise opinion du pape, seuls 23% d’entre eux le jugent positivement. La proportion est la même parmi les catholiques français : 55% d’entre eux ont une mauvaise image du pape et seuls 29% d’entre eux l’apprécient".
 
    Toujours le JDD.fr , en rafale : "Selon un sondage exclusif Ifop pour Le Journal du Dimanche sur le rapport des catholiques français à leur Eglise et à Benoît XVI, 43% des personnes interrogées souhaitent que le pape démissionne de ses fonctions ou prenne sa retraite. Et ils sont 22% à estimer que le Saint Père défend "plutôt mal"  les valeurs de l’Eglise catholique". La manipulation des esprits bat son plein !  
 
    A la lumière de ces chiffres, et pour autant qu’ils reflètent la réalité, l’ex-fille aînée de l’Eglise donne l’image d’une nation dont la déchristianisation prend un tour si tragique qu’elle en est ébranlée jusque dans ses fondements. Devant un tel bilan, le plus noir pessimisme envahit insidieusement mon âme.   

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Philippe Robert 22/3/2009

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