La Question amazighe à Durban II

La situation des Amazighs dans les  pays arabes pose questions et doit engager aussi notre réflexion quant au souci de préserver cette minorité qui se bat pour son identité et ses droits.
 
 Depuis leur arrivée à Genève samedi 18 avril, les membres de la délégation amazighe ont d’abord participé dès le lendemain aux conférences des ONG organisées avant l’ouverture officielle de la Conférence officielle de l’ONU sur le racisme et les discriminations.
 
Au Palais des Nations à partir du 20 avril, les délégués Amazighs se sont partagés les tâches afin de pouvoir être présents aussi bien dans la plénière que dans la plupart des conférences et débats organisés en marge de la conférence officielle. Lors des débats, ils ont été nombreux à prendre la parole et au moment des pauses et des repas ou en fin de séances, les représentants Amazighs ont multiplié les contacts avec les ONG, les Groupes de travail d’experts de l’ONU, les Rapporteurs Spéciaux ainsi que les délégations officielles.
 
Durant leurs interventions, les membres de la délégation amazighe (Maroc, Libye, Kabylie et de diaspora notamment de France et de Hollande), ont rappelé aux Etats leurs engagements dans la mise en œuvre effective des dispositions de la Déclaration et du Programme d’Action de Durban, et ont également soulevé notamment les questions relatives aux droits des peuples autochtones, aux violences, à la répression et au racisme institutionnel pratiqués par les Etats d’Afrique du Nord à l’encontre des Amazighs.
 
Profitant de cette vitrine internationale, les membres de la délégation amazighe ont fourni un travail d’information à destination des différents organes de l’ONU et des acteurs internationaux dans le but de les sensibiliser à la problématique amazighe telle qu’elle se pose dans les différents pays de Tamazgha. L’ensemble des ces activités ont pu donner une grande visibilité à la question amazighe au Palais des Nations à Genève. Le drapeau amazigh ainsi que les robes Kabyles portées par les femmes membres de la délégation du CMA ont particulièrement attiré l’attention et suscité l’intérêt des présents à Genève. On entendait souvent la question: "You are Amazigh" ? et la réponse : " Yes, I am!".
 
Impitoyablement réprimés à tous les niveaux – linguistique, culturel, religieux, politique – les Amazigh montrent néanmoins des signes tendant à définir leur identité. Il est temps pour Washington de commencer à les affacturer dans sa politique étrangère.
 

Ftouh Souhail 26/4/2009

Discuss this articleDiscuss this article

Imprimer ce texte Imprimer ce texte

2 065 vues

Tous les articles de Ftouh Souhail

Share/Save/Bookmark

Trackback

Posted in: Conservation positive-OIL, Evaluation de l'action-OIL

 

Comments are closed. Please check back later.