Tsahal : diffamations

Les médias internationaux, français y compris, avaient lancé des accusations de crimes de guerre et d’immoralité totale de Tsahal au cours de l’Opération Cast Lead. Le tout ne reposait que sur deux témoignages qui n’en étaient pas… »C’est comme si les médias n’attendaient que ça, » a déclaré depuis le directeur de l’Académie préparatoire qui s’était bornée à organiser une rencontre entre 9 soldats qui avaient discuté des difficultés de la guerre. Quels médias ont repris ses déclarations ?

Site du Jerusalem Post, Avril 7, 2009 0:07 | Mise à jour 7 avr. 2009 12:14 :

Traduction :

«Des actes isolés de vandalisme ne sont pas un crime de guerre"
Par HERB KEINON

L’Opération Cast Lead a été totalement justifiée, des actes isolés de vandalisme ne font pas de Tsahal une armée de criminels de guerre, et les diplômés religieux des programmes préparatoires qui sont au sein de l’armée ajoutent de la moralité à Tsahal, a déclaré Danny Zamir, le responsable de l’ Académie pré-militaire Rabin à Kiryat Tivon, au Jerusalem Post.
Ces commentaires de Zamir ont été faits après que le Jerusalem Post ait obtenu une copie d’un article qu’il a écrit pour qu’il soit publié à l’étranger, dans lequel il a essayé de replacer dans son contexte tout le bruit qui a suivi la publication d’un débat entre les neuf diplômés de son programme après l’opération Cast Lead. Au cours de la discussion il y a eu des allégations à propos de deux cas dans lesquels des soldats auraient délibérément abattu des Palestiniens innocents, ainsi que de vandalisme aveugle.

"L’histoire est devenue incontrôlable », dit Zamir. "A partir d’un débat interne où des soldats ont parlé de ce qui est difficile et douloureux dans une guerre. Ce que j’ai transmis à l’armée parce que j’attendais d’elle qu’elle examine les questions soulevées. Mais les médias internationaux ont transformé Tsahal en une bande de criminels de guerre."

La transcription des commentaires des soldats, qui figure dans un bulletin qui a été posté sur l’Internet, a donné des articles à sensation dans les médias et les commentaires des soldats ont été utilisés pour étayer des allégations de crimes de guerre israéliens dans la bande de Gaza.
La semaine dernière, l’avocat général le Brigadier.-Général Avichai Mandelblit a exonéré Tsahal et la police militaire a clôturé une enquête sur l’affaire, affirmant que ces allégations étaient fondées non pas sur des témoignages, mais sur des rumeurs.

Se référant à des articles du New York Times, Zamir a écrit que "explicitement ou par insinuation, les articles prétendent qu’il y a dans l’armée une baisse de l’engagement moral envers son code de conduite au cours des combats, et que, d’ailleurs, cette baisse résulte d’une augmentation spécifique de la place des soldats et commandants religieux dans l’armée en général, et du renforcement de la position au sein de Tsahal du Grand Rabbin Avichai Ronsky en particulier.

«C’était comme si les médias n’attendaient que ça : trouver une raison de critiquer l’armée israélienne. Et ils se sont emparés d’une discussion entre neuf soldats qui se sont réunis après leur retour du champ de bataille pour partager leur expérience et leurs sentiments subjectifs les uns avec les autres. Les médias ont utilisé ce seul épisode pour en tirer des conclusions qui ressemblaient plus à un acte d’accusation " a-t-il écrit.

"Le dogme a remplacé une vision équilibrée et conduit à un dangereux malentendu quant à la profondeur et la complexité de la réalité israélienne. Ce rapport individuel n’a jamais été destiné à servir de base pour des généralisations et des conclusions sommaires faites par les médias. Il a été publié en interne, dans le cadre d’un programme destiné aux diplômés et à leurs parents comme  outil à utiliser dans le processus d’éducation et d’orientation de la prochaine génération, " a-t-il dit.

Zamir, un officier de réserve dont les enfants servent au sein de Tsahal, a déclaré qu’il croyait que si l’armée israélienne était une armée de criminels de guerre, il n’y appartiendrait pas.

"Il est important de replacer les choses dans leur contexte, et il est très difficile d’expliquer à l’opinion publique américaine à quel point la situation est compliquée», a déclaré Zamir au Jerusalem Post.

Zamir a dit également qu’il n’avait aucun moyen de savoir si ces tirs présumés avaient jamais eu lieu, mais il a estimé que des incidents isolés de vandalisme, décrites par des militaires, ont bien eu lieu.

"Je pense que certains actes de vandalisme ont été commis dans des maisons, mais il faut les remettre dans leur contexte. Cela n’en fait pas des criminels de guerre", a-t-il dit. «Lorsque l’armée américaine a conquis Falloujah, il y a trois ans, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Quand l’armée russe a conquis la Tchétchénie en 2000, elle a réduit Grozny en poussière.

"L’Opération Cast Lead a été justifiée; Tsahal a opéré d’une manière chirurgicale. Malheureusement, dans ces types d’opération, des civils sont tués. Tsahal a fonctionné d’une manière telle que l’armée a essayé de protéger les civils en un lieu le plus peuplé du monde, "dit-il. « Il n’y a eu aucun ordre disant de tuer des civils ou de procéder à des exécutions sommaires ou des choses de ce genre. Il y a eu des problèmes, mais des problèmes auxquels une armée ne peut faire face."

Zamir a dit que ce qui l’a perturbé le plus, c’est un article paru dans Le New York Times sous le titre "Une guerre de religion au sein de l’armée israélienne" qui donnait l’impression qu’une véritable guerre culturelle y est menée entre les soldats religieux et les soldats laïques. Zamir a dit également que l’article donnait le sentiment qu’il était en désaccord avec le rabbin Ronsky qui est, en fait, quelqu’un qu’il considère comme un ami proche.

"Je respecte beaucoup les sionistes religieux, même si nous avons des différences dans notre vision du monde, en ce qui concerne les colonies de peuplement et d’autres choses », dit-il. "Nous sommes amis. Pour utiliser une métaphore de l’armée, nous portons tous les brancards. Prétendre que nous étions des ennemis est moche, mettre tous les problèmes sur le dos des soldats religieux est tout simplement une faute."

En fait, dit-il, "le plus étonnant est ce qui se passe au cours de la bataille et dans l’armée et c’est la coopération entre la gauche et la droite, le religieux et le laïque. Nous avons beaucoup de relations et beaucoup de respect et de foi l’un envers l’autre."

Zamir a dit aussi que plus il y a de diplômés venant des académies religieuses préparatoires et plus il y a de rabbins comme Ronsky, mieux c’est.

"Il y aura un niveau moral plus élevé dans l’armée» dit-il. "Les sionistes religieux sont à la pointe dans de nombreux domaines – dans l’armée, dans les communautés de la périphérie, dans l’éducation – et l’impression est donnée à tort que ce seraient des ayatollahs qui sont au pouvoir dans le monde. Ce n’est pas vrai et je le dis en tant que personne de gauche et qui est laïque ".

En 1990, Zamir, qui était alors commandant réserviste d’une compagnie de parachutistes a été jugé et condamné à une peine de prison pour avoir refusé de monter la garde lors d’une cérémonie au cours de laquelle les rouleaux de la Torah ont été amenés à la Tombe de Joseph à Naplouse. En 2004, un livre intitulé Refusnik: Israel’s Soldiers of Conscience, compilé et édité par Peretz Kidron, contient ce que Zamir avait écrit alors pour expliquer sa décision.

Zamir déclare aujourd’hui que jusqu’à ces événements récents, il ne savait même pas qu’il figurait dans ce livre.

"Ils ont pris quelque chose que j’ai écrit en 1990 et l’ont inclus», dit-il. «Ils ne m’ont rien demandé et je n’étais pas au courant."

Il explique que "c’était avant Oslo, et je pensais alors qu’Israël utilisait des méthodes qui n’étaient pas en accord avec la nature juive et démocratique de l’Etat. Depuis 1992, j’ai dit clairement qu’il n’y a aucune raison pour refuser de servir dans l’armée et je le crois toujours. "

Selon Zamir, dans son académie préparatoire quiconque dit qu’il ne veut pas servir dans l’armée est prié de partir.

"Nos élèves font l’armée à 100 %", dit-il, "et 30% de nos soldats deviennent officiers."

Traduit et posté par Hélène Keller-Lind

Hélène Keller-Lind 16/4/2009

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